Football

Mondial-2023 - Bleues: des chantiers pour Sydney

  • PubliĂ© le 15 juillet 2023 Ă  14:22
  • ActualisĂ© le 15 juillet 2023 Ă  14:59
L'équipe de France avant son match de préparation au Mondial contre l'Australie, le 14 juillet 2023 à Melbourne

Arrivée samedi à Sydney dans son camp de base du Mondial féminin, l'équipe de France dispose de huit jours avant son entrée en lice pour tirer le bilan d'une préparation mitigée, réduire les disparités physiques et soigner au mieux Selma Bacha.

Victorieuses début juillet en Irlande (3-0) mais battues vendredi par l'Australie (1-0), candidate au dernier carré dans sa compétition, les Bleues ont plusieurs chantiers à ouvrir avant d'affronter la Jamaïque, le 23 juillet à Sydney (12h00 française).

. Une défense à solidifier

Pour la premiÚre fois depuis sa prise de poste au printemps, le sélectionneur Hervé Renard n'a pas ménagé ses troupes aprÚs la rencontre face aux co-organisatrices australiennes.

"DĂ©fensivement, nous n'Ă©tions pas prĂȘtes Ă  jouer ce genre de match", a lancĂ© le successeur de Corinne Diacre, en anglais, en rĂ©ponse Ă  un journaliste australien.

"On a perdu beaucoup de duels en premiĂšre pĂ©riode, notamment dans l'axe central. C’est ce qui fait qu'on s'est exposĂ©", a-t-il Ă©galement analysĂ©.

Depuis le Marvel Stadium de Melbourne, le manque de soliditĂ© dĂ©fensive des Bleues a en effet interpellĂ©: Ă  de multiples reprises, les "Matildas" ont paru pouvoir transpercer les deux derniers rideaux sans encombre. Et avec quelques meilleurs choix, l'addition aurait pu ĂȘtre plus lourde.

A mots couverts, Renard a Ă©galement pointĂ© la prestation insuffisante d'Elisa De Almeida, qui traĂźne depuis plusieurs semaines une gĂȘne aux adducteurs mais faisait figure de titulaire dans l'axe central aux cĂŽtĂ©s de la capitaine Wendie Renard.

La Parisienne avait besoin de "60 ou 70 minutes" pour retrouver du rythme, mais elle n'en a eu que 45, non pas pour une rechute, mais "parce qu'il fallait plus d'agressivité", dixit le technicien français.

"On n'a pas fait un grand match, on le sait. On se remet toutes en question", a assurĂ© Sandie Toletti, loin d'ĂȘtre Ă  l'aise au poste de milieu dĂ©fensive vendredi aprĂšs un dĂ©but de prĂ©paration trĂšs prometteur.

. A 100%, mais quand ?

Encore perturbées par le décalage horaire, les Bleues semblent toujours en phase de remise à niveau, à quelques jours du coup d'envoi du tournoi.

Renard n'a pas caché qu'il existait des disparités physiques au sein du groupe. Kenza Dali, principale satisfaction des deux matches de préparation, est par exemple apparue trÚs en jambes au milieu, bien plus que Toletti ou Grace Geyoro, d'ordinaire plus fiables.

"Kenza, c'est celle qui parcourt le plus de kilomÚtres à chaque entraßnement et sur le terrain. Elle est en avance physiquement sur certaines", a remarqué le coach. "Il faut que celles qui sont un petit peu en retard comblent cet espace. Elles ont encore une dizaine de jours pour le faire", a-t-il alerté.

Le constat vaut aussi pour l'attaquante-vedette Kadidiatou Diani, en quĂȘte de rythme aprĂšs avoir manquĂ© trois mois de compĂ©titions pour une blessure Ă  une Ă©paule.

La Parisienne peine encore à multiplier ses traditionnels coups de rein et autres accélérations, essentielles pour les Bleues surtout en l'absence des deux autres atouts offensifs majeurs de l'équipe, Marie-Antoinette Katoto et Delphine Cascarino, blessées.

"Je ne pense pas que je sois au top de ma forme mais je sens beaucoup d'amélioration. J'ai le temps encore de travailler physiquement", a-t-elle promis.

. Bacha, irremplaçable ?

Le dossier le plus brûlant est sans doute celui de Selma Bacha. La Lyonnaise, piÚce-maßtresse des Bleues, s'est tordue la cheville gauche vendredi.

Son absence contre la Jamaïque est quasiment actée par le staff au regard de sa blessure, et elle reste trÚs incertaine pour affronter le Brésil le 29 juillet pour le choc du groupe F.

Dans tous les cas, le staff doit trouver une alternative pour cette joueuse polyvalente, qui était alignée jusqu'ici sur le cÎté gauche de l'attaque.

Clara Matéo, techniquement trÚs à l'aise mais défensivement bien plus friable, est l'option la plus probable.

AFP

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