Selon le ministre des Transports

Sabotages en France : "tous les trains" circulent "normalement" lundi matin

  • PubliĂ© le 29 juillet 2024 Ă  10:39
  • ActualisĂ© le 29 juillet 2024 Ă  10:54
Un TGV sur la ligne Paris-Bordeaux au niveau de Chartres, dans le nord de la France, le 26 juillet 2024

"Tous les trains" du réseau de lignes à grande vitesse français circulent "normalement" lundi matin, trois jours aprÚs des actes de sabotage survenus le jour de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, a assuré le ministre délégué aux Transports, Patrice Vergriete.

"Je vous le confirme, ce (lundi) matin, tous les trains circulent, Ă  la fois sur la ligne Est - ça c'Ă©tait le cas depuis samedi -, la ligne Atlantique, hier (dimanche) on Ă©tait dĂ©jĂ  dans une situation quasi normale, et sur le Nord oĂč hier on Ă©tait Ă  trois trains sur quatre, ça circule normalement aujourd'hui", a dĂ©clarĂ© le ministre dĂ©missionnaire sur RTL.

La compagnie ferroviaire publique SNCF avait annoncé dimanche que les travaux de réparation étaient "totalement terminés" et qu'il n'y aurait "plus aucune perturbation" pour les voyageurs "dÚs lundi matin".

Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 04H00 du matin, des cùbles de fibre optique passant prÚs des voies et garantissant la transmission d'informations de sécurité pour les conducteurs (feux rouges, aiguillages...) ont été coupés et incendiés sur différents postes d'aiguillage stratégiques à Courtalain (LGV Atlantique), Croisilles (LGV Nord) et Pagny-Sur-Moselle (LGV Est).

Ces actes de sabotage ont entraßné une pagaille monstre dans les gares françaises vendredi en plein pic de fréquentation pour les départs et retours de vacances estivales, et à quelques heures seulement de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris organisée sur la Seine.

Quelque 800.000 personnes devaient prendre un train dans le week-end, et "finalement 700.000 ont quand mĂȘme pu rĂ©aliser leur voyage", alors que 100.000 ont eu "une annulation de train", a indiquĂ© Patrice Vergriete.

La SNCF s'est engagée à rembourser les voyageurs ayant subi une annulation ou un retard.

Depuis l'attaque, des "moyens considérables" ont été mis en place pour "renforcer" la surveillance des "28.000 kilomÚtres de réseau TGV", avec "un millier d'agents de maintenance de la SNCF" et "250 agents de la sûreté ferroviaire" de la SNCF mobilisés "jusqu'à nouvel ordre", ainsi que "50 drones" et des survols d'hélicoptÚres par la gendarmerie, a par ailleurs souligné le ministre des Transports.

Le coût de ces sabotages va "trÚs probablement" se chiffrer en millions d'euros, entre "les pertes commerciales" et "les dépenses de réparation", a estimé le ministre sur RTL. Et "il est hors de question que cela ait un impact directement sur le billet", a-t-il ajouté en réponse à question sur des répercussions éventuelles au niveau des tarifs.

AFP

guest
0 Commentaires