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Masters 1000 de Paris: Djokovic, le tournoi d'aprĂšs

  • PubliĂ© le 1 novembre 2021 Ă  10:03
  • ActualisĂ© le 1 novembre 2021 Ă  11:22
Le Serbe Novak Djokovic pleure lors de la cérémonie de la remise des trophées de l'US Open, aprÚs sa défaite face à l'Allemand Alexander Zverev, le 12 septembre 2021 au Billy Jean King King National Tennis Center à New York

Sept semaines aprĂšs son rĂȘve de Grand Chelem calendaire brisĂ© en finale de l'US Open, Novak Djokovic fait son retour sur le circuit au Masters 1000 de Paris, qui dĂ©bute lundi. Avec du public aprĂšs une Ă©dition 2020 Ă  huis clos.

Djokovic qui fond irrĂ©pressiblement en larmes au changement de cĂŽtĂ© sur le bouillant Central de New York, la tĂȘte sous la serviette: voilĂ  la derniĂšre image du N.1 mondial imprimĂ©e dans les esprits. A cet instant, menĂ© 6-4, 6-4, 5-4 par Daniil Medvedev en finale de l'US Open, il est au bord de la dĂ©faite dans le match sans doute le plus important de sa carriĂšre. Quelques points plus tard, sa chance de signer le premier Grand Chelem calendaire depuis 1969 s'est envolĂ©e.

Depuis, le Serbe de 34 ans --ainsi resté à égalité avec Roger Federer et Rafael Nadal au nombre record de trophées du Grand Chelem (20)-- s'est accordé du repos, renonçant notamment au prestigieux tournoi d'Indian Wells, exceptionnellement repositionné à l'automne en raison du Covid-19.

C'est Ă  Paris, oĂč il s'est dĂ©jĂ  imposĂ© cinq fois, qu'il a dĂ©cidĂ© de reprendre la raquette. Avec un autre record en tĂȘte: finir l'annĂ©e N.1 mondial pour la septiĂšme fois, mieux que Pete Sampras (6). Seul Medvedev, encore lui, peut espĂ©rer l'en priver. "On va voir comment j'ai rĂ©cupĂ©rĂ© Ă©motionnellement, et si je suis prĂȘt Ă  jouer au plus haut niveau, je ne sais pas", reconnaĂźt "Djoko".


- "Pas une défaite ordinaire" -

"Ce n'Ă©tait pas une dĂ©faite ordinaire, et la saison a Ă©tĂ© trĂšs exigeante et Ă©prouvante pour moi Ă  tous les niveaux, mais j'ai dĂ©jĂ  connu des situations oĂč j'Ă©tais hyper fatiguĂ© et oĂč j'ai rĂ©ussi Ă  trouver les ressources pour finir la saison fort", se souvient-il. S'il a des "raisons de croire qu'(il peut) aller loin dans le tournoi, le manque de match peut ĂȘtre dangereux", estime Djokovic.

L'attend une entrée en lice --mercredi au plus tÎt-- soit face à l'Italien Fabio Fognini (36e), soit face au Hongrois Marton Fucsovics (39e). Avant un éventuel troisiÚme tour contre le N.1 français Gaël Monfils (21e).

Djokovic jouera aussi en double, dĂšs lundi, avec son compatriote Filip Krajinovic, avec en tĂȘte la phase finale de la Coupe Davis (25 novembre-5 dĂ©cembre), troisiĂšme et dernier morceau de son menu de fin de saison, avec le Masters rĂ©unissant les huit meilleurs joueurs de l'annĂ©e (14-21 novembre).

Sa dĂ©sillusion new-yorkaise change-t-elle le regard portĂ© sur lui? "Je le vois toujours comme une lĂ©gende, comme le Novak qui a gagnĂ© trois Grands Chelems et qui va en finale du dernier. Quelqu'un d'exceptionnel, tranche Monfils. Pour moi, ça ne change pas grand-chose: Novak, c'est toujours Novak, c'est toujours une machine, c'est toujours le mĂȘme. Il perd juste face au N.2 mondial."

Le retour de Djokovic coïncide avec les discussions autour de la question de la vaccination pour le prochain Open d'Australie (17-30 janvier), le terrain de jeu préféré du Serbe, cependant réfractaire au vaccin et qui refuse de partager son statut vaccinal.

- L'attraction Murray -

A ce stade, et malgrĂ© un scĂ©nario ouvrant la porte Ă  une possibilitĂ© d'en passer par une quatorzaine Ă©voquĂ© par la WTA, les autoritĂ©s australiennes rĂ©pĂštent qu'elles ne transigeront pas sur la nĂ©cessitĂ© d'ĂȘtre complĂštement vaccinĂ©.

Comme d'habitude, la semaine parisienne est l'occasion de distribuer les derniers sésames pour le Masters, organisé pour la premiÚre fois à Turin aprÚs douze éditions à Londres.

Avec Djokovic, ils sont six à avoir déjà leur billet en poche: Medvedev, le tenant du titre dans la salle de Bercy, Stefanos Tsitsipas, Alexander Zverev, Andrey Rublev et Matteo Berrettini.

Deux restent à attribuer. Pour l'instant, les mieux placés sont le Norvégien Casper Ruud et le jeune Italien Jannik Sinner, un des hommes en forme du moment.

CÎté français, se profile une année de vaches maigres: seuls sept, dont trois sont invités, figurent dans le tableau principal. Monfils et Arthur Rinderknech (65e), qui débuteront contre des qualifiés, Benoßt Paire, opposé à Pablo Carreño, Adrian Mannarino (Basilashvili), Richard Gasquet (Dimitrov), Pierre-Hugues Herbert (Alcaraz) et Hugo Gaston, seul rescapé des qualifications.

Autre attraction: le retour d'Andy Murray, qui prouve semaine aprÚs semaine sa détermination à ne pas se laisser dicter sa fin de carriÚre par la prothÚse posée à sa hanche droite début 2019. On n'avait plus vu le Britannique à Bercy depuis 2016. C'était alors les bras chargés du trophée.

- AFP

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