Violences familiales : amende avec sursis pour un ex-procureur de Cahors

  • PubliĂ© le 2 aoĂ»t 2025 Ă  09:51
 Alexandre Rossi dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Montauban, le 13 juin 2025. © Photo Lionel Bonaventure / AFP

L’ancien procureur de Cahors Alexandre Rossi a Ă©tĂ© condamnĂ© vendredi Ă  1.500 euros d’amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Montauban pour des violences sur ses enfants mais relaxĂ© pour celles que lui reprochait son Ă©pouse.

À l’audience mi-juin, le magistrat, aujourd’hui substitut au parquet gĂ©nĂ©ral d’Aix-en-Provence, avait rĂ©futĂ© tout acte de ce type Ă  l’égard de ses proches, affirmant Ă  la barre: "la violence me rĂ©pugne".

Outre l’amende avec sursis, le tribunal de Montauban a condamnĂ© M. Rossi Ă  verser 600 et 300 euros Ă  deux de ses trois fils au titre des dommages-intĂ©rĂȘts.

Le procureur de la RĂ©publique de Montauban Bruno Sauvage avait requis une peine de deux mois de prison avec sursis assortie d’un stage de parentalitĂ©.

M. Rossi "prend acte de sa condamnation symbolique Ă  une amende pour des faits de violences verbales commis Ă  l’encontre de ses fils", a indiquĂ© Ă  l’AFP son avocat Me Mourad Battikh, ajoutant que son client "se rĂ©serve le droit d’interjeter appel".

En revanche, il "salue la décision" concernant son ex-compagne et se dit "heureux que la justice ait reconnu le caractÚre mensonger des dénonciations" de celle-ci, a ajouté Me Battikh.

L’épouse du magistrat d’avec qui il est en instance de divorce a par ailleurs Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă  une amende de 800 euros avec sursis pour l’avoir filmĂ© Ă  son insu.

M. Rossi "salue Ă©galement" cette condamnation "pour les faits d’atteinte Ă  la vie privĂ©e dont il a Ă©tĂ© victime et qui lui ont causĂ© un important prĂ©judice", a ajoutĂ© son avocat Ă  l’AFP.

Au cours d’une longue audience, les juges du tribunal de Montauban s’étaient plongĂ©s dans les dĂ©chirements du couple formĂ© par M. Rossi et son Ă©pouse, 45 ans tous les deux, ainsi que sur les relations difficiles qu’il pouvait avoir avec ses fils.

Sur ce dernier point, le prévenu avait admis devant le tribunal avoir eu par moments "un comportement de mauvais pÚre", reconnaissant des insultes ou des propos comme "je vais te massacrer", assénés à ses enfants.

Il avait en revanche rĂ©futĂ© avoir Ă©tĂ© violent, mettant en avant le gabarit imposant de ses fils pour expliquer la brutalitĂ© dont il faisait parfois preuve lorsqu’il les sĂ©parait au cours de disputes.

PrĂ©sente lors du dĂ©libĂ©rĂ©, l’avocate de l’épouse du magistrat s’est refusĂ© Ă  toute dĂ©claration, a constatĂ© un correspondant de l’AFP.

AFP

guest
0 Commentaires