Gabriel Attal ne relâche pas le rythme de sa campagne présidentielle pendant l’été, en commençant par la Bretagne pendant trois jours pour montrer sa "détermination" et son "envie" d’aller à l’Élysée, qu’il juge plus forte que celle de son concurrent Édouard Philippe.
"Gabriel continue à accélérer, il en a plus envie que les autres. Il trace sa route, fort et vite", résume son entourage.
Criées de Brest et du Guilvinec jeudi dans le Finistère, où il croisera le patron des supermarchés Michel-Edouard Leclerc, fêtes maritimes, réunion publique à Lorient et pour finir un passage samedi sur l’île aux Moines, où il passait ses vacances en famille.
Distancé par le candidat d’Horizons dans les sondages, le patron du parti Renaissance veut "convaincre les Français un par un sur le terrain", notamment ceux "qui travaillent".
Edouard Philippe s’est aussi rendu dans l’ouest de la France samedi dernier, du marché de Guérande à la plage de La Baule en Loire-Atlantique, pour évoquer l’érosion côtière ou la question du tourisme.
Alors que les candidatures des deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron font craindre un effacement du centre et de la droite au second tour de la présidentielle, Gabriel Attal estime dans un entretien au quotidien régional Le Télégramme qu’il « faut d’abord une campagne et, ensuite, un vrai rassemblement », promis pour "début 2027".
En Bretagne, il développera la thématique des salaires, qu’il refuse de laisser à la gauche.
Désireux de réduire l’écart entre les salaires bruts et nets, il promet l’équivalent d’un treizième mois pour les Français "de la classe moyenne qui travaillent", soit 250 euros de plus par mois pour un salarié qui touche 2.200 euros nets par mois.
- Pas de 'facilité" -
Celui qui a pris ses distances avec Emmanuel Macron se défend d’aller "à la facilité" en Bretagne, terre macroniste.
Il défend son "ADN singulier" et dénonce au passage les "reculs" du gouvernement sur l’écologie.
"Le faux départ de Monique Barbut au ministère de la Transition écologique pose des questions sur le bilan du président de la République dans ce domaine" grince-t-il. La ministre, après avoir présenté sa démission du fait d’un désaccord profond avec le gouvernement sur la loi d’urgence agricole qui autorise la réintroduction dérogatoire de pesticides jusqu’ici interdits en France, a finalement accepté de rester à son poste à la demande d’Emmanuel Macron.
Alors qu’une partie de ses députés sont également très remontés contre la réintroduction de ces pesticides, Gabriel Attal reconnaît "un trouble" parmi ses troupes qui restent néanmoins "en soutien" des agriculteurs.
Il entend plus largement pendant l’été s’arrêter sur le "quotidien" des Français et des thèmes parfois inhabituels dans une campagne présidentielle.
Il évoquera ainsi fin juillet la gestion de l’eau à Annecy, alors que la sécheresse s’étend après plusieurs épisodes de canicule, les gens du voyage en Vendée, ou encore l’abandon des animaux de compagnie, avant de visiter en août un quartier prioritaire et une colonie de vacances, puis de rencontrer des "mamans solo".
Fin août, il entrera dans une "nouvelle phase", avec la présentation de son quatrième et dernier chantier dédié à l’éducation et de son équipe de campagne.
Avant d’entamer une série de meetings régionaux, dont le premier se tiendra le 10 octobre à Lyon.
AFP

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