Etats-Unis

Prise d'otages dans une synagogue au Texas

  • PubliĂ© le 16 janvier 2022 Ă  05:06
  • ActualisĂ© le 16 janvier 2022 Ă  12:23
Un aumĂŽnier de la police sur un parking prĂšs de la synagogue Congregation Beth Israel Ă  Colleyville, Texas, le 15 janvier 2022

Les forces de l'ordre américaines menaient samedi des négociations "tendues" depuis plusieurs heures avec un homme qui a pris plusieurs personnes en otages dans une synagogue d'une petite ville du Texas aux Etats-Unis.

Dans la soirée de samedi, une des personnes prises en otage a été libérée, a annoncé la police locale.

"Peu aprÚs 17h00 (23h00 GMT), un otage de sexe masculin a été libéré indemnde", a indiqué la police de Colleyville dans un communiqué. "Cet homme retrouvera sa famille dÚs que possible et n'a pas besoin de soins médicaux", a-t-elle ajouté.

Le président américain Joe Biden, qui se trouve dans son fief de Wilmington, dans le Delaware, pour le week-end, "va continuer à recevoir des informations actualisées" et des membres de son équipe chargée de la sécurité nationale "sont en contact avec la direction des forces de l'ordre fédérales", a déclaré sur Twitter sa porte-parole Jen Psaki.

La chaßne ABC News, qui cite une source sur place, a rapporté que le suspect était armé, retenait quatre personnes en otage, dont un rabbin, et affirmait avoir placé des bombes à des emplacements inconnus.

La police avait indiqué en fin de matinée qu'une opération des forces d'intervention était en cours à une adresse correspondant à la synagogue de la congrégation Beth Israël à Colleyville, prÚs de Dallas.

La voix d'un homme agitĂ© par moments pouvait ĂȘtre entendue sur la retransmission de l'office religieux en direct sur Facebook, consultĂ©e par l'AFP avant son interruption.

"Il y a quelque chose qui ne va pas avec l'Amérique", a notamment lancé cet homme. "Je vais mourir", a-t-il aussi dit, demandant à plusieurs reprises à un interlocuteur non identifié que "sa soeur" lui soit passée au téléphone.

Le suspect, selon ABC News, affirme ĂȘtre le frĂšre d'Aafia Siddiqui, une scientifique pakistanaise condamnĂ©e en 2010 par un tribunal fĂ©dĂ©ral de New York Ă  86 ans de prison pour avoir tentĂ© de tirer sur des militaires amĂ©ricains alors qu'elle Ă©tait dĂ©tenue en Afghanistan. Il rĂ©clame sa libĂ©ration, a rapportĂ© la chaĂźne, citant un responsable proche du dossier sous couvert d'anonymat.

D'aprĂšs la mĂȘme source, elle est incarcĂ©rĂ©e Ă  la base militaire de Carswell, non loin de Dallas. Des experts ont toutefois soulignĂ© que le mot utilisĂ© par l'homme en arabe Ă©tait figuratif et signifiait "sƓur" dans la foi islamique.

- Patrouilles renforcées -

La retransmission en direct, interrompue à 13H50 (19H50 GMT), ne montrait qu'un pupitre, les personnes à l'intérieur de la synagogue se trouvant hors cadre.

"Les négociateurs ont pris contact avec cette personne et travaillent afin d'obtenir un dénouement sûr", a indiqué à propos du preneur d'otages présumé la sergente Dara Nelson, de la police de Colleyville, au journal The Dallas Morning News.

La police de Colleyville a indiqué procéder à l'évacuation des habitants des alentours, et a demandé au public d'éviter la zone. Le maire de Dallas, Eric Johnson, a lui fait savoir qu'il avait "déployé des patrouilles additionnelles auprÚs des synagogues et d'autres sites" dans la région.

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a décrit une situation "tendue", tandis que Ted Crus, sénateur républicain de cet Etat, a dit "surveiller la situation de prÚs" et prier pour les otages et les forces d'intervention.

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a lui aussi indiqué surveiller la situation. Son ministre des Affaires étrangÚres, Yair Lapid, a précisé que la consule israélienne de Houston, Livia Link, se rendait sur place.

"Nos pensées et priÚres vont à nos frÚres et soeurs retenus en otages dans une synagogue au Texas", a-t-il tweeté en hébreu.

AFP

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