Emmanuel Macron reconnait des défaillances et un "manque d'anticipation" dans le maintien de l'ordre

  • PubliĂ© le 26 octobre 2026 Ă  18:00
  • ActualisĂ© le 26 octobre 2026 Ă  18:13
Emmanuel Macron à l'Elysée à Paris le 22 octobre 2026

Lors de son allocution à Marseille, ce lundi 26 octobre 2026, Emmanuel Macron a indiqué que "l'ordre avait été tenu" ce samedi 24 octobre. Toutefois, il a aussi reconnu des défaillances lors de la précédente journée de mobilisation du 17 octobre. (Photo AFP)

D'emblée, lors de son passage à Marseille ce lundi, Emmanuel Macron tient à poser le cadre. Pour lui, les mobilisations du 24 octobre se sont déroulées dans un climat correct. "L'ordre a été tenu", précise-t-il et "l'organisation et l'anticipation ont été là" selon TF1info.

Il insiste également sur le fait que "des manifestations ont pu s'organiser, le droit de manifester a été préservé, mais avec des tracés qui ont été retracés et hors des centres-villes".

Toutefois, le chef de l'État n'Ă©lude pas les dĂ©faillances profondes qui ont marquĂ© la premiĂšre journĂ©e de mobilisation, celle du samedi 17 octobre. Une journĂ©e qui a donnĂ© lieu Ă  plusieurs pillages scĂšnes de pillage et de violences urbaines dans l'Hexagone et Ă  La RĂ©union, oĂč un McDonald's s'est fait incendier Ă  La Possession.

Lire aussi : Violences urbaines : le McDo de La Possession incendié, 18 interpellations dans plusieurs communes, 11 membres des forces de l'ordre blessés

Pour Emmanuel Macron, "À Marseille comme ailleurs, il n'y avait pas assez de forces de l'ordre le 17 octobre, on le sait trĂšs bien". Un manque de prĂ©sence policiĂšre qui s'explique par un manque d'anticipation de la part de la part de l'exĂ©cutif.

- Pas de tabou sur le recours à l'état d'urgence -

Pour expliquer ce fiasco, il précise qu'on "n'avait pas anticipé le fait qu'on aurait autant de forces d'ultragauche qui se mobiliseraient dÚs trÚs tÎt le matin". Puis, il pointe aussi le fait qu'on "aurait au-delà de cette mobilisation d'ultragauche de la délinquance qui viendrait dessus". Toutefois, à aucun moment, le chef de l'Etat ne fait mention des consignes du gouvernement, révélées par Médiapart, pour demander aux services de renseignement de faire porter la responsabilité des violences urbaines à LFI.

Selon Brut, Emmanuel Macron a aussi insisté sur le fait que le recours à l'état d'urgence n'est "ni un interdit, ni un tabou" si "les choses devaient se dégrader". Toutefois, cette crise ne serait en rien comparable avec celle de 2023, aprÚs la mort de Nahel Merzouk.

Lire aussi : Selon MĂ©diapart : le gouvernement demande aux services de renseignement de mentir et d'accuser LFI d'ĂȘtre responsable des violences

Le président reconnait que la crise actuelle tire sa source de revendications sociales profondes. "Il s'agit actuellement d'une mobilisation sociale et politique qui a des racines dans la mobilisation lycéenne d'une part et dans la vie chÚre d'autre part".

Il conclut en rappelant que "l'Etat sera lĂ  et l'ordre sera tenu" Ă  l'avenir, Ă  commencer par le samedi 31 octobre, oĂč de nouvelles manifestations sont attendues.

fb/www.imazpress.com avec AFP/[email protected]

guest
2 Commentaires
Missouk
Missouk
40 minutes

Ce type est quand mĂȘme effarant... Le mĂȘme discours aprĂšs les manifs des gilets jaunes, le mĂȘme discours aprĂšs les manifestations contre la rĂ©forme des retraites, et encore le mĂȘme discours. Il prend vraiment les gens pour des imbĂ©ciles. Qui peut encore l'Ă©couter et le suivre ?????

Défaillant
Défaillant
53 minutes

Politique défaillante ?
10 ans pour se rendre compte.
A st AndrĂ© céa a ete plus long 40 ans de vide.