Vote de confiance : Bayrou "persuadé" que la question de l’endettement "commence à travailler" dans l’opinion

  • Publié le 29 août 2025 à 05:18
  • Actualisé le 29 août 2025 à 11:10
Le Premier ministre François Bayrou lors d'une conférence de presse à Paris le 25 août 2025

François Bayrou s’est dit "persuadé" que "tout peut bouger dans les onze jours qui viennent", avant le vote de confiance à l’Assemblée nationale, le 8 septembre, estimant que la question de l’endettement et de l’effort à fournir, sur laquelle il engagera sa responsabilité, "commence à travailler" dans l’opinion.

"Je suis persuadé que cette question commence à travailler dans l’esprit de beaucoup de nos compatriotes, en tout cas [ceux] qui m’écrivent et qui me le disent, en disant “pour la première fois on dit la vérité, pour la première fois on va jusqu’à prendre des risques pour relever ce défi-là”", a déclaré le premier ministre en marge de son discours devant le Medef.

"Et je suis certain que tout peut bouger dans les onze jours qui viennent, à condition qu’on s’engage, à condition qu’on n’ait peur de rien", a ajouté le chef du gouvernement.

- Vacances : "En quoi est-ce un reproche ?" -

Le premier ministre est revenu sur son passage sur TF1 mercredi soir, lors duquel il a expliqué qu’il n’avait pas eu de consultations avec les différents groupes et partis politiques en août, car ils étaient "en vacances".

"Pendant le mois d’août, tous les Français, tout le gouvernement – sauf moi – et les organisations ou responsables d’organisation sont pour la plupart en vacances, et c’est bien normal. Et j’ai donc indiqué que ce n’était pas pendant ce mois d’août que je pouvais avoir ces consultations puisque les responsables, pour la plupart, en dehors de quelques-uns sans doute, n’étaient pas là. Point. En quoi est-ce un reproche ?", a-t-il expliqué.

- LFI et Écologistes n’iront pas à Matignon -

Auparavant, lors de l’événement de rentrée du Medef, le Premier ministre a invoqué un "impératif de justice", "condition" de " l’acceptation" de "l’effort" d’économies dans son projet de budget, qui passe notamment, selon lui, par une "contribution" des "plus favorisés" à la "juste mesure de leurs capacités". Mais sans "toucher à l’outil de travail" car "nous devons considérer l’investissement productif comme un trésor national".

Alors que le Premier ministre avait fait savoir mercredi qu’il recevrait dès lundi les chefs de parti à Matignon, La France insoumise a fait savoir ce jeudi qu’elle n’honorera pas cette invitation : "Nous n’avons pas l’intention de participer à l’opération de sauvetage que le Premier ministre tente désormais d’initier. Nous n’irons donc pas à Matignon la semaine prochaine", a affirmé le député et coordinateur national LFI Manuel Bompard.

Même chose pour les Écologistes : "Le seul rendez-vous auquel nous participerons est celui qu’il a donné aux parlementaires le 8 septembre, où nous lui refuserons la confiance", dit leur secrétaire nationale Marine Tondelier dans un communiqué. Et si, de son côté, le Parti socialiste n’exclut pas, à ce stade, de se rendre à l’invitation du Premier ministre la semaine prochaine, "ce n’est pas pour négocier » mais pour « réexpliquer qu’on ne votera pas la confiance", a précisé son secrétaire général Pierre Jouvet, alors que le PS a démarré jeudi à Blois ses universités d’été.

AFP

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2 Commentaires
Man974
Man974
5 mois

Je vous conseille d'écouter l'analyse de l'affligeant discours de François Bayrou par Clément Viktorovitch... du grand art !
https://www.youtube.com/watch?v=RKCceYQ3R0M

Missouk
Missouk
5 mois

Sans rire... Ce n'est pas "l'opinion" qui a créé cette dette abyssale mais bien nos politiques successifs, dont les gouvernements de Macron ont été les champions toutes catégories!