C'est reparti pour un round mardi Ă l'ElysĂ©e, oĂč Emmanuel Macron a invitĂ© les cadres des forces politiques, hors RN et LFI, pour essayer de dĂ©fricher la route lui permettant de nommer un Premier ministre, et surtout d'Ă©viter une censure.
Avoir avoir enchaĂźnĂ© des rĂ©unions camp par camp, le chef de l'Etat invite Ă 17h (heure de La RĂ©union) les chefs de partis et prĂ©sidents de groupes parlementaires de la plupart des forces politiques du pays dans une mĂȘme salle du palais prĂ©sidentiel.
Qu'attendre de cette rĂ©union qui se tiendra sept jours aprĂšs la censure de Michel Barnier ? L'entourage d'Emmanuel Macron dit espĂ©rer "avancer sur un accord concernant une mĂ©thode" pour la nomination d'un nouveau chef de gouvernement, et renvoyer mĂȘme la balle aux forces politiques.
Pas question pour autant de participer "Ă un gouvernement +d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral+ avec LR ou des macronistes ou je ne sais qui", a assurĂ© la patronne des Ecologistes Marine Tondelier, alors que la seule participation Ă cette rĂ©union Ă l'ElysĂ©e divise Ă gauche.
Les socialistes, écologistes et les communistes, membres du Nouveau Front populaire, seront bien là . Mais les Insoumis qui avaient déjà décliné une invitation à l'Elysée, n'ont pas été invités et reprochent à leurs alliés d'aller négocier.
- La gauche divisée -
"On va avoir un Ă©change extrĂȘmement agrĂ©able au petit dĂ©jeuner", a ironisĂ© le patron des dĂ©putĂ©s communistes AndrĂ© Chassaigne, qui doit rencontrer ses homologues du NFP mardi Ă 12h (heure de La RĂ©union)
"Aucune concession, on n'est pas mandaté pour faire ça", a résumé Jean-Luc Mélenchon en meeting lundi soir en Bretagne, prédisant que ces tractations n'aboutiront pas.
Divergence de vues : dans un courrier adressé lundi soir à Emmanuel Macron, les cadres du PS expriment, eux, leur "conviction que seuls le dialogue républicain et la confrontation des points de vue peuvent permettre de trouver une issue à cette situation de blocage préjudiciable aux Françaises et aux Français".
En posant toutefois trois conditions: aucune participation à un gouvernement dirigé par la droite ou dit "technique"; "un véritable changement de cap politique" sur des sujets comme "les retraites, le pouvoir d'achat, la justice fiscale"... et que soit nommé un Premier ministre de gauche.
Une derniĂšre hypothĂšse dĂ©jĂ jugĂ©e "pas crĂ©dible" par le chef des dĂ©putĂ©s Droite rĂ©publicaine Laurent Wauquiez, qui a assurĂ© ses troupes que la rĂ©union de mardi ne pourrait qu'ĂȘtre une occasion de parler de "la mĂ©thode pour obtenir une non-censure" et "en aucun cas (d'une) participation Ă un gouvernement ou sur un programme".
- "Faute morale" -
Le Rassemblement national, piÚce maßtresse de la chute du gouvernement Barnier, n'a pas non plus été convié mardi. "Le critÚre c'est la logique de compromis, ni le RN ni LFI ne l'ont souhaité", explique l'entourage du Président. "Une faute morale" pour Eric Ciotti, patron des députés UDR alliés au RN.
"Ăa nous rend service", a rĂ©pliquĂ© le prĂ©sident du RN Jordan Bardella interrogĂ© par BFMTV. "Ils voudraient installer le match RN/LFI en 2027 qu'ils ne s'y prendraient pas autrement".
En revanche le patron du parti lepéniste appelle toujours le futur Premier ministre à le recevoir, lui et la cheffe de file Marine Le Pen, pour qu'ils soulignent à nouveau leurs lignes rouges programmatiques.
La réunion de mardi à l'Elysée ne semble toutefois pas destinée à avancer sur le fond des programmes. Et elle ne fait pas l'unanimité sur la forme chez les soutiens d'Emmanuel Macron.
"Il se trompe, ce n'est pas à lui de faire la majorité, c'est à son Premier ministre", estime un compagnon de route.
- Le patron du MoDem François Bayrou pressenti -
Pressenti parmi les favoris pour prendre la tĂȘte du gouvernement, le patron du MoDem François Bayrou s'est aussi montrĂ© sceptique, selon des sources au parti. Et l'Ă©ventuelle arrivĂ©e Ă Matignon de l'expĂ©rimentĂ© centriste hĂ©risse la gauche, qui y voit la poursuite de l'aventure macroniste.
Jean-Yves Le Drian, Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu... les noms continuent de s'empiler dans les discussions politiques comme dans les articles, dans l'attente du choix d'Emmanuel Macron qui avait annoncé jeudi qu'il trancherait "dans les prochains jours".
"Les choses sont claires pour nous : Emmanuel Macron ne peut pas ĂȘtre Ă la manĆuvre des nĂ©gociations. PassĂ©e la rĂ©union de (mardi), il doit s'effacer", estime Marine Tondelier.
"Mais ce n'est pas quelqu'un qui aime ĂȘtre passif", prĂ©vient un soutien de longue date.
AFP




Le RN et ses alliés du groupe CIotti et LFI représentent 37% de l'Assemblée Nationale (sans compter ceux du groupe " Outre-Mer", trÚs proches de LFI)... La démocratie selon Macron ! TrÚs clairement, il cherche à affaiblir la gauche en tentant de la diviser. J'espÚre que le PS ne se fera pas avoir par cette basse manoeuvre politicienne!
Il n'y a pas de "mĂ©thode" Ă discuter. Il suffit d'Ă©couter MACRON pour comprendre que cet homme ne veut rien lĂącher. De manoeuvre en magouilles politicardes on se dirige vers la mĂȘme issue : une motion de censure pour le prochain gouvernement. A ignorer, voire mĂ©priser 20 millions d'Ă©lecteurs, il est dans son attitude habituelle,en l'occurrence la nĂ©gation de la dĂ©mocratie.
Tellement arrogant, le gamin à l' Elysée plane au lieu de rassembler ...
Il lui faut des carpettes du systÚme l'état profond, des médias maenstream ...
Nous lé totoché avec ce gamin !!!
Macron doit partir , point !