Covid-19

Plus de 18 millions de personnes contaminées par le virus

  • PubliĂ© le 3 aoĂ»t 2020 Ă  09:50
  • ActualisĂ© le 3 aoĂ»t 2020 Ă  10:01
Des policiers et des soldats en patrouille à Melbourne (Australie) le 2 août 2020 aprÚs l'instauration d'un couvre-feu en raison du coronavirus

Plus de 18 millions de personnes ont été contaminées par le coronavirus depuis son apparition en Chine, et la pandémie continue de progresser dans le monde, particuliÚrement aux Etats-Unis et en Amérique latine, et de ravager le secteur du tourisme.

La remontée des contagions a conduit dans plusieurs pays à de nouvelles mesures de restrictions, comme à Melbourne, la deuxiÚme ville d'Australie, placée dimanche sous couvre-feu pour six semaines.

Selon un comptage réalisé par l'AFP à partir de sources officielles, au moins 18.011.763 cas de contamination au Covid-19 ont été officiellement enregistrés à travers le monde. Ces cas incluent 687.941 décÚs. Les contaminations les plus nombreuses se trouvent aux Etats-Unis (4.665.002, dont 47.508 au cours des derniÚres 24 heures), au Brésil (2.733.677) et en Inde (1.750.723).

En termes de décÚs, les Etats-Unis sont de loin le pays le plus lourdement touché, avec 154.834 morts, dont 515 au cours des derniÚres 24 heures. Viennent ensuite le Brésil (94.104 morts), le Mexique (47.746), le Royaume-Uni (46.193) et l'Inde (37.364).

Les Etats-Unis sont entrés dans une "nouvelle phase" de l'épidémie, a déclaré dimanche Deborah Birx, conseillÚre spécialisée auprÚs de la Maison Blanche.
Le virus "s'est extraordinairement rĂ©pandu. Il est prĂ©sent aussi bien dans les zones rurales qu'urbaines", a averti Mme Birx sur CNN. Elle a prĂ©venu "tous ceux qui vivent en zone rurale (que) vous n'ĂȘtes pas Ă  l'abri ou protĂ©gĂ© contre ce virus", mentionnant ainsi le coeur de l'Ă©lectorat du prĂ©sident Trump. L'AmĂ©rique latine et les CaraĂŻbes, avec plus de 201.000 morts, sont Ă  prĂ©sent la deuxiĂšme rĂ©gion la plus touchĂ©e aprĂšs l'Europe, qui compte plus de 210.000 morts.

- Réunions sociales interdites -

En Argentine, le ministÚre de la Santé a annoncé dans la soirée que les 200.000 cas de contamination avaient été dépassés et que les réunions sociales seraient interdites dans tout le pays à partir de lundi. La Bolivie a décidé dimanche que l'année scolaire, qui devait se terminer en décembre, prenait fin immédiatement en raison de la pandémie. Ce pays de 11 millions d'habitants compte plus de 78.700 contaminations et plus de 3.000 morts.

En Afrique, le pays le plus touché du continent, l'Afrique du Sud, a dépassé samedi les 500.000 cas, mais le taux de mortalité y est faible. En Gambie, quatre jours aprÚs la vice-présidente, trois membres du gouvernement ont été déclarés positifs au coronavirus.

Au Kosovo, c'est le Premier ministre Avdullah Hoti qui a annoncé dimanche qu'il était positif et se mettait en quarantaine. Le rythme de la pandémie continue globalement de s'accélérer, avec un million de cas supplémentaires détectés dans le monde en moins de quatre jours.

- Calme insolite Ă  Ibiza -

La pandémie, qui plonge l'économie mondiale dans une récession sans précédent, pÚse lourdement sur le tourisme, dont les pertes sont déjà évaluées à 320 milliards de dollars pour la premiÚre partie de l'année, selon l'Organisation mondiale du tourisme. Ainsi Montréal, qui attire habituellement environ 11 millions de touristes par an, ressemble à une "ville fantÎme", se désole Nadia Bilodeau, gérante d'un restaurant, au milieu de sa terrasse déserte.

Privée de visiteurs étrangers, de son Grand Prix de Formule 1 ou de ses festivals mondialement connus, la métropole québécoise subit des dégùts considérables.

En Méditerranée, la catastrophe touristique est aussi bien présente. Un calme insolite rÚgne à Ibiza, ßle de l'archipel espagnol des Baléares ordinairement trÚs courue des "clubbers" et DJ du monde entier. Les immenses boßtes de nuit qui font la réputation d'Ibiza ont dû faire une croix sur leur saison. Les autorités ont seulement autorisé l'ouverture de petites discothÚques et uniquement pour boire un verre et sans laisser les clients danser sur la piste.

- "Des clusters partout" -

"Il faut que je sois responsable", dĂ©clare Yann Pissenem, copropriĂ©taire français du HĂŻ Ibiza, l'un des plus grands clubs de l'Ăźle. Si les discothĂšques Ă©taient ouvertes, elles risqueraient de "crĂ©er des clusters partout", reconnaĂźt-il. La quarantaine imposĂ©e depuis le 27 juillet par le Royaume-Uni pour les touristes arrivant d'Espagne face au rebond des contagions dans ce pays risque de tuer la reprise amorcĂ©e quelques semaines plus tĂŽt. Et ce mĂȘme si l'archipel est trĂšs peu touchĂ© par la pandĂ©mie.

Le Royaume-Uni n'est pas le seul pays européen à imposer des mesures aux voyageurs. La Belgique a interdit samedi les "voyages non essentiels" vers de nombreuses régions d'Europe. Figurent entre autres dans cette liste les régions espagnoles de Navarre et d'Aragon, les villes de Barcelone et de Lérida, les cantons suisses de Vaud, du Valais et de GenÚve et le département français de la Mayenne.

La décision belge a suscité de vives critiques dans les cantons suisses visés. C'est "incompréhensible", a déclaré dimanche le ministre vaudois de l'Economie Philippe Leuba à l'agence ATS, espérant une réaction rapide de Berne.

- "Plus de laxisme" -

Face à un rebond des infections, l'Australie a annoncé dimanche un couvre-feu à Melbourne, la deuxiÚme ville du pays, dont les habitants n'auront plus le droit de sortir à plus de cinq kilomÚtres de leur domicile. Malgré un confinement instauré début juillet, Melbourne a continué d'enregistrer des centaines de nouveaux cas quotidiennement. Les autorités locales ont donc décidé d'instaurer un couvre-feu de 20h00 à 05h00 du matin pour les six prochaines semaines.

"L'heure n'est plus au laxisme, le temps des avertissements est fini", a dĂ©clarĂ© Daniel Andrews, le Premier ministre de l'Etat de Victoria. Au Venezuela, le prĂ©sident Nicolas Maduro a ordonnĂ© dimanche une quarantaine stricte dans tout le pays, au moment oĂč le nombre des contaminations enregistrĂ©es vient de dĂ©passer les 20.000.

Le Venezuela Ă©tait soumis depuis juin Ă  un rĂ©gime d'alternance: certaines rĂ©gions Ă©taient sous quarantaine stricte pendant une semaine, Ă  laquelle succĂ©dait une semaine de "flexibilisation" oĂč certaines activitĂ©s Ă©conomiques essentielles pouvaient reprendre.

AFP

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