"Fin du monde" ou "fin du mois", "nous allons traiter les deux", a assurĂ© mardi Emmanuel Macron en pleine grogne des "gilets jaunes", tout en annonçant une adaptation de la fiscalitĂ© des carburants aux fluctuations des cours mondiaux. Lors d'un discours Ă l'ĂlysĂ©e pour la prĂ©sentation de la programmation pluriannuelle de l'Ă©nergie, le chef de l'Ătat a en outre annoncĂ© une "grande concertation de terrain sur la transition Ă©cologique et sociale", rassemblant associations, Ă©lus et "reprĂ©sentants des gilets jaunes" pour, "dans les trois mois qui viennent", Ă©laborer des "mĂ©thodes d'accompagnement".
"Fin du monde" ou "fin du mois", "nous allons traiter les deux, et nous devons traiter les deux", a-t-il assuré dans une référence à la nécessité de concilier les enjeux climatiques et sociaux pointée par l'ex-ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.
"Nous devons entendre les protestations d'alarme sociale" mais "sans renoncer à nos responsabilités", car "il y a aussi une alarme environnementale", a-t-il insisté.
Car "vouloir en quelque sorte traiter l'urgence sociale en renonçant Ă toute ambition environnementale et Ă©nergĂ©tique, c'est installer nos concitoyens les plus fragiles, nos travailleurs les plus modestes, dans la situation oĂč collectivement progressivement, insensiblement, nous les avons plongĂ©s depuis des dĂ©cennies", a jugĂ© M. Macron.
- Pas "Ă n'importe quel prix" -
En pleine contestation des "gilets jaunes" contre la perte de pouvoir d'achat et la hausse des taxes sur les carburants, il a ainsi annoncé que leur fiscalité serait adaptée aux fluctuations des prix afin de se "mettre à l'abri" des envolées des cours mondiaux.
Il faut "rendre plus intelligente cette taxe aveugle", a-t-il dit: "je refuse que s'installe une France à deux vitesses", "que la transition écologique accentue les inégalités entre territoires et rendent plus difficile encore la situation" des Français habitant en zones rurale ou périurbaine.
Selon l'ĂlysĂ©e, en cas de surchauffe des prix sur les marchĂ©s mondiaux, la hausse prĂ©vue de la fiscalitĂ© sur les carburants serait mise partiellement ou totalement entre parenthĂšse le temps de ce pic. C'est le gouvernement qui pourra en prendre la dĂ©cision, prĂ©cise Matignon.
"- RebĂątir ce contrat social du siĂšcle nouveau -
La transition Ă©nergĂ©tique ne doit pas se faire Ă "n'importe quel prix", a insistĂ© M. Macron. "Ceux qui disent que ce sont, au fond, toujours les mĂȘmes qui font les efforts", "ont raison", a-t-il ajoutĂ©, fustigeant "quarante ans de petites dĂ©cisions" et les discours incitant "depuis des annĂ©es" les Français Ă s'installer en pĂ©riphĂ©rie des villes ou Ă rouler au diesel.
Assurant par ailleurs ne pas "confondre" les casseurs avec "la manifestation sur laquelle ils se sont greffĂ©s", il a affirmĂ© "comprendre" et "partager" la "crainte exprimĂ©e par nombre de nos concitoyens ces derniers jours : ĂȘtre laissĂ©s pour compte, payer la transition Ă©nergĂ©tique sans en bĂ©nĂ©ficier".
Cette France qui a "peur des changements", "c'est une France à qui on a demandé beaucoup", et "on ne peut pas considérer que les changements à venir, on les fera malgré elle ou sans elle".
Au-delà de la transition environnementale, il y a donc aussi "les choix que nous aurons à faire plus largement pour rebùtir ce contrat social du siÚcle nouveau", avec "une plus grande efficacité de l'action publique" et l'objectif de "réussir à avoir un meilleur service public, à avoir une meilleure réponse à leurs aspirations, en dépensant moins, et donc en pouvant plus rapidement baisser leurs impÎts et leurs taxes".
L'ĂlysĂ©e a prĂ©cisĂ© dans le sillage du discours du chef de l'Ătat que le ministre de la Transition Ă©cologique François de Rugy recevrait mardi aprĂšs-midi des reprĂ©sentants des "gilets jaunes", Ă la demande d'Emmanuel Macron.
 - © 2018 AFP




Responsable,??? De quoi,???
Manu, t es un irresponsable : tu n ecoutes pas le peuple et c est la base de ton taf.
Continue, on va te rappeler gentillement qui t a élu et a qui tu dois des comptes.
Reveillez vous le peuple, bande de moutons.