Je félicite l’Assemblée nationale pour l’adoption à l’unanimité de la proposition de loi visant à reconnaître et réparer les préjudices subis par les mineurs réunionnais déplacés de force dans l’Hexagone entre 1962 et 1984. Il s’agit d’un nouveau pas pour reconnaître les faits, les blessures, les traumatismes. Je remercie également la députée Karine Lebon pour avoir continué ce combat à nos côtés (Photo : rb/www.imazpress.com)
J’appelle le Sénat à en faire de même pour réparer un préjudice réel et pendant trop longtemps mis de côté.
Cette proposition de loi s’inscrit dans la continuité de la résolution 18 février 2014 que j’avais portée, avec mes collègues députés, pour ouvrir le travail parlementaire et lancer le débat public sur cette affaire. Nous avions obtenu que l’État reconnaisse avoir manqué à sa responsabilité morale envers ces enfants. Cette reconnaissance officielle était une première étape nécessaire pour amorcer le travail historique de plusieurs années et une prise de conscience nationale.
J’ai aujourd’hui une pensée particulière pour toutes celles et ceux qu’on a rencontrés, qui sont toujours là ou sont déjà partis. Ils se battent depuis plusieurs années pour faire reconnaître ce drame humain.
Ericka Bareigts
