14Úme journée de mobilisation

Retraites: les forces de l'ordre "attendent de pied ferme" les black blocs, assure Nuñez

  • PubliĂ© le 6 juin 2023 Ă  01:32
  • ActualisĂ© le 6 juin 2023 Ă  05:09
Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, le 27 mars 2023 à Paris

"Les casseurs et les black blocs, nous les attendons de pied ferme et nous les disperserons", a assuré lundi soir le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, à la veille de la 14e journée de mobilisation des opposants à la réforme des retraites.

Quelque 250 actions sont prĂ©vues en France, qui devraient rĂ©unir 400.000 Ă  600.000 personnes, dont 40.000 Ă  70.000 dans la capitale, selon les autoritĂ©s. 11.000 policiers et gendarmes seront dĂ©ployĂ©s dont 4.000 Ă  Paris, oĂč un millier de radicaux, dont certains venus de l'Ă©tranger, sont attendus, selon des sources policiĂšres.

"Il y a la libertĂ© de manifester (...) c'est compliquĂ© de les empĂȘcher de venir manifester", a fait valoir sur BFMTV le prĂ©fet de police, en assurant ĂȘtre "trĂšs dĂ©terminĂ©" et "serein".

"Les casseurs et les black blocs viennent pour semer le chaos, le dĂ©sordre (...) Ils viennent pour perturber la manifestation", a poursuivi Laurent Nuñez, en appelant "Ă  la responsabilitĂ© des uns et des autres" pour ne pas se mĂȘler Ă  ces radicaux, encagoulĂ©s et tout de noir vĂȘtus, lors de la manifestation.

Il a évoqué en outre la présence "d'individus qui regardent et encouragent" les black blocs à intervenir.

Selon une source policiĂšre, des figures de l'ultragauche, Antonin Bernanos et son frĂšre, Angel, ont Ă©tĂ© vus dans plusieurs manifestations contre la rĂ©forme des retraites. Il en a Ă©tĂ© de mĂȘme l'automne dernier du militant d'extrĂȘme gauche Julien Coupat.
Pour le préfet, "il y a quelque chose de politique chez les black blocs" et leur tactique consiste "à chercher à faire intervenir les forces de l'ordre pour ensuite les prendre à partie".

AFP

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