Corée du Nord

Un tir de missile nord-coréen entretient les craintes de durcissement de Pyongyang

  • PubliĂ© le 14 janvier 2024 Ă  12:56
  • ActualisĂ© le 14 janvier 2024 Ă  12:57
Un écran diffuse des images d'un tir de missile nord-coréen, dans une gare de Séoul, le 14 janvier 2024 en Corée du Sud

La Corée du Nord a tiré dimanche un missile balistique, a annoncé l'armée sud-coréenne, quelques jours aprÚs des exercices d'artillerie avec des munitions réelles et sur fond d'inquiétudes sur un durcissement de la position de Pyongyang.

"La Corée du Nord a tiré un missile balistique non identifié vers la mer de l'Est", a déclaré l'état-major interarmées sud-coréen dans un communiqué, faisant référence à une zone aussi connue sous le nom de mer du Japon.

Les chefs d'état-major interarmées ont indiqué avoir détecté le lancement, mais n'ont donné aucun autre détail.

Les garde-cÎtes japonais ont fait état d'un "objet, potentiellement un missile balistique, lancé depuis la Corée du Nord", citant des informations du ministÚre de la Défense du pays, demandant aux navires de faire attention.

Le dernier missile lancé par la Corée du Nord, le 18 décembre, était un missile de classe ICBM à combustible solide Hwasong-18, le plus avancé dont elle dispose, tiré dans la mer du Japon.

Début janvier, la Corée du Nord a effectué des exercices d'artillerie avec des munitions réelles sur sa cÎte occidentale, prÚs d'ßles sud-coréennes dont la population civile a été appelée à se mettre à l'abri.

- Changement de ton -

Mercredi, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a décrit la Corée du Sud comme le "principal ennemi" du pays.

"Le moment historique est enfin venu oĂč nous devrions dĂ©finir (la CorĂ©e du Sud) comme l'Etat le plus hostile Ă  la (CorĂ©e du Nord)", a assurĂ© M. Kim, qualifiant la CorĂ©e du Sud de "principal ennemi" de Pyongyang.

Ces commentaires marquent un changement de ton dans la politique nord-coréenne et laissent présager que Pyongyang adoptera à l'avenir une position plus dure, selon des analystes.

Les relations entre les deux Corées sont actuellement au plus bas depuis des décennies.

Fin dĂ©cembre, Kim Jong Un a ordonnĂ© l'accĂ©lĂ©ration des prĂ©paratifs militaires en vue d'une "guerre" pouvant "ĂȘtre dĂ©clenchĂ©e Ă  tout moment". Il a dĂ©noncĂ© une "situation de crise persistante et incontrĂŽlable", selon lui dĂ©clenchĂ©e par SĂ©oul et Washington avec leurs exercices militaires conjoints dans la rĂ©gion.

Pyongyang a réussi l'année derniÚre à mettre en orbite un satellite espion, aprÚs avoir reçu, selon la Corée du Sud, une aide technologique russe, en échange de livraisons d'armes pour la guerre que mÚne Moscou en Ukraine.

L'an dernier, la Corée du Nord a également inscrit son statut de puissance nucléaire dans sa Constitution et tiré plusieurs missiles balistiques intercontinentaux, en violation des résolutions de l'ONU.

Autre signe de l'aggravation des tensions entre les deux voisins, Séoul a partiellement suspendu en novembre un accord conclu avec Pyongyang en 2018 qui visait à prévenir les incidents militaires frontaliers.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté de nombreuses résolutions appelant la Corée du Nord à mettre un terme à ses programmes nucléaire et balistique depuis que Pyongyang a effectué son premier essai nucléaire en 2006.

AFP

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