MORT DE QUENTIN DERANQUE LFI sous pression après l’interpellation de 11 suspects, dont l’assistant d’un député

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Mort de Quentin Deranque : l'enquĂŞte avance et la pression monte sur LFI

  • PubliĂ© le 18 fĂ©vrier 2026 Ă  12:55
  • ActualisĂ© le 18 fĂ©vrier 2026 Ă  14:05
Le député LFI Raphaël Arnault à l'Assemblée nationale le 22 janvier 2026.

Neuf interpellations, dont l'assistant parlementaire d'un député insoumis, et une pression de plus en plus forte. Les développements de l'enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque embarrassent La France Insoumise, appelée par le gouvernement à exclure Raphaël Arnault de son groupe parlementaire.

"La France Insoumise doit faire le ménage dans ses rangs et j'appelle la présidente Mathilde Panot à exclure Raphaël Arnault de son groupe, ou tout du moins à l'exclure temporairement", a lancé la porte-parole de l'exécutif, Maud Bregeon, sur franceinfo.

Quentin Deranque, 23 ans, a été frappé jeudi soir par plusieurs personnes cagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi.

Neuf suspects, dont Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, ont été interpellés. Six sont soupçonnés d'avoir participé aux violences et trois de leur avoir apporté un soutien, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, selon laquelle d'autres interpellations pourraient suivre.

Ils ont été arrêtés dans la région lyonnaise, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l'Aisne.

Raphaël Arnault, fondateur du groupe d'extrême gauche La Jeune Garde, a affirmé mardi avoir engagé la procédure pour "mettre fin" au contrat de Jacques-Elie Favrot, qui a déjà "cessé toutes ses activités parlementaires".

"À l'enquête désormais de déterminer les responsabilités", a ajouté l'élu.

Mais les critiques n'ont fait que se renforcer.

Jordan Bardella a estimé mercredi sur Europe 1/CNEWS que Raphaël Arnault "n'a pas sa place à l'Assemblée nationale" et devrait "démissionner".

Moins directe, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a appelé sur TF1 les partis à se demander si leurs élus peuvent "représenter la nation".

- Pas d'alliance -

Ces accusations dépassent de loin le cas de Raphaël Arnault et visent LFI dans son ensemble.

Maud Bregeon, qui avait déjà dénoncé la "responsabilité morale" du mouvement, a appelé mercredi à ce qu'il n'y ait "plus jamais un député LFI au sein de l'Assemblée nationale" après les prochaines élections.

La veille, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé au mouvement de gauche radicale de "faire le ménage" dans ses "rangs" lors d'une séance de questions au gouvernement particulièrement tendue à l'Assemblée nationale.

Les attaques viennent même de la gauche. L'eurodéputé Place Publique Raphaël Glucksmann a jugé "impensable" toute alliance avec LFI après la mort de Quentin Deranque.

L'ancien président socialiste François Hollande lui a donné raison en expliquant mercredi sur BFMTV/RMC qu'il "ne peut pas y avoir d'alliance" avec les Insoumis.

Cette affaire, qui se produit à moins d'un mois du premier tour des élections municipales, semble sérieusement compliquer la perspective d'ententes entre les listes de gauche.

François Hollande a aussi affirmé que LFI doit rompre "entièrement" tout lien avec La Jeune Garde, qui se trouve au coeur des suspicions et est en cours de dissolution pour des précédentes accusations de violence.
LFI se retrouve sur la défensive, dénonçant une "instrumentalisation" de ce décès tout en tentant de prendre ses distances.

"Nous avons fréquenté, et nous nous sommes délibérément rapprochés de la Jeune Garde", a reconnu mardi soir Jean-Luc Mélenchon, insistant cependant sur leurs "divergences". "Nous n'approuvons pas la violence", a-t-il dit.

Le chef de file a affirmé que la France Insoumise "n'accepte pas les leçons" de Sébastien Lecornu, "qui visiblement a pété un câble".

Ses lieutenants ont eux martelé que leur mouvement n'avait aucun lien avec l'agression mortelle et que, si d'anciens membres de La Jeune Garde en sont responsables, ils doivent être punis.

La Jeune Garde a assuré dimanche ne pouvoir "être tenue pour responsable" de la mort de Quentin Deranque, "ayant suspendu toutes ses activités".
 

AFP

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2 Commentaires
HULK
HULK
1 heure

Olivier FAURE,président du PS ne dit rien. Encore une lâcheté de plus. Il a l'habitude. Il a besoin de LFI pour quelques sièges, le denier du traître. A vomir.

Missouk
Missouk
22 minutes

LFI n'est responsable de rien en l'occurrence. Si la mort de ce jeune homme est une tragédie, et c'en est une, cibler LFI est une manoeuvre politique d'un gouvernement voire d'une droite qui n'ont rien à proposer, donc dénigrent, stigmatisent, divisent, ... Il est quand même bon de rappeler que NEMESIS est un mouvement d'extrême droite violent lui-aussi, et décrit comme tel par le Nouvel Obs qui écrit : Némésis tient depuis plusieurs années un discours xénophobe sous couvert de défendre les femmes victimes d’agressions. Si l''extrême gauche (mais pas LFI) peut être violente, l'extrême droite a déjà montré par le passé qu'elle l'était tout autant ! Martin ARAMBURU a été tué par des extrémistes de droite en 2022? Le RN n'a jamais été ciblé, et il n'y a pas eu de minute de silence à l'AN. En 2025, Hichem MERAHOUI a subi le même sort, les médias en ont peu parlé, le RN n'a pas été ciblé, pas de minute de silence à l'AN... Il y a donc bien là et suite au meurtre de ce jeune homme une "opportunité" que la droite et l'extrême droite ont saisie pour salir LFI !