Les juges du tribunal administratif ont prononcé ce jeudi 8 juillet 2010 l'annulation de l'autorisation de licenciement de 23 ex salariés protégés de l'Arast, l'association d'aide aux personnes ùgées. Les autorisations avaient été délivrées par l'inspection du travail à la suite de la liquidation de la structure. Pour les salariés concernés, c'est "un soulagement" et une "petite victoire". Mais une fois la lecture du délibéré terminée, les premiÚres interrogations ont été soulevées. "Quel est notre statut aujourd'hui", s'est interrogée une jeune femme. C'est sur cette problématique que devront désormais se pencher les avocats de ces 23 personnes.
Sans surprise, les juges du tribunal administratif ont donc suivi l'avis du rapporteur public qui demandait l'annulation de l'autorisation de licenciement des 23 salariĂ©s protĂ©gĂ©s de l'ex-Arast. SalariĂ©s protĂ©gĂ©s, parce qu'ils Ă©taient, soit des reprĂ©sentants syndicaux, soit membres du comitĂ© d'entreprise ou encore Ă©lus au comitĂ© d'hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail (CHSCT). Suite Ă la mise en liquidation judiciaire de la structure, en novembre 2009, l'inspection du travail avait autorisĂ© le licenciement de ces salariĂ©s protĂ©gĂ©s. Un licenciement contestĂ© pour lequel ils ont obtenu gain de cause ce jeudi 8 juillet."C'est une satisfaction. L'espoir renaĂźt pour la suite", se rĂ©jouit une salariĂ©e. "Nous ne sommes plus licenciĂ©s. Mais oĂč va t-on travailler dĂ©sormais ?" lance une autre salariĂ©e. C'est bien la question qu'ils se posent tous. Selon Paul Junot, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Ă la CFTC, "lorsqu'une dĂ©cision administrative vient annuler une dĂ©cision d'autorisation de licenciement, le salariĂ©, s'il le souhaite, peut demander sa rĂ©intĂ©gration dans son emploi".
Mais l'Arast liquidée, l'annulation de leur licenciement ne leur permet pas de réintégrer cette structure. ParallÚlement, puisqu'ils ne sont plus licenciés, ils n'ont plus le statut de chÎmeur et ne peuvent donc plus prétendre aux indemnités liées à ce statut. La voie empruntée par ces 23 anciens salariés semble sans issue. Néanmoins, Paul Junot persiste et signe : "Nous enverrons un courrier au conseil général pour demander leur réintégration. Si la collectivité refuse, nous saisirons les Prud'hommes pour obtenir le paiement des salaires". Les avocats devraient se pencher sur les différentes solutions possibles "dans les prochains jours".
Mounice Najafaly pour






