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Trump attaque Cruz Ă  New York devant des milliers de supporters enthousiastes

  • PubliĂ© le 7 avril 2016 Ă  12:31
Donald Trump lors d'une rassemblement électoral à Bethpage, Long Island, New York le 6 avril 2016

Le rĂ©publicain Donald Trump a attaquĂ© violemment son rival Ted Cruz lors d'un meeting Ă©lectrique mercredi soir prĂšs de New York (nord-est des Etats-Unis), sans mĂȘme mentionner sa dĂ©faite la veille lors des primaires dans l'Etat du Wisconsin (nord).


Des milliers de supporters enthousiastes étaient venus l'écouter à Bethpage, sur l'ßle de Long Island, à une heure environ de Manhattan.
"C'est bon d'ĂȘtre Ă  la maison. J'adore New York", a dĂ©clarĂ© le milliardaire amĂ©ricain, avant de se lancer dans une attaque en rĂšgle contre le sĂ©nateur du Texas, qui lui a infligĂ© mardi une cuisante dĂ©faite lors des Ă©lections primaires rĂ©publicaines du Wisconsin.
Donald Trump a dénoncé le sénateur ultra-conservateur pour avoir critiqué à plusieurs reprises les valeurs de New York, et s'est moqué du peu de monde qu'il avait rassemblé plus tÎt dans la journée lors d'un événément organisé dans le Bronx.
Et il a pris la dĂ©fense de New York, ville oĂč il a bĂąti sa fortune, en soulignant "le courage montrĂ©" aprĂšs les attentats du 11 septembre 2001. "Nous l'avons tous vĂ©cu. Nous connaissons tous des gens qui sont morts", a-t-il dĂ©clarĂ©.
"Et j'ai ce gars là-bas qui me regarde, qui parle des valeurs de New York avec de la haine. Je pense que vous pouvez l'oublier. Oubliez-le. C'est Ted le menteur", a ajouté Donald Trump. "Ted le menteur, Ted le menteur", a répété la foule à l'unisson.
Donald Trump, 67 ans, est toujours en tĂȘte de la course Ă  l'investiture rĂ©publicaine, mais sa dĂ©faite dans le Wisconsin a freinĂ© son avance pour obtenir sans contestation possible l'investiture rĂ©publicaine cet Ă©tĂ© en vue de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de novembre.
- 'Un homme trĂšs dangereux' -
A distance raisonnable de son meeting mercredi soir, des manifestants anti-Trump ont également manifesté aux cris de "Donald Trump doit s'en aller". "Laissez tomber Trump", affirmaient leurs pancartes.
"C'est un porc misogyne, un va-t-en-guerre et un homme trÚs dangereux. Je ne veux pas de lui comme président", expliquait Deborah Poppe, une habitante de Bethpage qui a l'intention de voter pour le démocrate Bernie Sanders.
D'importantes forces de police assuraient la sécurité. Les supporters venus au meeting n'avaient pas le droit d'y entrer avec des sacs et ne pouvaient pas utiliser le parking attenant au bùtiment, contraints de se garer à distance et de marcher ou d'emprunter des navettes.
La fille de Donald Trump, Ivanka, a fait son retour dans la campagne, présentant son pÚre à la foule au début du meeting, une semaine seulement aprÚs avoir donné naissance à son troisiÚme enfant.
Les supporters ont manifesté bruyamment leur contentement à ses habituelles promesses de venir à bout du groupe jihadiste Etat islamique, de faire revenir les emplois aux Etats-Unis et de construire un mur le long de la frontiÚre mexicaine.
"Le mur, le mur, le mur", criaient-ils.
"Nous voulons Trump, nous voulons Trump", "USA, USA", scandait la salle, marée de casquettes marquées du slogan de Trump: "Rendre sa grandeur à l'Amérique".
Donald Trump a affirmé que 17.000 personnes étaient venues l'écouter, sans possibilité de le vérifier de façon indépendante.
Au premier abord, l'enthousiaste des participants, jeunes, retraitĂ©s, familles, Ă©tait le mĂȘme qu'habituellement.
Mais certains ne cachaient pas leur inquiétude, face à ses excÚs mais aussi au comportement de l'appareil républicain.
"Des fois je le regarde et j'ai envie de rentrer sous terre (...) Il va trop loin, mais j'explique ça par sa passion. Il n'est pas un politicien impeccable, c'est une chose qui viendra, mais je n'ai aucun doute sur ses compétences", expliquait Dorine Lambert, vérificatrice de faits pour un journal local.
"Je suis trÚs inquiet", confiait George Ruzzier, 81 ans, indépendant puis démocrate, qui à cause de Trump va pour la premiÚre fois voter républicain. "Ces stupides républicains, ils le freinent", expliquait-il.

Par Anne KAURANEN - © 2016 AFP
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