Guerre au Moyen-Orient : Trump promet que la guerre contre l’Iran "va se terminer bientôt"

  • Publié le 10 mars 2026 à 05:07
  • Actualisé le 10 mars 2026 à 06:36
Le président américain Donald Trump pendant une table ronde à Washington, aux Etats-Unis, le 4 mars 2026

Donald Trump a assuré lundi que la guerre contre l’Iran allait "se terminer bientôt", sans évoquer d’échéance précise, bien que Téhéran poursuive ses attaques de missiles et de drones à travers le Moyen-Orient.

  • "Nous ne participons pas à un conflit en cours": le message d'Emmanuel Macron aux armées

    Le président de la République Emmanuel Macron a foulé le pont du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée ce lundi 9 mars aux alentours de 17 heures, après avoir voyagé en hélicoptère jusqu'au navire, qui se trouve désormais au large de la Crète, en Grèce.

    Devant une foule de militaires, Emmanuel Macron a commencé par rappeler que ce déploiement a été effectué "pour protéger nos compatriotes". Ce déploiement est aussi une question de protection des alliés, "nos amis", notamment vis-à-vis de ceux avec qui la France a des "accords de défense".

    "On a envoyé des moyens (...) et c'est important de pouvoir être aux côtés des pays de la région avec lesquels nous avons des accords de défense, et qui peuvent être fragilisés par ce qu'il se passe et de pouvoir opérer" cette manoeuvre.

    Une mission particulièrement orientée vers Chypre, touchée par un drone peu après le début de cette offensive. Une manoeuvre qui doit aussi ne pas "se faire trop loin du Liban", visé par des frappes israéliennes de manière incessante depuis plusieurs jours.

  • Trump dit qu’une "enquête est en cours" sur la frappe sur une école, qu’il avait d’abord attribuée à l’Iran

    Donald Trump a déclaré lundi qu’une enquête était "en cours" concernant la frappe au premier jour de la guerre sur une école en Iran, qui a fait plus de 150 morts selon Téhéran, après avoir affirmé que les autorités iraniennes étaient responsables de ce bombardement.

  • Macron se pose en leader de la défense européenne, faute de leviers sur le conflit

    Face au fait accompli de la guerre au Moyen-Orient, et sans grand levier pour influer sur son cours, Emmanuel Macron, en déplacement lundi à Chypre et sur le Charles de Gaulle, tente de reprendre l'initiative en traçant le sillon d'une France leader en matière de défense européenne.

    Le président français a fait une visite express à Paphos, sur l'île méditerranéenne touchée par un drone de fabrication iranienne après le début du conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran.

    Message central: "lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée". Et la France répond présent pour la protéger, comme elle le fait pour ses partenaires du Golfe visés par des représailles iraniennes. Il a d'ailleurs évoqué, sans plus de précisions, de nouvelles "interceptions" de frappes qui se sont poursuivies ces derniers jours.

    Dans la foulée, détour par le porte-avions Charles de Gaulle, désormais au large de la Crète, en Grèce, dans le cadre d'un important déploiement militaire décidé par Paris face à l'embrasement moyen-oriental.

    "Ce qui est très important, et habile, dans ces déplacements, c'est qu'ils lui permettent de reprendre l'initiative alors que, depuis le début de la guerre, tous les Européens étaient placés devant le fait accompli", dit à l'AFP Cyrille Bret, chercheur à l'Institut Montaigne.

  • L'Australie accorde l'asile à des footballeuses iraniennes

    L'Australie a accordé l'asile à certaines joueuses de l'équipe iranienne féminine de football, qui avaient refusé de chanter leur hymne national avant un match de la Coupe d'Asie, de crainte qu'elles ne subissent des représailles à leur retour dans leur pays, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur, Tony Burke. 

  • Attaques à Bahreïn et au Kurdistan irakien

    Bahreïn a fait état d'un mort et de plusieurs blessés tôt mardi matin dans une attaque iranienne qui a touché un immeuble résidentiel à Manama, la capitale.

    Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi matin que leur consulat général au Kurdistan irakien avait été la cible d'une attaque de drone, qui s'est soldée par des dégâts matériels. 

  • Trump assure que la guerre "va se terminer bientôt"

    Donald Trump a assuré lundi que la guerre contre l'Iran allait "se terminer bientôt", sans préciser à quelle échéance et en évoquant une possible intensification des opérations, lors d'une conférence de presse à Miami, sa première depuis le début de la guerre le 28 février.

    Le président américain a également dit que l'évolution du conflit était "bien en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué auparavant.

    Il a menacé de frapper l'Iran "beaucoup plus fort" si Téhéran "prenait le monde en otage" en bloquant l'acheminement de pétrole dans la région via le détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL). 

  • Bonjour La Réunion

    Depuis plusieurs jours, un conflit secoue le Moyen-Orient, après l'attaque samedi 28 février dernier de l'Iran par Israël et les Etats-Unis.

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À propos

Les déclarations du président américain ont fait redescendre les cours du pétrole, qui s’étaient envolés, et grimper les marchés boursiers, notamment en Asie. A Tokyo, l’indice Nikkei a ainsi ouvert mardi en hausse de 3 % et l’indice Kospi de plus de 5 % à Séoul, après avoir tous deux clôturé sur des chutes de plus de 5 %.

"La guerre va se terminer bientôt", a affirmé Donald Trump lors d’une conférence de presse à Miami, sa première en dix jours de guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique.

Il a également dit que le conflit était "bien en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué auparavant.

"C’est nous qui déciderons de la fin de la guerre", ont répliqué mardi les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique.

Le président américain a menacé de frapper l’Iran "beaucoup plus fort" si Téhéran "prenait le monde en otage" en bloquant l’acheminement de pétrole dans la région via le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).

Ce passage maritime stratégique restera impraticable tant que la guerre durera, a averti lundi le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani.

Les Etats-Unis ont frappé en dix jours plus de 5.000 cibles dont plus de cinquante navires iraniens, a annoncé lundi l’armée américaine.

- "Déçu" par le choix de Mojtaba Khamenei -

Le président américain a maintenu l’ambiguïté sur les buts réellement poursuivis par les Etats-Unis dans cette offensive menée conjointement avec Israël.

S’il souhaite ouvertement la chute de la République islamique, ou a minima l’émergence de dirigeants alignés sur les intérêts américains, Washington affiche comme objectif de détruire les capacités balistiques de l’Iran et l’empêcher de se doter de la bombe atomique, intention que Téhéran dément nourrir.

Interrogé sur le fait de savoir si le nouveau guide suprême iranien désigné dimanche, Mojtaba Khamenei, avait désormais "une cible dans le dos" Donald Trump a dit ne pas vouloir répondre mais s’est redit "déçu par ce choix".

"Nous pensons que cela ne fera que perpétuer les problèmes que connaît déjà ce pays", a-t-il expliqué.

Israël a déjà désigné Mojtaba Khamenei comme "une cible", le qualifiant de "tyran prêt à perpétuer la brutalité du régime iranien".

L’armée israélienne a annoncé lundi soir avoir lancé une vague de frappes "de grande ampleur" sur Téhéran.

En Iran, le pouvoir a mobilisé ses partisans pour célébrer la désignation de Mojtaba Khamenei comme successeur de son père, l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février, au premier jour de la guerre, dans les frappes américano-israéliennes qui ont fait plus de 1.200 tués en dix jours, selon l’Iran.

L’AFP n’est pas en mesure de vérifier indépendamment les bilans fournis par les protagonistes.

"Dieu est grand", "Mort à l’Amérique", "Mort à Israël", ont scandé des milliers d’Iraniennes et d’Iraniens, vêtus de noir, sur une place centrale de Téhéran, la capitale, rassemblés en soutien au nouveau dirigeant de 56 ans, proche des Gardiens de la Révolution.

"Nous le soutiendrons et obéirons à tous ses ordres jusqu’à notre dernier souffle", dit à l’AFP une manifestante, Somayeh Marzoughi, femme au foyer de 35 ans.

Le nouveau guide suprême n’est pas encore apparu publiquement.

Des infrastructures pétrolières iraniennes ont aussi été visées par des frappes israélo-américaines. Des dépôts de carburant à Téhéran ont été touchés, provoquant des incendies qui ont plongé dimanche la capitale dans une obscurité apocalyptique.

- Trépidations des cours de l’or noir -

De son côté, l’Iran poursuit ses attaques, à titre de représailles, visant le territoire israélien mais aussi ses voisins du Golfe, y compris leurs infrastructures pétrolières, ce qui a provoqué une hausse des prix du pétrole et la crainte d’un choc stagflationniste mondial.

Bahreïn a ainsi fait état de deux morts et de plusieurs blessés tôt mardi matin dans une attaque iranienne qui a touché un immeuble résidentiel à Manama, la capitale, selon un dernier bilan.

Un deuxième missile iranien a aussi été intercepté au-dessus de la Turquie, provoquant une mise en garde d’Ankara à Téhéran.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a proposé lundi à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan au cours d’un entretien téléphonique la création d’une « équipe conjointe » pour enquêter sur ces incidents, selon les médias iraniens.

L’embrasement du Moyen-Orient a entraîné une flambée des cours pétroliers qui, si la guerre se prolonge, pourrait plomber l’économie mondiale.

Lundi vers 16H30 GMT, les prix du pétrole avaient cependant ralenti, les ministres des Finances du G7 ayant évoqué une possible utilisation des réserves stratégiques d’or noir.

A la suite des déclarations de Donald Trump sur la fin proche de la guerre, le Brent, référence internationale pour le pétrole, est passé brièvement sous les 84 dollars le baril. Vers 20H10 GMT, il chutait de 8,68% par rapport à sa clôture quelques heures plus tôt, à 90,93 dollars.

Son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI) reculait de 5,71%, à 89,36 dollars vers 22H30 GMT.

A des milliers de km à l’ouest de l’Iran, au Liban, le Hezbollah a prêté allégeance lundi au nouveau guide suprême.

Le président libanais, Joseph Aoun, a lui accusé ce mouvement chiite de vouloir provoquer « l’effondrement » du Liban en attaquant Israël.

"Nous n’avons pas d’autre choix que la résistance", a rétorqué le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohamed Raad.

Au moins 486 morts ont été dénombrés dans les frappes israéliennes au Liban, et plus d’un demi-million de personnes ont été déplacées, selon les autorités.

A l’étranger, le président russe, Vladimir Poutine, allié de Téhéran, a assuré Mojtaba Khamenei de son « soutien indéfectible ».

L’Irak, limitrophe de l’Iran, et le sultanat d’Oman, médiateur lors de récentes négociations américano-iraniennes, ont tous deux félicité Mojtaba Khamenei pour sa désignation comme guide suprême.

AFP

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