Déjà sacré lundi sur le 50 m papillon, le Français Maxime Grousset s'est imposé en 49 sec 62, pulvérisant son propre record de France (50 sec 11), devant le Suisse Noé Ponti (49 sec 83) et le Canadien Ilya Kharun (50 sec 07).
Surtout, il signe lĂ la troisiĂšme meilleure performance de l'histoire sur la distance oĂč seul Caeleb Dressel a nagĂ© plus vite.
#AQUASingapore25 | ????ââïž GROUSSET DOUBLE CHAMPION DU MONDE !
â francetvsport (@francetvsport) August 2, 2025
???????? AprĂšs son titre sur 50m, le Français est sacrĂ© sur 100m papillon avec un chrono STRATOSPHĂRIQUE sous la barre des 50 secondes (49.62) !
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MalgrĂ© un temps de rĂ©action moyen sur le plot, le CalĂ©donien pointait en tĂȘte Ă mi-course, avant d'ĂȘtre rattrapĂ© par plusieurs adversaires aprĂšs le virage. Mais il a ensuite fait parler sa puissance dans les 25 derniers mĂštres pour conserver la tĂȘte et dĂ©crocher le titre, le troisiĂšme de sa carriĂšre aux Mondiaux, lui qui s'Ă©tait dĂ©jĂ couvert d'or sur cette distance en 2023.
"C'est fou! Je voulais taper un grand coup, je me suis senti vraiment bien en série puis en demie, et ce matin, je me suis senti encore mieux. Bien reposé, bien dormi, serein. J'avais envie de faire une belle course, de gagner, voilà c'est fait!", a-t-il lancé.
"J'ai trouvé plus de puissance, plus de force et plus de flow dans ma nage", a expliqué le Français en bord de piscine quelques secondes aprÚs son exploit.
- DerriĂšre Dressel, devant Phelps -
à 26 ans, il devient au passage le deuxiÚme meilleur performeur de tous les temps derriÚre la star Dressel, champion olympique en 2021 à Tokyo, et dépasse au classement le Hongrois Kristof Milak, sacré à Paris l'an dernier, ou encore la légende Michael Phelps.
PlutÎt spécialiste de la nage libre, Grousset était pourtant venu un peu par hasard au papillon, au détour d'une compétition de travail en 2023. "Je sens cette nage, je n'ai pas eu besoin de l'apprivoiser, c'est d'instinct, je me sens bien en papillon. Je suis un nageur qui a de la puissance et faire du papillon, cela m'aide à canaliser cette puissance", a-t-il expliqué.
Il décroche le troisiÚme titre de sa carriÚre aux Mondiaux, lui qui s'était déjà couvert d'or sur cette distance en 2023, et sa septiÚme médaille au total en individuel.
Mais samedi, il a encore ajouté une autre médaille à son palmarÚs, en remportant une heure plus tard le bronze avec le relais bleu du 4x100 m nage libre mixte.
à peine le temps de savourer sa deuxiÚme "Marseillaise" de la semaine, qu'il s'est élancé dans la foulée en premier relayeur, lançant idéalement Yann Le Goff, Marie Wattel et Beryl Gastaldello.
- La médaille du collectif -
"Pas facile de se mettre derriĂšre le plot et d'ĂȘtre concentrĂ© cinq minutes aprĂšs", a-t-il reconnu. "Cela s'est vu, c'Ă©tait un peu dur. J'ai fait un bon chrono mais c'Ă©tait plus dur qu'en individuel."
Propulsés au rang de favoris au podium aprÚs les éliminations surprise de l'Australie et de la Chine en séries, les Bleus se sont montrés au rendez-vous, concluant la course en 3 min 21 sec 35. "Le bronze fait plaisir au collectif, ça fait du bien, c'est autre chose de gagner une médaille en individuel et en collectif", a-t-il apprécié.
La victoire est allée au relais américain, qui a amélioré le record du monde en 3 min 18 sec 48, tandis que le relais russe a pris la médaille d'argent.
Le relais apporte à la France sa sixiÚme médaille depuis le début de ces Mondiaux. Pour la derniÚre journée de compétition dimanche, les Bleus devraient avoir deux derniÚres chances de podiums avec Léon Marchand, en lice dans le 400 m quatre nages et dans le relais 4x100 m quatre nages masculin.
AFP
