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Six nations: l'Angleterre seule en tĂȘte

  • PubliĂ© le 28 fĂ©vrier 2016 Ă  00:47
Le sélectionneur du XV d'Angleterre Eddie Jones (g) et son talonneur et capitaine Dylan Hartley aprÚs le match du Tournoi des six nations contre l'Irlande à Twickenham, le 27 février 2016

L'Angleterre gĂ©nĂ©ration Eddie Jones a frappĂ© un grand coup samedi dans le Tournoi des six nations en s'offrant le scalp de l'Irlande (21-10) pour entretenir des rĂȘves de Grand Chelem en attendant de se mesurer au pays de Galles.


. L'Angleterre prend la main
C'est pour l'instant un parcours sans faute qu'accomplit le nouveau sĂ©lectionneur Eddie Jones Ă  la tĂȘte du XV de la Rose. En l'emportant 21 Ă  10 Ă  Twickenham contre l'Irlande, l'Angleterre a enchaĂźnĂ© une troisiĂšme victoire en trois matches qui lui permet d'ĂȘtre la seule Ă©quipe encore en lice pour un hypothĂ©tique Grand Chelem. Ce serait une grande premiĂšre pour le XV de la Rose depuis 2003, annĂ©e oĂč il a Ă©tĂ© sacrĂ© champion du monde. Mais la route est encore longue jusqu'Ă  ce rĂȘve, puisqu'il faudra d'abord battre le pays de Galles Ă  Twickenham (12 mars) puis la France Ă  Saint-Denis (19 mars).
En attendant, les Anglais ont chassé quelques fantÎmes de leur jardin, quatre mois aprÚs le fiasco du Mondial à domicile. Ils restaient en effet à Twickenham sur deux cruelles défaites contre l'Australie et le pays de Galles, synonymes d'élimination en phase de poule. Et ils soignent leurs statistiques face à l'Irlande, double tenante du titre, face à qui ils n'ont perdu qu'une fois sur les sept derniers matches.
Le XV du TrĂšfle a, lui, dit adieu Ă  tout espoir d'un troisiĂšme sacre d'affilĂ©e, ce qui n'a jamais Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©. Le vainqueur 2014 et 2015 compte deux dĂ©faites et un nul, signe d'un certain ralentissement aprĂšs une Coupe du monde plutĂŽt dĂ©cevante. Samedi, ils ont pris la grĂȘle en quelques minutes face Ă  l'Angleterre, puis ont outrageusement dominĂ©, sans jamais revenir. Frustrant.
. Le pays de Galles en embuscade
Le pays de Galles se pose comme le principal obstacle aux Anglais sur la route du titre et l'on salive d'avance du choc entre les deux pays le 12 mars Ă  Twickenham. AprĂšs un match nul trĂšs prometteur Ă  Dublin (16-16), les hommes de Warren Gatland ont bousculĂ© l'Ecosse (27-23) puis la France vendredi (19-10) Ă  Cardiff. Un dur retour sur terre pour les Bleus du nouveau sĂ©lectionneur Guy NovĂšs qui restaient jusque-lĂ  sur deux victoires mais essayeront tout de mĂȘme de dĂ©crocher un succĂšs Ă  l'extĂ©rieur le 13 mars Ă  Edimbourg.
Les Gallois s'interrogeront cependant sur leur style de jeu, physique et frontal, qui n'a décidément guÚre séduit. Sans grande inspiration face à des Français inexpérimentés, les Gallois ont profité d'une contre-attaque éclair et d'une maladresse française pour inscrire leur seul essai, par le massif ailier George North. La botte de l'ouvreur Dan Biggar a fait le reste. Mais ce ne sera sûrement pas suffisant pour renverser une équipe d'Angleterre avide de revanche.
. La CuillĂšre de bois promise Ă  l'Italie
On voit mal comment l'Italie pourrait échapper à une sixiÚme CuillÚre de bois depuis son inclusion dans le Tournoi en 2000. Défaite en France (23-21) puis à Rome contre l'Angleterre (40-9) et l'Ecosse samedi (36-20), l'Italie devra créer l'exploit pour s'épargner une déroute totale, soit en Irlande le 12 mars, soit au pays de Galles le 19.
Sa derniĂšre Ă  Rome laissera des regrets au sĂ©lectionneur Jacques Brunel, qui devrait ĂȘtre remplacĂ© par l'Irlandais Conor O'Shea Ă  la fin de la compĂ©tition. Les partenaires de Sergio Parisse peuvent se mordre les doigts d'avoir laissĂ© filer plusieurs occasions de recoller au score aprĂšs l'heure de jeu face Ă  des Ecossais indisciplinĂ©s, mais finalement opportunistes. Encore une fois gĂ©nĂ©reuse et inefficace, l'Italie de Brunel ne fera pas mieux que la 4e place accrochĂ©e en 2013. Et si l'heure du bilan n'est pas encore tout Ă  fait venue, la stagnation du rugby italien, qui peine Ă  se structurer Ă  tous niveaux, depuis plusieurs annĂ©es inquiĂšte.
A l'inverse, l'Ecosse a interrompu une sĂ©rie de neuf dĂ©faites dans la compĂ©tition qui ne reflĂšte pas vraiment les promesses de jeu montrĂ©es sur le terrain. Futurs adversaires des Français, les Ecossais et leur animation ambitieuse proposeront un sĂ©rieux casse-tĂȘte aux Bleus.

Par Diego URDANETA - © 2016 AFP
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