[VIDÉO - PHOTOS] Le jour d'aprĂšs (actualisĂ©)

Macron va composer son gouvernement, le FN a la gueule de bois, les partis en campagne pour les législatives

  • PubliĂ© le 8 mai 2017 Ă  10:54
Emmanuel Macron, élu président, salue la foule de ses partisans, le 7 mai 2017 au Louvre, à Paris

A peine Ă©lu, Emmanuel Macron assiste lundi matin aux cĂ©rĂ©monies du 8 mai au cĂŽtĂ© du prĂ©sident sortant François Hollande, avant de s'atteler Ă  la composition de son gouvernement en prĂ©vision des lĂ©gislatives, oĂč il doit transformer l'essai aprĂšs sa large victoire Ă  la prĂ©sidentielle. Au FN, onse rĂ©veille avec la gueule de bois aprĂšs avoir cru que "cette fois c'est la bonne". À droite et Ă  gauche les partis ont dĂ©jĂ  la tĂȘte aux prochaines lĂ©gislatives. À noter que Thierry Robert, dĂ©putĂ©-maire LPA de Saint-Leu et soutien d'Emmanuel Macron Ă  La RĂ©union, a passĂ© la soirĂ©e du second tour Ă  Paris aux cotĂ©s de son candidat et de ses Ă©quipes de campagne.

Le mandat de François Hollande expire officiellement dimanche prochain et la passation aura lieu durant le week-end. DĂšs lundi 12H40 (heure de La RĂ©union), Emmanuel Macron accompagnera M. Hollande aux commĂ©morations du 72e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945, ainsi qu'Ă  la JournĂ©e nationale des mĂ©moires de l'esclavage mercredi, juste aprĂšs le dernier Conseil des ministres du quinquennat Hollande. Il dĂ©missionnera dĂšs lundi de la prĂ©sidence d'En Marche!. Il doit dĂ©sormais dĂ©voiler le nom de son Premier ministre et la composition du futur gouvernement avant de solliciter une majoritĂ© aux lĂ©gislatives (11-18 juin). "Je n'aurai pas d'Ă©tat de grĂące", a-t-il lui-mĂȘme prĂ©venu vendredi.

Emmanuel Macron a été élu dimanche avec 65,82% des voix selon des résultats quasi définitifs, battant largement Marine Le Pen (34,18%) lors d'un second tour marqué par une forte abstention (24,95%), jamais atteinte depuis le scrutin présidentiel de 1969. Les blancs et nuls approchent les 9% des inscrits (plus de 4,2 millions), un record pour une présidentielle.

Au total, plus d'un Français sur trois a refusé de choisir dimanche entre les deux candidats. Au terme d'une campagne riche en rebondissements, le candidat centriste, 39 ans, va devenir le huitiÚme président de la Ve République, le plus jeune de l'Histoire.

 

 

En fin de soirée, M. Macron a retrouvé ses partisans - entre 20.000 et 40.000 selon les sources - devant la pyramide du Louvre. Son disocurs est à retrouver intégralement en cliquant juste ici

 

 

Le candidat a reconnu que sa large victoire n'était pas "un blanc-seing". Marine Le Pen, elle, s'est réjouie, malgré la nette défaite, de son "résultat historique et massif" pour un parti "devenu la premiÚre force d'opposition". Avec un score final supérieur à 10,5 millions de voix, elle dépasse largement son record du premier tour (7,7 millions de voix). Son pÚre Jean-Marie Le Pen avait peu progressé face à Jacques Chirac entre les deux tours en 2002. Mais son parti - qu'elle veut réformer en profondeur -, s'es réveillé avec la gueule de bois ce lundi matin.

A l'Elysée, François Hollande a "félicité chaleureusement" son ex-conseiller. A l'étranger, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et la chanceliÚre allemande Angela Merkel, premiÚre dirigeante avec qui a conversé M. Macron aprÚs son élection, ont salué une bonne nouvelle pour l'Europe. Le président américain Donald Trump a félicité le vainqueur pour sa "large victoire" et exprimé sa "hùte de travailler avec lui".

L'euro a réagi positivement en grimpant face au dollar sur le marché des changes en Asie.

 

- Délicates investitures -

 

La presse internationale salue une victoire qui est un "frein au populisme" (El PaĂŻs) et "rassure ceux qui craignaient que la France ne devienne le prochain pays Ă  succomber aux sirĂšnes du populisme, du nationaliste et de l'anti-mondialisation" (New York Times).

Dans la presse française, la victoire est jugée à la fois "large et fragile" (La Croix). "Dans l'ultime bataille, la République l?emporte", se réjouit Libération. Mais Emmanuel Macron sera "le président dont la légitimité sortie des urnes sera, probablement, la plus rapidement remise en cause", nuance Le Monde.

 

 

 

L'une des premiÚres mesures annoncées est le dépÎt d'une loi sur la "moralisation politique". M. Macron souhaite par ailleurs "dÚs l'été" réformer le droit du travail par ordonnances, malgré l'opposition à gauche. En Marche! doit trancher cette semaine les délicates investitures pour les législatives, avec une force place promise au "renouvellement". Le PS, principal parti de l'Assemblée sortante mais balayé de la présidentielle avec les 6% de Benoßt Hamon, est en grand danger.

Absente du second tour pour la premiÚre fois depuis 1958 aprÚs l'élimination de François Fillon, la droite tentera d'imposer à M. Macron une cohabitation, avec François Baroin comme meneur de campagne.

 

 

Le Front national, qui n'a que deux élus sortants dans l'Assemblée, vise a minima un groupe parlementaire.

Selon un sondage Kantar Sofres-OnePoint, En Marche! recueillerait entre 24% et 26% des intentions de vote aux législatives, devant Les Républicains (22%), le Front national (21-22%), la France insoumise (13%-15%) et le PS (8-9%).

En attendant, Thierry Robert, député-maire LPA de Saint-Leu et soutien d'Emmanuel Macron à La Réunion, a passé la soirée du second tour à Paris aux cotés de son candidat, de son épouse et de ses équipes de campagne.

mb/www.ipreunion avec l'AFP

guest
1 Commentaires
Jolaracaille
Jolaracaille
9 ans

Gageons que sa jeunesse ne le fera pas prendre des décisions trop hùtives comme par exemple mettre un Thierry Robert Ministre de l'Outre-Mer !!!!