L'intersyndicale (CFDT, CFTC, CGTR, FO, FSU, Solidaires, UNSA) appelle la fonction publique Ă descendre dans la rue mardi 31 mai 2011. Le rendez-vous est donnĂ© Ă 10h dans les jardins de la prĂ©fecture de Saint-Denis. Au c?ur des revendications : les salaires et le pouvoir d'achat des agents publics, un plan de titularisation des agents non-titulaires, des moyens supplĂ©mentaires et l'amĂ©lioration des conditions de travail. Cette manifestation fait Ă©cho au mouvement national qui se tiendra le mĂȘme jour.
"Notre revendication principale porte sur l'ouverture de nĂ©gociations salariales", a indiquĂ© Ăric Chavriacouty, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral UR-UNSA, vendredi 27 mai 2011 lors d'un point presse de l'intersyndicale. Les huit organisations rĂ©clament, entre autres, "le rĂ©tablissement du pouvoir d'achat des agents publics par une augmentation immĂ©diate des salaires et le rattrapage des points d'indice perdus depuis 2000"."Un agent qui travaille depuis plus de 30 ans, gagne entre 900 et 1 200 euros. Il va partir avec une retraite de misĂšre", dĂ©nonce Patrick Jayme de l'Unsa Territoriaux. Pour Christian Picard, secrĂ©taire dĂ©partementale de la FSU, "travailler ne suffit plus pour manger (...) Il y a une misĂšre sociale. Le constat est lĂ et c'est dramatique", s'inquiĂšte-t-il.
L'intersyndicale demande également des effectifs supplémentaires pour assurer un service public de qualité. "Il y a un agent public pour 1 000 habitants à La Réunion contre 500 pour la métropole", affirme Pierrick Ollivier, secrétaire départemental de la CGTR-Finances publiques.
Enfin, les organisations syndicales souhaitent mettre fin aux contrats prĂ©caires. "Les emplois permanents de la fonction publique doivent ĂȘtre occupĂ©s par des fonctionnaires titulaires", affirment-t-elles. Selon Ăric Chavriacouty, La RĂ©union dĂ©tient la palme de la prĂ©caritĂ© dans la fonction territoriale avec prĂšs de 80% d'agents non-titulaires.
Le rassemblement est prévu à partir de 10h dans les jardins de la préfecture de Saint-Denis, mardi 31 mai 2011. "C'est un début. Cela ne fait que commencer", termine Christian Picard.
