Un policier et sa compagne tués par un homme se revendiquant de l'Etat islamique en région parisienne

"Un acte barbare" pour le commandant du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN), à la Réunion

  • Publié le 14 juin 2016 à 10:29

Ce mardi 14 juin 2016, le Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) accueillait Lucie Ignace, Championne de France de Karaté, détentrice du titre de Champion du monde. En marge de cet événement, le commandant du GIPN a accepté de réagir à la mort d'un policier en civil et de sa compagne dans les Yvelines. Tous deux ont été attaqués dans la nuit de lundi par un homme qui se revendique de l'Etat islamique.

Pour rappel, l'assaillant a porté des coups fatals, avant de se retrancher au domicile de sa victime à Magnanville (Yvelines) et d'être abattu lors d'un assaut du Raid. Dans la maison, les policiers ont découvert le corps de sa compagne et retrouvé le fils du couple, âgé de trois ans, "choqué et indemne". En fin de matinée, le président François Hollande a déclaré : "c'est un acte incontestablement terroriste".

"Nous avons été profondemment choqués ce matin en apprenant ces informations, a réagi le commandant du GIPN à La Réunion. C'est un acte horrible, qui n'était pas prévisible, parce qu'il concerne un policier en dehors de sa fonction. D'après les premiers éléments, il rentrait à son domicile, après une journée de travail au service du public, et lui et sa compagne, policière également, ont été agressés et tués. Il n'y a pas de mot pour décrire cette horreur. L'enquête dira s'ils ont été attaqués parce qu'ils étaient policiers, mais au vu des revendications, il y a fort à penser que la fonction assumée par ces deux ex-collègues soit la motivation de cet acte barbare."

Pour le commandant, cet acte est une nouvelle manifestation de la haine anti-flic, que policiers et gendarmes dénoncent depuis plusieurs semaines en France. "On est au service du public, que ce soit sur du conseil, de l'accompagnement, de la prévention, de la répression, et aujourd'hui, on ne comprend pas la réaction d'une partie de la population en dérive qui s'en prend aux forces de police", regrette-t-il. Si des violences à l'encontre des forces de l'ordre sont à déplorer, le commandant estime néanmoins que "le climat reste plutôt favorable", et qu'on "sent encore du respect pour "la loi" à La Réunion.

www.ipreunion.com

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1 Commentaires
Protection des hautes personnalités et des responsables des services régaliens de l’État (GS)
Protection des hautes personnalités et des responsables des services régaliens de l’État (GS)
7 ans

Tout comme l'assassinat du préfet de Corse, Claude Erignac, à Ajaccio, le 06 février 1998, par un groupe terroriste; ce double assassinat (couple de policiers victimes) à caractère terroriste, est une nouvelle ignoble application d'une tactique militaire visant à éliminer des têtes de responsables de l'État.
C'est-à-dire de supprimer criminellement celui ou celle qui est à la tête d'un poste à responsabilité dans une administration régalienne de l'État (élu, magistrat, préfet, commissaire, etc.)
Pour prévenir et éviter tout autre assassinat terroriste de ce genre, il conviendrait de renforcer dans chaque département métropolitain et d'outre-mer, le dispositif de protection des hautes personnalités (le président du Sénat, qui est la troisième autorité de l'État, le président de l'Assemblée nationale, les présidents du Conseil constitutionnel, du Conseil d'État, de la Cour de cassation, etc ...).
Ainsi que d'équiper les hautes personnalités et les responsables des services régaliens de l'État, d'une arme à feu, y compris en dehors de leur travail - ce qui implique de les former à se défendre dans le cadre de la légitime défense.