RebĂątir le contrat social du siĂšcle nouveau

Macron veut traiter "fin du monde" et "fin du mois" Ă  la fois

  • PubliĂ© le 27 novembre 2018 Ă  16:35
  • ActualisĂ© le 27 novembre 2018 Ă  16:50
Le président Emmanuel Macron (c), le Premier ministre Edouard Philippe (g), le ministre de l'Ecologie François de Rugy (d), lors d'une réunion sur la "Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), le 27 novembre 2018 à l'Elysée, à Paris

"Fin du monde" ou "fin du mois", "nous allons traiter les deux", a assurĂ© mardi Emmanuel Macron en pleine grogne des "gilets jaunes", tout en annonçant une adaptation de la fiscalitĂ© des carburants aux fluctuations des cours mondiaux. Lors d'un discours Ă  l'ÉlysĂ©e pour la prĂ©sentation de la programmation pluriannuelle de l'Ă©nergie, le chef de l'État a en outre annoncĂ© une "grande concertation de terrain sur la transition Ă©cologique et sociale", rassemblant associations, Ă©lus et "reprĂ©sentants des gilets jaunes" pour, "dans les trois mois qui viennent", Ă©laborer des "mĂ©thodes d'accompagnement".

"Fin du monde" ou "fin du mois", "nous allons traiter les deux, et nous devons traiter les deux", a-t-il assuré dans une référence à la nécessité de concilier les enjeux climatiques et sociaux pointée par l'ex-ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.
"Nous devons entendre les protestations d'alarme sociale" mais "sans renoncer à nos responsabilités", car "il y a aussi une alarme environnementale", a-t-il insisté.

Car "vouloir en quelque sorte traiter l'urgence sociale en renonçant Ă  toute ambition environnementale et Ă©nergĂ©tique, c'est installer nos concitoyens les plus fragiles, nos travailleurs les plus modestes, dans la situation oĂč collectivement progressivement, insensiblement, nous les avons plongĂ©s depuis des dĂ©cennies", a jugĂ© M. Macron.

- Pas "Ă  n'importe quel prix" -

En pleine contestation des "gilets jaunes" contre la perte de pouvoir d'achat et la hausse des taxes sur les carburants, il a ainsi annoncé que leur fiscalité serait adaptée aux fluctuations des prix afin de se "mettre à l'abri" des envolées des cours mondiaux.

Il faut "rendre plus intelligente cette taxe aveugle", a-t-il dit: "je refuse que s'installe une France à deux vitesses", "que la transition écologique accentue les inégalités entre territoires et rendent plus difficile encore la situation" des Français habitant en zones rurale ou périurbaine.

Selon l'ÉlysĂ©e, en cas de surchauffe des prix sur les marchĂ©s mondiaux, la hausse prĂ©vue de la fiscalitĂ© sur les carburants serait mise partiellement ou totalement entre parenthĂšse le temps de ce pic. C'est le gouvernement qui pourra en prendre la dĂ©cision, prĂ©cise Matignon.

"- RebĂątir ce contrat social du siĂšcle nouveau -

La transition Ă©nergĂ©tique ne doit pas se faire Ă  "n'importe quel prix", a insistĂ© M. Macron. "Ceux qui disent que ce sont, au fond, toujours les mĂȘmes qui font les efforts", "ont raison", a-t-il ajoutĂ©, fustigeant "quarante ans de petites dĂ©cisions" et les discours incitant "depuis des annĂ©es" les Français Ă  s'installer en pĂ©riphĂ©rie des villes ou Ă  rouler au diesel.

Assurant par ailleurs ne pas "confondre" les casseurs avec "la manifestation sur laquelle ils se sont greffĂ©s", il a affirmĂ© "comprendre" et "partager" la "crainte exprimĂ©e par nombre de nos concitoyens ces derniers jours : ĂȘtre laissĂ©s pour compte, payer la transition Ă©nergĂ©tique sans en bĂ©nĂ©ficier".

Cette France qui a "peur des changements", "c'est une France à qui on a demandé beaucoup", et "on ne peut pas considérer que les changements à venir, on les fera malgré elle ou sans elle".

Au-delà de la transition environnementale, il y a donc aussi "les choix que nous aurons à faire plus largement pour rebùtir ce contrat social du siÚcle nouveau", avec "une plus grande efficacité de l'action publique" et l'objectif de "réussir à avoir un meilleur service public, à avoir une meilleure réponse à leurs aspirations, en dépensant moins, et donc en pouvant plus rapidement baisser leurs impÎts et leurs taxes".

L'ÉlysĂ©e a prĂ©cisĂ© dans le sillage du discours du chef de l'État que le ministre de la Transition Ă©cologique François de Rugy recevrait mardi aprĂšs-midi des reprĂ©sentants des "gilets jaunes", Ă  la demande d'Emmanuel Macron.
 - © 2018 AFP

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1 Commentaires
Oliv
Oliv
7 ans

Responsable,??? De quoi,???
Manu, t es un irresponsable : tu n ecoutes pas le peuple et c est la base de ton taf.
Continue, on va te rappeler gentillement qui t a élu et a qui tu dois des comptes.
Reveillez vous le peuple, bande de moutons.