Maladie de Newcastle : pas de panique pour vos volailles de NoĂ«l, charcuterie et boudins sont sans danger

  • PubliĂ© le 22 dĂ©cembre 2025 Ă  07:18
ferme de poulet bio péi

Sur la table de fĂȘte, charcuterie, boudins et autres produits Ă  base de volaille accompagnerons les autres mets. Alors que le 17 novembre 2025, les services de l’État ont Ă©tĂ© informĂ©s d’une mortalitĂ© importante de volailles dans une basse-cour au Tampon, touchĂ©e par le virus de la maladie de Newcastle, des consommateurs s'inquiĂštent. Éleveurs, professionnels et services de l'État l'assurent, des contrĂŽles stricts sont effectuĂ©s chaque semaine. La consommation de tout produit Ă  base de volaille, ne prĂ©sente aucun risque pour l'homme (Photo : sly/www.imazpress.com)

En cas de suspicion de virus de la maladie de Newcastle, "tout signalement reçu fait l'objet d'une expertise", prévient la préfecture. 

Lire aussi - Le Tampon : forte mortalité dans un élevage de volailles frappé par la maladie de Newcastle

- Des contrÎles stricts dans les élevages de volaille pour éviter tout virus -

Au sein des élevages de la coopérative avicole de La Réunion, "il y a un protocole bien drastique. Tous les élevages sont clÎturés, quand les camions pénÚtrent dans la cour, il y a un pédiluve pour désinfecter les roues du camion", explique Olivier Chamand, éleveur de volailles.

Il ajoute : "dÚs que l'on rentre dans l'élevage, on prend une douche et l'on met des sabots pour entrer dans la cours".

La prĂ©fecture ajoute : "dans la zone de protection, soit 3 kilomĂštres autour du foyer qui a Ă©tĂ© dĂ©peuplĂ© de ses volailles et nettoyĂ©/dĂ©sinfectĂ© au Tampon, 13 structures de professionnels ou de particuliers dĂ©tenant des volailles ont Ă©tĂ© recensĂ©es. À ce jour, 9 structures sur les 13 ont d'ores et dĂ©jĂ  fait l'objet de visites et prĂ©lĂšvements". "Ces opĂ©rations se poursuivent pour les sites restants", rassure la prĂ©fecture.

À ce stade, "aucun signe clinique de la maladie n'a Ă©tĂ© constatĂ© dans ces structures et les rĂ©sultats de laboratoire sont attendus".

Comment est arrivĂ© ce virus Ă  La RĂ©union ? "Il est trop tĂŽt pour pouvoir rĂ©pondre Ă  cette question. L'enquĂȘte Ă©pidĂ©miologique et les investigations sont en cours. Les rĂ©sultats, une fois exploitĂ©s, pourront, le cas Ă©chĂ©ant, permettre de rĂ©pondre Ă  cette question", explique la prĂ©fecture.

Toute suspicion, dont des mortalitĂ©s anormales de volailles, doit ĂȘtre systĂ©matiquement signalĂ©e au vĂ©tĂ©rinaire sanitaire qui suit vos animaux ou Ă  la DAAF de La RĂ©union ([email protected]  ou 02 62 30 89 89) ou, le soir et le week-end, Ă  la prĂ©fecture au 02 62 40 77 77.

Toute dĂ©couverte d’oiseaux sauvage morts, dans l’espace public ou sur sa propriĂ©tĂ©, doit ĂȘtre signalĂ©e au rĂ©seau Sagir : [email protected] en prĂ©cisant le lieu, les circonstances et tout Ă©lĂ©ment utile. Il est impĂ©ratif de ne pas toucher ni manipuler les animaux qui seraient dĂ©couverts morts dans ce cadre.

- Pas de risques de manger de la volaille pour les consommateurs -

Des contrĂŽles stricts Ă©galement Ă  respecter dans les usines de transformation des volailles. "Il y a chaque semaine un contrĂŽle vĂ©tĂ©rinaire des services de l'État qui est fait", dit-on Ă  Imaz Press. "Nous n'avons pas le droit Ă  l'erreur, c'est la vie des consommateurs qui est en jeu."

D'autant qu'en cette pĂ©riode de fĂȘte, "l'activitĂ© explose avec un personnel qui a triplĂ©".

"La consommation de viande et Ɠufs, et plus gĂ©nĂ©ralement de tout produit alimentaire Ă  base de volaille, ne prĂ©sente aucun risque pour l'homme", confirment les services de la prĂ©fecture.

- Des mesures pour éviter la diffusion du virus à La Réunion -

Sur l’ensemble de l’üle, afin de prĂ©venir la diffusion de cette maladie qui mettrait en pĂ©ril l’aviculture rĂ©unionnaise, le PrĂ©fet interdit temporairement les rassemblements d’oiseaux et notamment les volailles vivantes dans les foires, les marchĂ©s, les expositions et gallodromes (lieux de combats de coqs).

Le préfet a toutefois autorisé l'ouverte de 5 ron de batay kok sous réserve de dérogation.

D'autres mesures sont mises en Ɠuvre dans les zones de protection et de surveillance :

‱ DĂ©clarations obligatoires pour les professionnels et les particuliers dĂ©tenteurs de volailles. Les particuliers doivent se dĂ©clarer auprĂšs des mairies ou sur Internet.

‱ Les lieux de dĂ©tention de volailles peuvent faire l’objet de visites par un vĂ©tĂ©rinaire Ă  la demande de la DAAF de La RĂ©union pour contrĂŽler l’état sanitaire des animaux ;

‱  Interdiction de tout mouvement d’oiseaux domestiques ou de faune sauvage au sein ou au dĂ©part de la zone rĂšglementĂ©e, sauf dĂ©rogation prĂ©alable dĂ©livrĂ©e par la DAAF ;

‱ Obligation de signaler immĂ©diatement toute apparition de signes cliniques Ă©vocateurs de la maladie de Newcastle ou toute augmentation de la mortalitĂ© ainsi que toute baisse importante dans les donnĂ©es de production Ă  la DAAF de La RĂ©union par les responsables des exploitations qu’elles soient de nature commerciale ou non ;

‱ Mise en Ɠuvre de mesures renforcĂ©e de biosĂ©curitĂ© : des informations sur la biosĂ©curitĂ© Ă  destination des professionnels et des particuliers dĂ©tenteurs sont disponibles sur le site internet du ministĂšre de l’agriculture et de la souverainetĂ© alimentaire : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-les-mesures-de-biosecurite-pour-les-operateurs-professionnels-et-les-particuliers ;

‱ Interdiction de lñcher de gibier à plumes.

Le préfet rappelle que :

‱ Les obligations dĂ©claratives s’appliquent aux professionnels comme aux particuliers dĂ©tenteurs de volailles.
‱ En application de l’arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral n°3015 SGAER/DAE/BEFE du 21 novembre 1995 concernant la prise de mesure de prophylaxie vis-Ă -vis de la maladie de Newcastle : la vaccination contre la maladie de Newcastle est obligatoire pour toutes les espĂšces sensibles sur l’ensemble du dĂ©partement.

Le préfet de La Réunion appelle chacune et chacun, professionnel ou détenteur à titre familial ou personnel, "à la plus grande vigilance et au respect strict des prescriptions face à ce risque pouvant avoir des conséquences sanitaires et économiques trÚs importantes".

Le non-respect de l’arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral ou le refus de laisser rĂ©aliser les contrĂŽles est pĂ©nalement sanctionnable et fera l’objet de poursuites systĂ©matiques.

ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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6 Commentaires
GHERARDI
GHERARDI
3 mois

C'est l'arbre qui cache la forĂȘt.

EXTRAIT :

PUBLIC SENAT Par Aglaée Marchand Publié le 28/11/2025 à 16:02

AprĂšs deux ans d’attente, le gouvernement publie aujourd’hui la StratĂ©gie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat, dont a discrĂštement disparu la mention d’une limitation des produits ultra-transformĂ©s....

Il paraĂźt que la santĂ© commence dans l’assiette. C’est, en tout cas, ce qui a conduit une quarantaine de chercheurs internationaux Ă  appeler les pouvoirs publics Ă  prendre des mesures sanitaires relatives aux aliments ultra transformĂ©s...

Ces produits sont obtenus grĂące Ă  des processus physico-chimiques qui modifient leur texture, leur goĂ»t et leur conservation. Ils contiennent des additifs qu’on ne retrouve pas en cuisine traditionnelle, et qui peuvent ĂȘtre difficiles Ă  dĂ©celer pour ceux qui les ingĂšrent. Les experts de The Lancet ont identifiĂ© les consĂ©quences dĂ©lĂ©tĂšres de leur consommation, et la liste est longue. Entre autres : l’obĂ©sitĂ©, le diabĂšte et la dĂ©pression. En 2023, un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, signĂ©e par l’ex-sĂ©natrice socialiste AngĂšle PrĂ©ville, lançait dĂ©jĂ  un signal d’alerte : « Le dĂ©sĂ©quilibre de l’alimentation est l’une des premiĂšres causes de l’épidĂ©mie de maladies chroniques constatĂ©es en France »......

C’est un systĂšme agro-industriel qui vit d’un certain mode d’alimentation, de la transformation des aliments et d’une consommation de calories grasses et sucrĂ©es qui coĂ»tent peu cher Ă  produire et rapportent beaucoup, alors que les protĂ©ines vĂ©gĂ©tales coĂ»tent plus cher. Ce systĂšme en place ne se soucie absolument pas des intĂ©rĂȘts de santĂ© publique...

Le sĂ©nateur de Paris se remĂ©more des dĂ©bats houleux sur la loi Duplomb : « Qui veut qu’on rĂ©tablisse l’acĂ©tamipride ? Ce sont les betteraviers. Et qui produit le sucre des produits pour bĂ©bĂ©s ? Les betteraviers. C’est la mĂȘme logique pour l’alimentation ultra-transformĂ©e. Les intĂ©rĂȘts de ces filiĂšres ne veulent rien changer, quelles que soient les consĂ©quences. Et on ne peut que constater que le poids de l’industrie agro-alimentaire est majeur, sur un gouvernement trĂšs faible ». Bernard Jomier tire la sonnette d’alarme : « On ne prend pas le virage de la prĂ©vention et on le paiera cher en termes de pathologies, et de coĂ»t pour notre systĂšme de SĂ©curitĂ© sociale ».

Pierre
Pierre
3 mois

En cas d’infection par une souche trĂšs agressive, des symptĂŽmes nerveux et une forte mortalitĂ© peuvent ĂȘtre signalĂ©s.
L’homme n’est pas sensible Ă  la maladie. La consommation d’Ɠufs, de viande de volaille et de produits d’origine avicole ne prĂ©sente pas de risque. Il n’y a aucun danger pour la santĂ© publique.

Na toujours camarons bon marché
Na toujours camarons bon marché
3 mois

Il reste toujours camarons bon marché pour les Reunionnais.

Et legines subventionné pour les riches Japonais ?

"60 sec pour le dire"
"60 sec pour le dire"
3 mois

Interdire les vidéos sur les réseaux des volailles : " 60 secondes pour le dire " ?

cocorico
cocorico
3 mois

« Interdiction de tout mouvement d’oiseaux domestiques ou de faune sauvage » ...?!!

Poulet touché
Poulet touché
3 mois

Poulet touché
Virapoulle coulé