Conflit au Moyen-Orient : Trump menace Téhéran, qui veut paralyser le commerce de pétrole, Macron tiendra une réunion du G7

  • Publié le 11 mars 2026 à 08:14
  • Actualisé le 11 mars 2026 à 08:51
Frappe israélienne sur Beyrouth le 11 mars 2026

Le président américain a menacé mardi l’Iran de lourdes "conséquences militaires" s’il minait le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial, devenu un nerf de cette guerre dans laquelle Téhéran affiche toujours sa détermination. Le président français Emmanuel Macron lui, tiendra mercredi une réunion des chefs d’État et de gouvernement du G7 sur "les conséquences économiques" de la guerre en Iran.

  • Un porte-conteneurs endommagé par un "projectile inconnu" près du détroit d’Ormuz

    Un porte-conteneurs a été endommagé par un "projectile inconnu" au large des Emirats arabes unis, près du détroit d’Ormuz, a annoncé mercredi l’agence maritime britannique (UKMTO). 

    "Le capitaine d’un porte-conteneurs a signalé que le navire a subi des dommages causés par un probable projectile inconnu", a indiqué l’agence.

    L’incident, s’est produit à 25 miles nautiques (46 km) au nord-ouest des Emirats, tout près de détroit d’Ormuz. Il n’a pas fait de victime et l’équipage est en sécurité, a ajouté l’UKMTO, précisant que l’étendue des dégâts était en train d’être évaluée.

    Au moins une dizaine de bateaux situés dans le détroit d’Ormuz ou à proximité ont signalé des attaques entre le 1er et le 10 mars, selon les données de l’UKMTO, de l’Organisation maritime internationale (OMI) et des autorités iraniennes.

  • Iran : le chef de la police avertit que tout manifestant sera traité en "ennemi"

    Le chef de la police iranienne a prévenu que tout manifestant contestant les autorités serait traité comme un "ennemi", alors que l’Iran est en guerre depuis douze jours.

    "Si quelqu’un s’avance conformément aux souhaits de l’ennemi, nous ne le considérerons plus comme un simple manifestant, mais comme un ennemi. Et nous lui ferons subir le même traitement qu’à un ennemi", a déclaré le chef de la police nationale Ahmad-Reza Radan dans des commentaires diffusés par la télévision nationale Irib.

    Le président américain Donald Trump a appelé les Iraniens à prendre le pouvoir, deux mois après une mouvement de protestation réprimé dans le sang.

  • L'armée américaine annonce avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens "près du détroit d'Ormuz"

    L'armée américaine a annoncé ce mardi 10 mars avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens "près du détroit d'Ormuz" après que Donald Trump a menacé l'Iran d'importantes "conséquences militaires" si Téhéran décidait de miner ce passage névralgique pour le transport du pétrole et du gaz.

    "Les forces américaines ont éliminé plusieurs navires de guerre iraniens le 10 mars, dont 16 navires poseurs de mines près du détroit d'Ormuz", a-t-elle écrit sur X.

    Donald Trump avait annoncé plus tôt que plusieurs bateaux avaient été détruits: "Je suis heureux d'annoncer qu'au cours des dernières heures, nous avons touché et complètement détruit 10 bateaux et/ou navires poseurs de mines inactifs, et d'autres suivront !", avait-il indiqué sur sa plateforme Truth Social.

  • L'Iran multiplie les frappes

    L'Iran a revendiqué mercredi une offensive de grande ampleur et ciblé un champ pétrolier en Arabie saoudite, au moment où l'Agence internationale de l'énergie (AIE) envisage un recours sans précédent aux réserves stratégiques face à la flambée des cours du brut.

    Lire l'article.

  • Téhéran dit avoir ciblé une base américaine au Koweït

    Les gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir attaqué une base américaine au Koweït, selon les agences de presse iraniennes Mehr et Fars.

    "La base américaine à Arifjan a été frappée par deux missiles tirés" par les gardiens de la révolution, ont-ils affirmé, selon les agences iraniennes, alors que le Koweït n’a pas confirmé officiellement cette attaque.

    Situé au sud de la ville de Koweït, Camp Arifjan abrite le quartier général avancé de la composante terrestre du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

  • Macron tiendra mercredi une réunion du G7 par visioconférence

    Le président français Emmanuel Macron tiendra mercredi à 15H00 (18 heures, heure de La Réunion) une réunion des chefs d’État et de gouvernement du G7 sur "les conséquences économiques" de la guerre en Iran, notamment la "situation énergétique" et les "mesures pour les atténuer", a annoncé mardi l’Élysée.

    "Il s’agira de la première discussion sur cet enjeu entre membres du G7. La coordination économique est un enjeu central pour avoir une réponse efficace et utile à la situation", a ajouté l’Elysée, la France présidant cette année le G7 des pays les plus industrialisés.

    Emmanuel Macron a évoqué lundi un possible recours des pays du G7 à leurs réserves stratégiques de pétrole afin d’atténuer la hausse des prix du but provoquée par la guerre en Iran et son extension aux pays voisins producteurs d’hydrocarbures.

  • Bonjour La Réunion

    Depuis plusieurs jours, un conflit secoue le Moyen-Orient, après l'attaque samedi 28 février dernier de l'Iran par Israël et les Etats-Unis.

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À propos

Peu après, l'armée américaine a annoncé avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens "près du détroit".

C'est par cet étroit passage que transite, en temps de paix, un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Le gouvernement américain est pressé de le rouvrir à la circulation maritime, dans l'espoir de calmer les prix du pétrole et son opinion publique, très sensible aux prix à la pompe.

"Le contrôle du détroit d'Ormuz a permis à l'Iran de peser sur les relations économiques internationales", ont salué les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique.

Le risque pesant sur la production d'hydrocarbures a été illustré par la fermeture, à cause d'une attaque de drones, de la raffinerie de Ruwais aux Emirats arabes unis, l'une des plus grandes au monde.

Après plusieurs jours de flambée - jusqu'à près de 120 dollars le baril lundi - les cours du pétrole ont chuté mardi avant de remonter autour de 88 dollars le baril.

- "Quoi faire, où aller" -

Engagé dans le conflit depuis le 28 février au côté de Washington, Israël a rapporté dans la nuit de mardi à mercredi avoir continué de frapper l'Iran et la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien.

Le gouvernement libanais a indiqué mardi que "près de 760.000 déplacés" ont été enregistrés depuis le 2 mars, début des combats entre Hezbollah et Israël.

Plusieurs séries d'explosions ont retenti dans Téhéran mardi soir.

Certaines déflagrations ont fait vibrer les vitres de l'appartement d'un journaliste de l'AFP habitant le nord de la ville.

Interrogée par l'AFP, une habitante de la capitale se rassurait un peu plus tôt en pensant que les bombardements "ne visent pas les immeubles ordinaires", mais plutôt "les commissariats, les mosquées, les sites militaires". "Mais imaginez: un commissariat est touché au bout de votre rue. Toutes vos fenêtres volent en éclats. C'est ce que beaucoup de gens ont vécu", a-t-elle décrit.

Depuis le début de la guerre, "je n'ai assisté à aucun rassemblement festif", a rapporté auprès de l'AFP Mohmmad Kabir Nazari, un Afghan de 48 ans rencontré à la frontière avec l'Iran, où il vient de travailler pendant onze mois.

"Les gens ne faisaient que s'interroger sur quoi faire, où aller", a-t-il ajouté.

L'Iran, qui affiche sa détermination à continuer le combat, a désigné dimanche comme guide suprême l'ayatollah Mojtaba Khamenei, après la mort de son père dans des frappes israélo-américaines au premier jour de la guerre.

Mais l'héritier, dont l'épouse a aussi été tuée, n'a toujours pas été vu. Sans donner de précisions, la télévision d'État a mentionné qu'il avait été "blessé" au cours du conflit.

- Réunion du G7 -

Défiant les Etats-Unis et Israël, Téhéran rejette l'idée même d'un cessez-le-feu. "Nous pensons que l’agresseur doit être puni", a dit le président du Parlement iranien, l'influent Mohammad Bagher Ghalibaf.

L'armée iranienne continue de lancer des salves de missiles et de drones vers Israël et des pays voisins du Golfe, grands producteurs d'hydrocarbures abritant pour certains des bases américaines.

Des explosions ont ainsi encore été entendues mardi soir dans la capitale de Bahreïn, Manama, selon deux journalistes de l'AFP.

Mettant en garde contre une "guerre sans fin", le chancelier allemand, Friedrich Merz a déploré l'absence d'un "plan" américano-israélien pour arrêter le conflit.

Le président français Emmanuel Macron tiendra mercredi à 15H00 (14H00 GMT) une réunion des chefs d'Etat et du gouvernement du G7 sur "les conséquences économiques" de la guerre en Iran, notamment la "situation énergétique" et les "mesures pour les atténuer". 

AFP

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