Deux attaques de requin dont une mortelle en moins d'un an et demi dans le mĂȘme secteur : quelques jours aprĂšs le dĂ©cĂšs d'une baigneuse Ă la ravine Mulla Ă l'Ătang-SalĂ©, certaines associations d'usagers de la mer pointent un dĂ©faut de signalisation, que rejettent les Ă©lus.
15 juillet 2013. AprĂšs le dĂ©cĂšs de la jeune Sarah, 15 ans, attaquĂ©e par un requin en baie de Saint-Paul, naĂźt une polĂ©mique sur lâabsence de panneaux dâavertissement du danger dans ce secteur proche du cimetiĂšre marin. Un peu moins dâun mois plus tard, le 13 aoĂ»t, le conseil dâĂtat confirme la dĂ©cision du tribunal administratif â saisi par la mairie de Saint-Leu â enjoignant le prĂ©fet de "prendre les mesures les mieux Ă mĂȘmes de rĂ©duire le risque". Et le 22 aoĂ»t, Jean-Luc Marx adresse une circulaire aux maires de lâĂźle leur demandant de "mettre en Ćuvre immĂ©diatement toutes les mesures nĂ©cessaires pour assurer la publicitĂ© de lâarrĂȘtĂ© prĂ©fectoral du 26 juillet 2013" interdisant la baignade et les activitĂ©s nautiques en dehors du lagon et de quelques zones surveillĂ©es.
Suite Ă ce drame et aux diffĂ©rentes dĂ©cisions judiciaires et administratives, de nouveaux panneaux de prĂ©vention ont ainsi fleuri sur le littoral rĂ©unionnais, Ătat et communes se renvoyant la balle sur la question de la "responsabilitĂ©".
"Un petit panneau sur le parking"...
Mais quelques jours aprĂšs une nouvelle attaque mortelle dans le secteur de la ravine Mulla Ă lâĂtang-SalĂ©, la question de la signalisation du danger revient sur le devant de la scĂšne en ce mois de fĂ©vrier 2015. Notamment car le 26 octobre 2013, le jeune Tanguy avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© victime dâune attaque de squale, quasiment au mĂȘme endroit. Le jeune homme de 23 ans avait survĂ©cu mais y avait laissĂ© sa jambe droite.
"Je me suis rendu sur les lieux et je nâai vu quâun petit panneau sur le parking, et on mâa dit quâil y en avait un autre sur le pont lui-mĂȘme", confie Loris Gasbarre, prĂ©sident de lâassociation PRR (PrĂ©vention Requin RĂ©union). "Alors quâil y avait dĂ©jĂ eu une attaque Ă cet endroit, il aurait peut-ĂȘtre Ă©tĂ© judicieux de mettre un piquet directement sur la plage pour informer les usagers du risque... Personnellement, je trouve ça insuffisant", ajoute-t-il.
De son cĂŽtĂ©, le maire de lâĂtang-SalĂ© Jean-Claude Lacouture affirme que la commune a "mis en place les dispositifs quâil fallait pour que la population soit avertie", comme il lâa dĂ©clarĂ© sur Antenne RĂ©union. "Cette interdiction Ă©tait signalĂ©e par des panneaux aux normes rĂ©glementaires, remplacĂ©s rĂ©guliĂšrement suite aux actes de vandalisme d'irresponsables qui ne manquent pas chaque semaine de les arracher, de les tagger, de les brĂ»ler", a-t-il ensuite ajoutĂ© dans un communiquĂ©. Des propos loin dâĂȘtre partagĂ©s par tous les usagers de la mer.
"Il nây a quâun petit panneau sur le parking de lâautre cĂŽtĂ© de la rue ! Ce qui veut dire que vous pouvez trĂšs bien arriver Ă la ravine Mulla sans voir un seul panneau. Câest Ă©vident quâil y a un dĂ©faut de signalisation de la part de la mairie", estime ainsi Renaud Daron, prĂ©sident de lâassociation ProtĂ©gez nos enfants. "De plus, le maire dit que la baignade est interdite ici depuis plus de 50 ans, laissant entendre quâil y a toujours eu un risque requin, ce qui est faux. Lâinterdiction Ă©tait due aux forts courants et aux grosses vagues", poursuit-il.
"Les gens ne respectent pas lâinterdiction"
Lui aussi considĂšre quâun panneau aurait dĂ» ĂȘtre installĂ© suite Ă lâattaque ayant frappĂ©e Tanguy en octobre 2013. "Mais on ne se pose toujours les questions quâaprĂšs...", regrette-t-il, rappelant que lâinstallation des panneaux en 2013 fut "le rĂ©sultat dâune action devant le tribunal de la part de la mairie de Saint-Leu, sous la pression des associations dâusagers de la mer". Selon Renaud Daron, "sâil nây avait pas eu ces associations, il nây aurait toujours pas de panneaux et on aurait beaucoup plus de morts".
Pour les communes, la question nâest toutefois pas toujours aussi simple. "On a installĂ© des panneaux de signalisation, mais les gens ne respectent pas lâinterdiction...", dĂ©plore ainsi Daniel PausĂ©, le maire de Trois-Bassins, oĂč le spot de surf demeure en effet assez frĂ©quentĂ© malgrĂ© le risque. "On a beau faire de la prĂ©vention, on ne peut pas mettre un policier derriĂšre chaque surfeur", renchĂ©rit-il.
Dâailleurs selon lui, "ce nâest pas un problĂšme de signalisation" en ce qui concerne Trois-Bassins. "Les professionnels savent trĂšs bien que câest interdit, les surfeurs savent quâils jouent leur vie", souligne-t-il. "De toute façon, on ne va pas mettre des panneaux partout, je trouve dĂ©jĂ quâon en fait presque trop. On nâa pas encore mis le pied Ă La RĂ©union quâon nous parle des requins dans lâavion... Ce nâest pas comme ça quâon va attirer des touristes", considĂšre Daniel PausĂ©.
En attendant, lâĂźle a connu 14 attaques de requin dont 6 mortelles depuis 2011. "On a lâimpression de revivre Ă chaque fois la mĂȘme scĂšne depuis quatre ans... Ăa suffit maintenant !", tempĂȘte Renaud Daron. Car du cĂŽtĂ© des usagers, on se dit "vraiment affligĂ©s" suite Ă ce nouveau drame, mais surtout "trĂšs trĂšs en colĂšre".
www.ipreunion.com

les surfeurs sont des irresponsables qui pleurent toutes les larmes de leur corps quand ils se jettent dans la gueule du requin malgré toutes les interdictions ... Y'a une chanson qui dit : " quand on est c.. on est c.. "
Il suffit de placer une signalĂ©tique multilingues Ă lâaĂ©roport et au port, les requins sont prĂ©sent sur toutes les plages de lâĂźle et les rĂ©unionnais connaissent bien le risque.
polemique à 2 balles. nos paysages sont deja defigurés par multitudes de panneaux qu'on ne lit jamais. Ces panneaux sont inutiles car tous le monde connait le risque y compris les touristes de l'extérieur. Quand on va à mada on a pas besoin de panneau pour pressentir les dangers de la passe de l'ivoundro. Est ce que les touristes ont besoin de panneaux pour savoir qu'il faut pas jeter son corps à cap mechant puisqu'il y a zero accident en depit de la frequentation? Dans ma salle de bain ya aucun panneau sur les risque de glissade du col du femur.
Les pleureuses du surf sont dans la polemique permanente pour simplement exister et esperer des miettes comme le boug Ă lunette blanche qu'on voit partout sur toutes les photos d'IPR avec son tshirt PRR.