Trump menace l'Iran de destruction totale

  • PubliĂ© le 7 avril 2026 Ă  09:58
Le président américain Donald Trump lors d'une conférence de presse sur la guerre contre l'Iran, le 6 avril 2026 à Washington ( AFP / Brendan SMIALOWSKI )

Le président américain Donald Trump menace de détruire l'Iran mardi soir si Téhéran ne répond pas d'ici là à son ultimatum en rouvrant le détroit d'Ormuz, vital pour l'approvisionnement mondial en pétrole.

"Le pays entier pourrait ĂȘtre dĂ©truit en une seule nuit", qui pourrait ĂȘtre celle de mardi Ă  mercredi, a lancĂ© Donald Trump lundi en confĂ©rence de presse.

L'armée iranienne a rétorqué en tançant une "rhétorique arrogante", affirmant via un porte-parole que ce genre de déclarations n'avait "pas d'effet" sur ses opérations.

Le président américain avait déjà menacé, la veille, de frapper les centrales énergétiques et les ponts iraniens si la République islamique ne débloquait pas Ormuz - une voie maritime dans le Golfe par laquelle transite d'ordinaire 20% du brut mondial - d'ici mardi 20H00, heure de Washington (00H00 GMT mercredi).

Les Etats-Unis peuvent détruire "en quatre heures" s'ils le veulent les ponts et centrales en Iran, a insisté lundi le président américain.

La guerre, dĂ©clenchĂ©e le 28 fĂ©vrier par des bombardements israĂ©lo-amĂ©ricains sur l'Iran, a fait plusieurs milliers de morts au Moyen-Orient, principalement dans la RĂ©publique islamique et au Liban, d'oĂč opĂšre son alliĂ©, le Hezbollah.

Donald Trump a assurĂ© que les Iraniens soutenaient la "poursuite des frappes" et qu'ils Ă©taient "prĂȘts Ă  souffrir" pour faire tomber le pouvoir actuel.

Quelques heures auparavant, interrogé sur sa menace de détruire des centrales électriques, il avait affirmé qu'il ne "s'inquiétait pas" du risque de commettre des crimes de guerre.

Toute frappe ciblant des infrastructures civiles, en particulier des installations énergétiques, est "illégale" et "inacceptable", a souligné le président du Conseil européen, Antonio Costa.

Mais pour le milliardaire républicain, le "crime de guerre" serait de laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire.

- Un texte devant l'ONU -

Plus tĂŽt dans la journĂ©e de lundi, Iraniens et AmĂ©ricains ont repoussĂ© presque simultanĂ©ment une offre de trĂȘve initiĂ©e par des pays mĂ©diateurs.

Selon le site d'information amĂ©ricain Axios, des mĂ©diateurs, pakistanais notamment, portaient l'idĂ©e d'un cessez-le-feu de 45 jours. Celui-ci devait permettre des nĂ©gociations avant de dĂ©boucher sur un accord pour arrĂȘter la guerre.

Toujours sur le front diplomatique, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se prononcer mardi sur un projet de résolution sur la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Son promoteur, Bahreïn, a largement édulcoré le texte par rapport à la version initiale, qui donnait un clair mandat de l'ONU à tout Etat voulant utiliser la force pour libérer la voie maritime paralysée par l'Iran.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du pouvoir iranien, se disent quant à eux en train de mettre en place des conditions de navigation à Ormuz qui s'appliqueraient "en particulier aux Etats-Unis et à Israël".

Ils n'ont pas donné de détails. Ces derniÚres semaines, des parlementaires iraniens avaient proposé d'imposer des droits de passage et des taxes aux navires dans le détroit.

- Victimes civiles -

Sur le terrain, les frappes se sont poursuivies de part et d'autre.

Sans attendre la fin de l'ultimatum américain, Israël a mené lundi des frappes sur un gigantesque complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran. Un autre site pétrochimique iranien avait été frappé samedi.

"Les deux sites, représentant 85% des exportations pétrochimiques iraniennes, sont désormais hors service", a affirmé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.

Outre les infrastructures, des dirigeants iraniens ont été ciblés.

Les Gardiens de la RĂ©volution ont annoncĂ© que leur chef du renseignement, Majid Khademi, avait Ă©tĂ© tuĂ© et promis de venger sa mort. Le guide suprĂȘme Mojtaba Khamenei, toujours invisible, lui a rendu hommage dans un message Ă©crit.

Les pays du Golfe continuent d'ĂȘtre frappĂ©s quotidiennement, via des drones et des missiles, par l'Iran qui les accuse d'aider les Etats-Unis.

Au Kurdistan irakien, les autorités ont annoncé mardi matin la mort de deux civils tués par un "drone chargé d'explosifs venu d'Iran" qui s'est écrasé sur leur domicile.

Au Liban, le bilan humain approche des 1.500 morts, selon les autorités locales.

La banlieue sud de Beyrouth, sous contrÎle du Hezbollah, est vidée de la quasi-totalité de ses habitants depuis le 2 mars. Seuls quelques commerces y restent ouverts, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au début de la guerre dans une frappe américano-israélienne en Iran et présenté comme le "martyr de la nation", ornent les principales artÚres.

AFP

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3 Commentaires
Missouk
Missouk
1 mois

Il serait grand temps qu'on arrĂȘte ce fou dangereux, et cela seul le peuple amĂ©ricain en a les moyens !

HULK
HULK
1 mois

Je suis d'accord avec vous, mais il aurait fallu arrĂȘter l'IRAN avant, vous ne pensez pas?

ZembroKaf
ZembroKaf
1 mois

Heu l'Iran n'a attaqué personne ... ni les USA ni "l'état colonisateur génocidaire" ni les émirats !!!