167ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage

20 désanm: bone fèt La Rényon

  • Publié le 20 décembre 2015 à 05:00
20 décembre 2013

Ce dimanche 20 décembre 2015, La Réunion fête le 167ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage. Aux quatre coins de l'île, les Réunionnais célèbrent cette date historique à grands coups de pieds dans la poussière pour lustrer les lettres d'or du maloya. Le devoir de souvenir est perpétré dans chacune des communes, avec animations, films, conférences et bien sûr kabars jusqu'au bout de la nuit. 167 ans plus tard, La Réunion, fière de son histoire et riche de son métissage passe le flambeau à la jeune génération.

La fête de la liberté, c'est d'abord un souvenir noir de La Réunion. L'esclavage, qui a touché de plein fouet le territoire dès les débuts de sa colonisation, a laissé des marques indélébiles.

Le 20 décembre 1848, le gouverneur Sarda Garriga annonce la fin de l'asservissement. Des milliers d'affranchis, issus d'Afrique et de Madagascar ont commencé à bâtir La Réunion, celle qui leur rend hommage aujourd'hui. Les Indiens venus pour travailler de Tamil Nadu au moment de l'engagisme, n'ont pas trouvé de vie meilleure en arrivant, mais ont contribué à améliorer celle de leurs descendants.

Cette période sombre de l'histoire a pourtant donné naissance au métissage que nous connaissons aujourd'hui, et qui fait de La Réunion une terre d'union, certes fragile, mais d'union quand même. La fête du 20 décembre continue de résonner, chaque année, dans les rues réunionnaises, et montre une île fière du chemin parcouru malgré ce douloureux passé.

Le temps est donc venu de fêter, transmettre l'histoire, jouer et danser le maloya longtemps opprimé - jusqu'au début des années 70 - en apprendre des marrons qui se sont battus pour une vie libre, égale, fraternelle. Pour ne pas oublier la souffrance, la soumission, l'exil, le travail forcé ou la violence avec laquelle ils ont été traités. En 2015 encore, La Réunion célèbre toutes les cultures, mais surtout,la sienne. Bonne fête de la liberté à toutes et à tous.

www.ipreunion.com

 

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4 Commentaires
domnin
domnin
10 ans

L'esclavage a été pratiqué depuis l'aube de l'humanité, par tous les peuples, sous toutes les latitudes. Tous nous avons des ancêtres esclaves et des ancêtres esclavagistes, quelque soit notre origine et quelque soit la couleur de notre peau. Perso, je compte parmi mes ancêtres de la Réunion des esclaves malgaches, africains, malabars, mais aussi des colons propriétaires d’esclaves. En remontant plus haut je trouverai sûrement des aïeux serfs du moyen âge, esclaves romains, domestiques serviles malgaches, ou coolies indiens intouchables, mais j'en trouverai aussi bourgeois lyonnais, riches pasteurs mozambicains, prince brahmane…

L’abolition de l’esclavage et son interdiction partout dans le monde au 19e siècle est le plus grand progrès social de toute l’histoire de l'humanité. Bien plus important que la Révolution française ou la fête du Travail! Tout individu qui fait commerce de l'humain est désormais et pour toujours mis au ban des sociétés. La liberté est devenue un droit imprescriptible. Cet immense progrès social, le plus grand de tous les temps, concerne la planète entière. Nous le devons avant tout à nos grands-parents africains. Déportés sous le joug par millions vers les nouveaux mondes, leurs terribles souffrances ont ouvert les yeux de l'humanité.

Au lieu de nous lamenter que l'esclavage ait existé, nous ferions bien mieux de nous réjouir tous ensemble qu'il ait été aboli! Je propose donc d'instaurer un jour férié national pour fêter chaque année l'abolition de l'esclavage. Je propose que la Fête soit organisée partout en France le 20 décembre, jour de la libération des derniers citoyens français encore sous le joug. Enfin, s’agissant d'un progrès décisif pour l'humanité toute entière, je propose que la France œuvre dans les instances internationales pour que l'abolition sur l'île de la Réunion devienne la date anniversaire mondiale de l'abolition de l'esclavage. Exemple symbolique d’un nouveau monde né et bâti dans un système esclavagiste, la Réunion par sa population mélangée mais fortement unie dans la tradition créole, est, à parts égales, au cœur des continents africain, asiatique et européen. Tous les 20 décembre, la planète entière ferait une fête de tous les diables au son des kayambs et des guitares électriques, en faisant danser les filles et en buvant du rhum! Yeah!

mécoué
mécoué
10 ans

20 décembre ?
Il y a des écrits des dires entretenus sous de faux air compassionnel, détruisent et asservissent plus qu’une armée de barbouzes. Qui oserait associer le 8 mai à une fête juive, à une fête des races non aryennes ? avec défilé de circonstance et dans le misérabilisme, les juifs, les gens du voyage, les noirs …, dans la tenue élimée de prisonniers de l’époque sous la férule du SS de service ?
Hélas ici dans ce département sous de fallacieux prétexte de conservation de la mémoire du passé, il « faut » avec notre complicité hélas continuer à faire danser le Noir avec ses chaînes, normal ce dernier ne « doit » pas oublier sa condition de subalterne… Pire le document officiel du 20 décembre signé par Sarda a aggravé la situation de l’esclave faussement libéré, donc en quoi cette date anniversaire peut elle être celle de la « fet’ kaf » ?
La symbolique de cette appellation tout comme la publicité subliminale pourrait l’inculquer, surtout pour cette date du 20 décembre, empêche insidieusement l’homme Noir Réunionnais en général, de prendre conscience de sa valeur.
S’il devait y avoir « Fet’ Kaf », comme il se doit dans le recueillement et le souvenir de nos martyrs, la date anniversaire de la révolte des esclaves de St Leu menée par Elie le forgeron en novembre 1811, serait tout indiqué. Après coup par une embuscade menée par les esclavagistes en riposte, les révoltés qui n’ont pas été tués furent fait prisonniers et exécuté pour la plupart par la suite.
Cette défaite est synonyme de Dignité, par l’esprit de lutte qui en émane, raison pour laquelle elle est ainsi occultée.
Dire du 20 décembre : la « fet kaf », c’est faire injure à l’histoire et aux sacrifices ultimes de mes parents. A bon entendeur…

Marie
Marie
10 ans

Bonne fèt kaf zot tout !

Stan
Stan
10 ans

C est la fête, certes, mais n oublions pas le caractère de lutte du 20 !e désam
Le peuple réunionnais à longtemps fete 20 désam dans la clandestinité
Il n y avait que le parti communiste qui était aux côtés du peuple, il faut le dire,
Hommage à tous les maloyeurś, a tous les marrons, à tous les zarboutants nout kiltir, et à tous les camarades kominiss.