Le nouveau coronavirus a encore tuĂ© des milliers de personnes en Europe et aux Etats-Unis, avec un triste record de 731 morts en 24 heures dans l'Etat de New York. La France a Ă©tĂ© mardi le quatriĂšme pays Ă franchir la barre des 10.000 morts officiellement comptabilisĂ©s comme causĂ©s par le virus, aprĂšs l'Italie, l'Espagne et les Etats-Unis. On s'approche dans le monde des 100.000 morts, avec plus de 80.000 dĂ©cĂšs recensĂ©s mardi par l'AFP. Mais ce comptage, Ă partir de sources officielles, est en-dessous de la rĂ©alitĂ©, puisque de nombreux morts hors des hĂŽpitaux ne sont ni testĂ©s, ni comptabilisĂ©s, par exemple aux Etats-Unis, oĂč les rĂšgles varient d'une juridiction Ă une autre.
Le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump s'en est pris mardi Ă l'Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), trop proche Ă ses yeux de PĂ©kin, au moment oĂč la ville chinoise de Wuhan, berceau de la pandĂ©mie de Covid-19, commençait Ă lentement retourner Ă la normale.
"Notre pays est durement frappé", a reconnu le locataire de la Maison Blanche, qui a menacé de suspendre le financement américain à l'OMS. "Tout semble trÚs favorable à la Chine (...) Ils ont eu tort sur beaucoup de choses", a-t-il lancé.
A Londres, le Premier ministre Boris Johnson s'apprĂȘtait Ă passer sa troisiĂšme nuit Ă l'hĂŽpital. Dans un Ă©tat stable, il Ă©tait toujours dans une unitĂ© de soins intensifs, mais conscient et sans respirateur artificiel.
Le nouveau coronavirus a encore tué des milliers de personnes en Europe et aux Etats-Unis, avec un triste record de 731 morts en 24 heures dans l'Etat de New York.
La France a été mardi le quatriÚme pays à franchir la barre des 10.000 morts officiellement comptabilisés comme causés par le virus, aprÚs l'Italie, l'Espagne et les Etats-Unis.
On s'approche dans le monde des 100.000 morts, avec plus de 80.000 recensĂ©s mardi par l'AFP. Mais ce comptage, Ă partir de sources officielles, est en-dessous de la rĂ©alitĂ©, puisque de nombreux morts hors des hĂŽpitaux ne sont ni testĂ©s, ni comptabilisĂ©s, par exemple aux Etats-Unis, oĂč les rĂšgles varient d'une juridiction Ă une autre.
Dans un monde en quĂȘte de bonnes nouvelles, la rĂ©ouverture aux transports de Wuhan, oĂč 11 millions d'habitants vivaient coupĂ©s du monde depuis fin janvier, montre que le coronavirus peut ĂȘtre domptĂ©, mĂȘme si le confinement gĂ©nĂ©ral n'a pas Ă©tĂ© levĂ© et de nombreux contrĂŽles restent en place.
Des centaines de personnes qui Ă©taient bloquĂ©es dans la ville se sont immĂ©diatement ruĂ©es vers les gares, ont constatĂ© des journalistes de l'AFP. "Ăa fait 77 jours que j'Ă©tais enfermĂ©!", s'est rĂ©joui un voyageur, impatient de rentrer Ă Changsha, Ă quelque 350 kilomĂštres de lĂ .
- Les Noirs plus touchés aux Etats-Unis -
Aux Etats-Unis, l'Etat de New York, Ă©picentre amĂ©ricain de l'Ă©pidĂ©mie, a enregistrĂ© un nouveau record de 731 morts en 24 heures, pour un total de 5.489 dĂ©cĂšs. La cathĂ©drale Saint-Jean le ThĂ©ologien, Ă Manhattan, est en train d'ĂȘtre transformĂ©e en hĂŽpital de campagne, avec des tentes mĂ©dicales dans sa longue nef et sa crypte. "Au cours des siĂšcles prĂ©cĂ©dents, les cathĂ©drales Ă©taient toujours utilisĂ©es de cette façon, comme pendant la peste", a observĂ© le doyen de la cathĂ©drale, Clifton Daniel.
Mais New York n'est pas le seul foyer américain. Les hÎpitaux du New Jersey, juste au sud, ainsi que ceux du Michigan (Detroit) et de la Louisiane (La Nouvelle-Orléans), sont submergés. Une population semble particuliÚrement exposée, d'aprÚs des remontées provenant de quelques juridictions, dont Chicago et Washington: les Noirs.
D'abord parce qu'ils sont plus susceptibles d'avoir l'une des maladies qui causent des complications mortelles de la Covid-19: le diabĂšte, l'hypertension, les maladies cardiovasculaires.
Mais aussi car les inégalités socio-économiques historiques aggravent l'impact de l'épidémie dans la communauté: moins d'accÚs aux soins et au dépistage, et des emplois plus exposés à la contamination (supermarché, chauffeurs de bus...). Des organisations de défense des minorités ont appelé les autorités fédérales à publier des statistiques nationales ventilées par ce que les Américains appellent "race" et ethnicité.
- L'attente du pic en Europe -
D'un jour à l'autre, les bilans montent et descendent. L'Espagne, aprÚs quatre jours de baisse, a annoncé 743 morts, qui portent le total à 13.798. Le bilan a également bondi en France, élevant le total à 10.328 décÚs.
En dépit de ces rebonds, le nombre de nouvelles hospitalisations marque le pas dans plusieurs pays, dont l'Espagne et l'Italie (17.127 morts), ce qui pourrait mécaniquement faire baisser le nombre de morts aprÚs un délai, puisque les décÚs interviennent souvent aprÚs plusieurs jours d'hospitalisation, parfois des semaines.
"Bien que lentement, une certaine baisse de pression commence Ă ĂȘtre observĂ©e dans les hĂŽpitaux et les unitĂ©s de soins intensifs", relĂšve la Dr Maria JosĂ© Sierra, du Centre d'alertes sanitaires espagnol.
A l'hÎpital Vall d'Hebron, le plus grand de Barcelone, "nous avons eu jusqu'à 24 nouveaux patients par jour deux jours de suite", témoigne le chef du service Ricard Ferrer, qui évoque également une situation stabilisée. Mais "on s'attend encore à une ou deux semaines trÚs critiques".

- ChĂŽmage massif -
Les marchés misent également sur une prochaine décrue: en Asie et en Europe, les grandes Bourses ont fini largement dans le vert, tandis que Wall Street a fini en légÚre baisse.
Mais une récession généralisée apparaßt inévitable en 2020, l'Organisation internationale du travail évoquant la plus grave crise du marché de l'emploi depuis la Seconde Guerre mondiale, avec 1,25 milliard de travailleurs potentiellement touchés.
Les ministres des Finances de l'Union européenne (UE) divergent sur les mesures économiques que le Vieux continent pourrait prendre pour répondre à la crise, le président de l'Eurogroupe, Mario Centeno, plaidant pour "un plan de relance coordonné de grande envergure".
Les pays du Nord, Allemagne et Pays-Bas en tĂȘte, sont opposĂ©s Ă un plan d'aide commun financĂ© par une dette collective.
L'UE va par ailleurs garantir plus de 15 milliards d'euros pour aider les pays les plus vulnérables en Afrique et dans le reste du monde.
Un débat mondial s'esquisse déjà sur le "déconfinement", suscitant la crainte d'un relùchement chez les plus de quatre milliards de personnes, soit plus de la moitié de l'humanité, aujourd'hui contraintes ou appelées par leurs autorités à rester chez elles.
AprÚs l'Autriche lundi, la Slovénie veut lever des restrictions la semaine prochaine, la NorvÚge à compter du 20 avril, et le Portugal évoque un début de retour à la normale en mai.
www.ipreunion.com avec l'AFP
