Prix dans les supermarchés : le gouvernement ne veut pas rouvrir "l'ensemble des négociations commerciales"

  • Publié le 20 avril 2026 à 04:46
  • Actualisé le 20 avril 2026 à 04:51
consommation supermarché

Le gouvernement ne souhaite pas "rouvrir l'ensemble des négociations commerciales" entre les supermarchés et leurs fournisseurs agroalimentaires et appelle les industriels à être "raisonnables" dans les hausses de prix, a indiqué dimanche sa porte-parole, Maud Bregeon. A La Réunion, les prix de l’alimentation ont augmenté de 2,1 % sur un an (Photo Stephan Laï Yu/www.imazpress.com)

Il n'y a "pas aujourd'hui nécessité de rouvrir l'ensemble des négociations commerciales", a-t-elle dit sur BFMTV.

La porte-parole du gouvernement a renvoyé aux propos du ministre des PME Serge Papin dans le Journal du dimanche, où il estime que "nous ne sommes pas dans la situation de 2022, lorsque les négociations avaient été rouvertes".

"Aujourd’hui, il faut d’abord observer l’évolution des prix des matières premières, de l’emballage, de la logistique ou encore du carburant", selon M. Papin.

Ce dernier avait d'abord jugé mardi qu'il allait "falloir sans doute rouvrir" ces négociations commerciales, au regard de "l'inflation" qu'entraînera selon lui, l'envol des prix des carburants.

Chaque année, du 1er décembre au 1er mars, distributeurs et industriels mènent des négociations, parfois brutales, qui déterminent in fine les prix en rayon des produits (hors marques propres des distributeurs). Les tarifs pour 2026 ont été négociés avant le début des bombardements en Iran.

Le géant laitier français Lactalis (propriétaire des marques Président, Lactel, Galbani) a annoncé jeudi qu'il allait devoir "répercuter" l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur ses prix de vente aux consommateurs, tout en cherchant à le "minimiser en fonction des catégories" de produits.

"On demande, et c'est une exigence naturelle, à chacun d'être raisonnable" et "on sera encore une fois extrêmement vigilants à ce qu'il n'y ait pas de hausse indue", a indiqué Mme Bregeon.

"Qu'il y ait des répercussions sur les coûts de production de la hausse des prix de l'énergie, je le comprends très bien, c'est mathématique. Pour autant, seules ces hausses de prix et strictement ces hausses de prix doivent être répercutées, ça ne doit pas aller au-delà", a-t-elle dit. 

- Les prix de l’alimentation ont augmenté de 2,1 % sur un an à La Réunion -

Selon les chiffres de l'Insee, à La Réunion la  hausse des prix des produits alimentaires a ralenti en février (+0,2 % après +0,7 % en janvier). Par contre prix des produits frais augmentent pour le deuxième mois consécutif (+2,7 % après +5,4 % en janvier) alors que ceux des autres produits alimentaires sont stables depuis 3 mois.

A La Réunion, de février 2025 à février 2026, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 1,4 % soit une hausse inférieure au niveau national (+2,0 %), précise l'Insee

L’alimentation pèse pour 17 % dans le budget des ménages réunionnais.

"Hors produits frais, les prix de l’alimentation croissent de 2,1 % sur un an à La Réunion, quasiment comme en France hexagonale  (+2,0 %). En revanche, les prix des produits frais (fruits, légumes et poissons frais) reculent sur un an à La Réunion (-2,0 %), alors qu’ils augmentent au niveau national (+1,8 %)" dit encore l'Insee.

www.imazpress.com avec l'AFP

 

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