Les acteurs de la filiÚre BTP (bùtiment et travaux publics) réclamaient un plan de relance de 500 millions d'euros pour sauver la filiÚre. Le préfet leur a indiqué qu'il fallait aussi utiliser : " les 75 % non consommés à ce jour du milliard d'euros déjà engagé dans la commande publique ". Le représentant de l'Etat a ajouté : " il faut que tous ensemble nous adoptions une autre façon de travailler, une autre organisation, afin de mieux utiliser les crédits déjà engagés ". Une réunion du conseil supérieur de la commande publique aura lieu le 15 septembre. Jean-Marie Le Bourvellec s'est dit : " satisfait de la tenue de cette réunion ". Jacky Balmine dirigeant de la CGTR a indiqué : " vouloir attendre ce qui va se passer ". Pierre Savigny dirigeant de la CFDT est pour sa part : " trÚs déçu ", car " rien de concret n'a été mis en place ". Franck Legros de la CAPEB (syndicat patronal) a lancé : " nous n'avons eu droit qu'à des effets d'annonce ".
" Je suis comme Saint-Thomas je ne crois que ce que je vois. J'attends donc la rĂ©union du 15 avant de faire un quelconque commentaire ", a prĂ©cisĂ© Jacky Balmine Ă la sortie de la rencontre avec le prĂ©fet. Au mĂȘme titre que les 18 organisations du BTP, il a participĂ© au nom de son syndicat, la CGTR, Ă la manifestation contre " la casse du bĂątiment "." Le PrĂ©fet a aussi dit qu'il s'engageait a relancer six chantiers de logements sociaux actuellement bloquĂ©s. LĂ aussi j'attends de voir ", a notĂ©, prudent, le leader syndical. Jean-Marie Le Bourvellec est un peu moins mĂ©fiant : " le PrĂ©fet nous a entendu, nous ne pouvions pas nous attendre Ă des rĂ©sultats immĂ©diats, mais le reprĂ©sentant de l'Ătat s'est engagĂ© Ă analyser les points de blocage de la commande publique. Il a aussi rĂ©itĂ©rĂ© la volontĂ© de l'Etat d'investir. Nous allons suivre tout cela de prĂšs ".
Concernant les 75 % du milliard d'euros de la commande publique non investis, il semble que des problĂšmes de procĂ©dures administratives soient principalement en cause. Les permis de construire sont, par exemple, dĂ©livrĂ©s au bout de trois ou parfois quatre ans au lieu des trois mois lĂ©galement nĂ©cessaires. " Il va falloir raccourcir les dĂ©lais. Cela doit ĂȘtre l'une des tĂąches principales de l'Etat et de toutes les collectivitĂ©s ", a insistĂ© Michel Lalande.
Les syndicats de salariés ont également demandé la mise en place d'un dispositif d'aide aux salariés licenciés afin qu'ils puissent faire face à leurs charges et à leurs dettes. Le préfet s'est engagé " à lancer une procédure pour que soient signalées les situations les plus difficiles afin que des réponses appropriées leurs soient apportées"
Par ailleurs, dans un communiqué publié en début d'aprÚs-midi, Didier Robert, président du conseil régional, rappelle que " la Région a voté un dispositif exceptionnel à hauteur de 300 millions d'euros pour accompagner financiÚrement les communes dans la réalisation d'équipements culturels et sportifs ainsi que des écoles, dont 40 millions pour 2010 ". Il ajoute que " de 2010 à 2014, ce sont 3 milliards d'euros que la Région engage au profit de l'activité économique" de l'ßle.
Rappelons que cette manifestation unitaire du BTP est une premiĂšre Ă La RĂ©union. ReprĂ©sentant 18 organisations, un millier de personnes a manifestĂ© dans les rues de Saint-Denis ce vendredi 9 septembre 2010. Tous les corps de mĂ©tiers du bĂątiment et travaux publics (BTP) Ă©taient dans la rue. En dĂ©but de dĂ©filĂ©, l'Ă©vĂȘque, Monseigneur Aubry a apportĂ© son soutien aux manifestants.









