Les recherches se poursuivent

Triple infanticide en Haute-Savoie: la mĂšre toujours introuvable

  • PubliĂ© le 13 novembre 2024 Ă  15:17
  • ActualisĂ© le 13 novembre 2024 Ă  18:26
Le chalet oĂč ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s morts trois enfants  Ă  Taninges, le 13 novembre 2024

Les recherches pour retrouver une mÚre de famille soupçonnée d'avoir tué mardi à l'arme blanche ses trois enfants à Taninges (Haute-Savoie) se poursuivent mercredi dans les massifs qui entourent cette petite commune montagnarde proche de la frontiÚre suisse.

"Les recherches continuent" pour retrouver la mÚre, une institutrice ùgée de 45 ans décrite comme dépressive, avec la mobilisation d'une soixantaine de membres des forces de l'ordre, a appris l'AFP auprÚs de la gendarmerie.

Des plongeurs venus d'Aix-les-Bains, de Valence et d'Evian ont aussi Ă©tĂ© dĂ©pĂȘchĂ©s sur place pour sonder les points d'eau, a-t-on prĂ©cisĂ©. Le dispositif est coordonnĂ© par la brigade de recherches de Bonneville et la section de recherche de ChambĂ©ry.

À Taninges mĂȘme, les forces de l'ordre n'Ă©taient plus prĂ©sentes mercredi matin devant le vaste chalet oĂč vivait la famille, posĂ© Ă  l'Ă©cart au bout d'une impasse dans un hameau au pied des montagnes, a constatĂ© l'AFP.

L'hélicoptÚre qui tournait la veille pour participer aux recherches de la femme n'était plus visible non plus.

Les trois enfants d'une famille recomposée vivant à Taninges, deux garçons de 2 et 11 ans et une fille de 13 ans, ont été retrouvés morts mardi aprÚs-midi par le pÚre du plus jeune enfant.

Ils prĂ©sentaient des plaies par arme blanche. Des autopsies et des expertises supplĂ©mentaires doivent ĂȘtre effectuĂ©es par l'Institut mĂ©dico-lĂ©gal (IML) de Grenoble.

Une enquĂȘte de flagrance pour "homicides volontaires" a Ă©tĂ© ouverte, a indiquĂ© le procureur de Bonneville, Boris Duffau. "L'enquĂȘte se poursuit afin de dĂ©terminer les circonstances exactes de la commission des faits", a-t-il ajoutĂ©. La mĂšre aurait laissĂ© une lettre puis aurait pris la direction des massifs environnant Taninges, selon Le DauphinĂ© libĂ©rĂ©.

- Cellule d'écoute à l'école primaire -

La femme recherchée était institutrice dans une école primaire d'un village proche de Taninges, a indiqué à l'AFP le rectorat de l'académie de Grenoble, qui chapeaute cinq départements de la région, dont la Haute-Savoie.

Deux Ă©tablissements oĂč elle avait travaillĂ© ont reçu mercredi matin la visite d'un reprĂ©sentant du rectorat et une "cellule d'Ă©coute Ă  destination des personnels et des Ă©lĂšves" mise en place avec l'appui de psychologues et personnels de santĂ©.

"Les ressources sont mises en place pour que les personnels et élÚves puissent se sentir accompagnés dans ce drame", a-t-on expliqué au rectorat.

Cette dĂ©couverte a Ă©galement provoquĂ© une forte Ă©motion dans cette commune de montagne de 3.500 habitants dans la vallĂ©e du Giffre, Ă  environ 50 km Ă  l'est de GenĂšve, oĂč une cellule d'urgence mĂ©dico-psychologique a Ă©tĂ© mise en place Ă  la mairie.

"J'ai vu les gendarmes, l'hĂ©licoptĂšre, et puis c'est tout, je n'Ă©tais au courant de rien, j'ai vu ça sur internet tout Ă  l'heure, et puis c'est... C'est horrible", a dĂ©clarĂ© Ă  l'AFP Issam, un rĂ©sident de l'impasse oĂč vivait la famille, qui ne les connaissait pas.

L'hélicoptÚre de recherches "faisait que tourner sur la montagne, il allait de l'autre cÎté, il faisait des tours, il cherchait dans les bois...", raconte-t-il, en désignant les hauteurs au-dessus du hameau.

AFP

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