Effet du scandale Médiator ou non ? L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), qui remplace désormais l'Afssaps, a annoncé l'interdiction de l'utilisation pharmaceutique de trois plantes et de vingt-six substances dans la préparation de produits à visée amaigrissante. Selon l'agence, ces préparations n'ont pas prouvé leur efficacité et peuvent exposer le patient à des risques pour sa santé.
AprĂšs le scandale du MĂ©diator, dont le premier procĂšs pĂ©nal visant les laboratoires Servier et son patron Jacques Servier, s'est ouvert le lundi 14 mai Ă Nanterre, l'Agence nationale de sĂ©curitĂ© du mĂ©dicament et des produits de santĂ© (ANSM) semble dĂ©cider Ă traquer l'usage de tout mĂ©dicament ou substance Ă visĂ©e amaigrissante, en dehors des indications autorisĂ©es. "Dans le cadre de ses activitĂ©s de surveillance, d'Ă©valuation et de prĂ©vention des risques liĂ©s Ă l'utilisation de produits de santĂ©", l'agence a ainsi en ligne de mire trois plantes et vingt-six substances. Ces derniĂšres prĂ©senteraient des risques pour la santĂ©.Parmi les substances concernĂ©es, l'ANSM cite, entre autres, le clonazĂ©pam (benzodiazĂ©pine), l'exĂ©natide (un antidiabĂ©tique), le clenbutĂ©rol (un mĂ©dicament Ă usage vĂ©tĂ©rinaire), lemĂ©probamate ( un anxiolytique), le synĂ©phrine (qui est issu du fruit vert de Citrus aurantium), l'orlistat (qui traite l'obĂ©sitĂ©) ou encore le liraglutide (un antidiabĂ©tique). Les prĂ©parations Ă base de la plante "Garcinia cambodgia", du fruit vert "Citrus aurantium L.ssp amara" et de la plante "Hoodia gordonii" ne peuvent Ă©galement plus ĂȘtre prescrites.
En effet, cette interdiction fait suite Ă une enquĂȘte conduite en 2006-2007. Selon l'agence nationale de sĂ©curitĂ© du mĂ©dicament et des produits de santĂ©, cette enquĂȘte a montrĂ© "qu'un tiers des prĂ©parations magistrales Ă©taient prescrites dans un but d'amaigrissement". Des prĂ©parations qui utiliseraient "des formules d'une grande disparitĂ©, associant parfois des substances dĂ©tournĂ©es de leur AMM (autorisation de mise sur le marchĂ©) ou faisant l'objet d'un suivi de pharmacovigilance", tels des antidĂ©presseurs ou diurĂ©tiques.
Toutefois, l'ANSM indique que des dérogations ont été admises pour certaines de ces substances et pour certains cas, notamment les enfants de moins de 12 ans ou adultes souffrant de troubles de la déglutition.
Enfin, l'ANSM rappelle qu'il "n'existe pas de préparation miracle pour perdre du poids". "La démarche de perte de poids n'est ni anodine ni sans conséquence pour la santé. Elle doit s'inscrire sur le long terme dans le cadre d'une prise en charge globale, individualisée et interdisciplinaire qui peut associer un médecin, un diététicien, un professionnel de l'activité physique et un psychologue, associés aux conseils du pharmacien", termine l'agence.
Rappelons que le scandale du MĂ©diator a Ă©clatĂ© en 2009. Souvent utilisĂ© comme coupe-faim alors qu'il Ă©tait destinĂ© aux personnes diabĂ©tiques, le mĂ©dicament a causĂ© de nombreux troubles de santĂ© chez les patients, et a mĂȘme entraĂźnĂ© la mort de certains.

Si les gens arrĂȘtaient de croire Ă tout et Ă n'importe quoi, s'ils n'Ă©taient pas obsĂ©dĂ©s par le besoin idiot de maigrir Ă tout prix, on en serait pas lĂ . C'est les labo de pharmacie et les mĂ©decins qu'ils font condamner
c'est un scandale il.nous font.avaler n'importe quoi dans 3 jours ca sera autre chose