La situation est toujours tendue Ă Mayotte, oĂč les fonctionnaires relevant du dĂ©cret de 1996 protestent contre la fiscalisation des indemnitĂ©s d'Ă©loignement. Si le gouvernement a fait un geste en diffĂ©rant la mesure d'un an, la dĂ©termination des grĂ©vistes - qui rĂ©clament une exonĂ©ration jusqu'en 2017 - ne faiblit pas. Ce mardi, les manifestants se sont heurtĂ©s aux forces de l'ordre devant l'hĂŽpital de Mamoudzou, avant de bloquer le tribunal ce mercredi. Les Ă©tablissements scolaires sont eux toujours fermĂ©s et les services de l'Etat grandement perturbĂ©s.
Lundi soir, une rĂ©union sâest tenue au ministĂšre de la Fonction publique en prĂ©sence des formations syndicales nationales pour Ă©voquer la situation des fonctionnaires mahorais. Mais aucune solution nâest en sortie, selon France Mayotte Matin. La seule avancĂ©e a Ă©tĂ© la confirmation de lâannonce de Victorin Lurel diffĂ©rant la fiscalisation des indemnitĂ©s dâĂ©loignement dâun an, pour les revenus 2014.
"Les indemnitĂ©s dâĂ©loignement perçues en 2013 feront lâobjet par dĂ©rogation exceptionnelle dâune disposition de tolĂ©rance des services fiscaux permettant leur non-imposition au titre des revenus dĂ©clarĂ©s Ă lâoccasion de la prochaine campagne de dĂ©clarations fiscale dĂ©but 2014", a ainsi confirmĂ© le prĂ©fet Jacques Witkowski Ă la direction rĂ©gionale des finances publiques, dâaprĂšs France Mayotte Matin.
RĂ©clamant toujours une exonĂ©ration jusquâen 2017, les fonctionnaires mahorais se sont donc mobilisĂ©s de plus belle ce mardi, tentant de se rendre Ă lâhĂŽpital de Mamoudzou. Câest lĂ quâils sont tombĂ©s nez Ă nez avec un cordon de gendarmerie leur barrant lâaccĂšs, comme le relate le quotidien mahorais, qui Ă©crit : "Il y a eu un temps de flottement durant lequel tout Ă©tait possible et oĂč le passage en force pouvait ĂȘtre dĂ©clenchĂ©."
Si la situation nâa finalement pas dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, des mĂ©decins et des magistrats ont annoncĂ© leur intention de dĂ©poser plainte contre la prĂ©fecture pour entrave au droit de grĂšve et atteinte Ă la libertĂ© de circuler.
Ce mercredi, les manifestants avaient prĂ©vu de se rendre au palais de justice, puis Ă la prĂ©fecture de Petite-Terre ce jeudi, signe de leur dĂ©termination. "La situation change, le ton monte, mais Paris semble inflexible et de plus en plus, la menace des dĂ©parts massifs se fait sentir avec une population mahoraise qui comprend de plus en plus le risque quâil pourrait y avoir Ă regarder Mayotte se vider de toutes ses forces vives aussi vite quâun Ă©vier", conclut France Mayotte Matin.
www.ipreunion.com
