Le procureur de la République de Lyon avait prévenu, des personnes impliquées dans la mort de Quentin Deranque restaient à identifier. Mercredi 4 mars, près de deux semaines après la première vague d'interpellations, deux nouveaux suspects ont été arrêtés.
Il s'agit de deux hommes, âgés de 22 et 26 ans, interpellés dans la région lyonnaise et dans l'Aube, selon des sources policières. "On pense désormais avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés à Quentin Deranque", a précisé l'une d'elles à l'AFP.
Militant d'ultradroite de 23 ans, Quentin Deranque a été frappé le 12 février par plusieurs personnes cagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à SciencesPo Lyon. Il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Souffrant de graves blessures à la tête et au crâne, il est décédé deux jours plus tard.
Les 17 et 18 février, 11 personnes avaient été interpellées dans plusieurs départements. Sept étaient soupçonnées d'avoir participé aux violences, les quatre autres de les avoir aidés à se cacher.
Parmi eux, six hommes suspectés d'avoir porté des coups à Quentin Deranque ont été mis en examen pour "homicide volontaire", le septième, pour "complicité". Six ont été écroués et un placé en détention provisoire.
Agés de 20 à 26 ans, les sept premiers interpellés sont "connus pour être soit membres, soit proches de la Jeune garde", selon une source proche du dossier. Ce mouvement d'ultragauche a été fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin 2025. Le procureur a confirmé, à la suite des premières arrestations, que deux suspects étaient collaborateurs du parlementaire.
AFP
