[VIDÉO] Au printemps 2023 (actualisĂ©)

Pap Ndiaye annonce la création d'un "concours exceptionnel de titularisation" des enseignants contractuels

  • PubliĂ© le 26 aoĂ»t 2022 Ă  16:18
  • ActualisĂ© le 26 aoĂ»t 2022 Ă  16:19
Le ministre de l'Education Pap Ndiaye arrivant Ă  Matignon, Ă  Paris le 27 mai 2022

Le ministre de l'Education nationale, Pap Ndiaye, a annoncé ce vendredi 26 août 2022 la création d'un concours exceptionnel de titularisation des enseignants contractuels, au printemps 2023, face à la crise majeure de recrutement des enseignants. (Photo : AFP)

La rentrée avait eu lieu l'an dernier sous le sceau de la crise sanitaire. Cette année, c'est sous celui de la crise du recrutement des enseignants.

Le "premier dĂ©fi, est d’assurer une rentrĂ©e rĂ©ussie dans un contexte de tension inĂ©dite pour le recrutement des professeurs", a dĂ©clarĂ© vendredi Pap Ndiaye lors de sa confĂ©rence de rentrĂ©e, quelques jours avant le retour Ă  l'Ă©cole de 12 millions d'Ă©lĂšves, le 1er septembre. La pĂ©nurie d'enseignants a conduit Ă  l'embauche de "3.000 contractuels", formĂ©s en Ă  peine quelques jours avant de se retrouver face Ă  une classe.

Le ministre a annoncé la création d'un concours exceptionnel de titularisation des enseignants contractuels, au printemps 2023, face à cette crise majeure de recrutement.

Il a assuré qu'en dépit des "difficultés", cette rentrée se fera dans une situation "comparable" à celle de l'année derniÚre.

Signe de l'importance du sujet, le prĂ©sident Emmanuel Macron Ă©tait lui-mĂȘme intervenu, la veille, lors de la rĂ©union de rentrĂ©e des recteurs d'acadĂ©mie pour dĂ©tailler sa feuille de route pour l'Ă©ducation.

Sur la question des rémunérations des professeurs, inférieures en France à la moyenne des pays de l'OCDE, le ministre de l'Education a répété vendredi la nécessité de "créer un choc d'attractivité qui permettra à l'Education nationale de recruter davantage de personnes grùce à des rémunérations initiales attractives", afin qu'aucun d'entre eux ne débute sa carriÚre "à moins de 2.000 euros nets" par mois, à la rentrée 2023.

- Moins de difficultés en primaire -

La profession connaßt en effet une crise d'attractivité sans précédent, avec plus de 4.000 postes non pourvus cette année aux concours enseignants dans le pays (sur 27.300 postes ouverts dans le public et le privé).

Quant au nombre d'enseignants manquants Ă  la rentrĂ©e, "les chiffres varient de jour en jour". "Il y a encore des difficultĂ©s dans certaines disciplines, par exemple des disciplines de l’enseignement professionnel, qui sont les plus en concurrence avec le marchĂ© du travail, ou Ă©galement dans certaines disciplines comme les langues vivantes ou les lettres classiques, la physique-chimie", a-t-il ajoutĂ©, sans donner un nombre prĂ©cis.

CÎté primaire (maternelles et élémentaires), "il y a moins de difficultés et ces difficultés sont pratiquement résolues", a-t-il précisé.

Les inquiétudes sont vives du cÎté des syndicats, qui prévoient une rentrée sous tension.

Le syndicat enseignant SE-Unsa souligne la "fragilité" du systÚme éducatif, déjà éprouvé par la crise sanitaire et les réformes successives. "Notre systÚme d'éducation se rapproche d'un point de rupture", déclare son secrétaire général Stéphane Crochet.

"La rentrée sera difficile" pour l'école publique, selon le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire.

Autre chantier à venir pour Pap Ndiaye: la voie professionnelle, qui doit traverser une "transformation profonde", selon Emmanuel Macron. Son premier mandat avait réformé le lycée général (et le bac), c'est donc à présent au tour du lycée professionnel.

Le président veut "réarrimer trÚs en profondeur et en amont le lycée professionnel avec le monde du travail", développer "les temps de stage d'au moins 50%" et mieux les rémunérer, et recruter davantage de professeurs issus du monde professionnel.

Carole Granjean, ministre dĂ©lĂ©guĂ©e Ă  la Formation professionnelle, prĂ©sente Ă  la confĂ©rence de rentrĂ©e aux cĂŽtĂ©s de M. Ndiaye a Ă©numĂ©rĂ© les trois objectifs de cette rĂ©forme: "rĂ©duire le nombre de dĂ©crocheurs", augmenter "le taux d’insertions dans l’emploi" et "faciliter les poursuites d’études".

Pap Ndiaye devra par ailleurs porter le dispositif de "l'école du futur", qu'Emmanuel Macron a présenté lors de ses déplacements à Marseille avant l'été.

 

 

 

Imaz Press Réunion avec l'AFP

 

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