Le ministre britannique du Commerce international a indiqué dimanche qu'il tablait sur le 1er janvier 2019 comme date de sortie effective de l'Union européenne pour le Royaume-Uni qui dit avoir entamé des discussions avec l'Australie et le Canada.
Ce calendrier impliquerait que le gouvernement britannique active d'ici la fin de l'année l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui permet de notifier formellement la volonté du pays de quitter l'UE et ouvre sur une période de négociations de deux ans.
Le 1er janvier 2019 "est la date sur laquelle je travaille et elle pourrait ĂȘtre avancĂ©e si nĂ©cessaire", a dĂ©clarĂ© au Sunday Times le ministre Liam Fox, un eurosceptique historique dont la mission spĂ©cifique est de dĂ©velopper les liens avec les pays hors de l'Union europĂ©enne.
M. Fox indique, Ă cet Ă©gard, avoir dĂ©jĂ entamĂ© des discussions informelles avec plusieurs pays, dont le Canada, en vue de nouer des accords de libre Ă©change, mĂȘme si le Royaume-Uni ne peut signer aucun accord avant d'avoir quittĂ© l'UE.
Le ministre, qui doit se rendre aux Ătats-Unis la semaine prochaine, a dit "se pencher sur une douzaine d'accords de libre-Ă©change en dehors de l'UE pour ĂȘtre prĂȘts lorsque nous quitterons" l'union.
La nouvelle PremiÚre ministre Theresa May s'est, elle, entretenue samedi avec son homologue australien Malcolm Turnbull qui, selon Downing Street, espÚre nouer dÚs que possible un accord de libre échange avec le Royaume-Uni.
"C'est trÚs encourageant que l'un de nos plus proches alliés internationaux cherche déjà à établir un tel accord. Cela montre que le Brexit peut marcher pour le Royaume-Uni", a souligné Theresa May dans un communiqué.
Avant d'ĂȘtre investie mercredi dernier, la PremiĂšre ministre avait indiquĂ© qu'elle ne comptait pas activer l'article 50 "avant la fin de l'annĂ©e", alors que la Commission europĂ©enne refuse de dĂ©buter les nĂ©gociations sans ce prĂ©alable.
Lors de sa premiĂšre visite officielle, vendredi Ă Ădimbourg, Theresa May a soulignĂ© qu'elle cherchait d'abord Ă "unifier l'approche du Royaume-Uni", alors que l?Ăcosse s'est prononcĂ©e Ă 62% pour un maintien dans l'UE.
Nicola Sturgeon, la PremiĂšre ministre de l?Ăcosse, a dĂ©clarĂ© dimanche Ă la BBC que cette intention renforçait "de maniĂšre considĂ©rable la position de l?Ăcosse".
- © 2016 AFP
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