L'ancien chef du gouvernement de Catalogne Carles Puigdemont a exhorté vendredi le gouvernement espagnol à "entamer le dialogue" sur la question de l'indépendance de sa région et réclamé la libération des indépendantistes emprisonnés par Madrid.
"Le temps du dialogue est venu", a-t-il dĂ©clarĂ© Ă la presse juste aprĂšs sa sortie de la prison de NeumĂŒnster en Allemagne, oĂč il Ă©tait dĂ©tenu depuis une dizaine de jours.
"Les autorités espagnoles n'ont aucune excuse pour ne pas entamer le dialogue", a-t-il ajouté, "nous avons demandé un dialogue pendant des années et obtenu pour réponse seulement violence et répression".
M. Puigdemont, qui reste sous contrÎle judiciaire et sous le coup d?une procédure possible d?extradition vers l'Espagne en cours d?examen par la justice allemande, a aussi exigé la "remise en liberté immédiate" des indépendantistes catalans détenus en Espagne.
"Avoir des prisonniers politique dans l'Union européenne constitue une honte", a-t-il clamé.
Neuf indépendantistes sont actuellement en détention provisoire en Espagne, dont six anciens membres de l'exécutif de la province et l'ancienne présidente du parlement catalan.
La justice allemande a décidé jeudi soir de remettre M. Puigdemont en liberté sous contrÎle judiciaire, en rejetant la principale accusation à son encontre de Madrid, la "rébellion" pour avoir organisé le référendum d?indépendance de la Catalogne en octobre.
Elle n'examine plus que le deuxiĂšme chef d'inculpation, moins grave, avancĂ© par la justice espagnole, le dĂ©tournement de fonds publics en lien avec l'organisation de cette consultation. Une dĂ©cision devrait ĂȘtre rendue dans les semaines Ă venir.
D'ici lĂ , l'indĂ©pendantiste catalan ne pourra pas quitter l'Allemagne, oĂč il a aussi dĂ» verser une caution de 75.000 euros.
2018 AFP

