Les deux maquilleuses de RFO ont dĂ©cidĂ© ce vendredi 2 septembre2005 d'arrĂȘter leur grĂšve de la faim. Un protocole d'accord a Ă©tĂ© signĂ© avec la direction de la chaĂźne. Mais leur titularisation n'est pas encore acquise
Marie-Lindjie PassĂ©e et Sylvette Aubert refusaient de s'alimenter depuis le lundi 29 aoĂ»t 2005 pour protester contre la prĂ©caritĂ© de leur emploi. Depuis15 ans, elles ont multipliĂ© des contrats prĂ©caires. Elles ont d'abord Ă©tĂ© agents spĂ©cialisĂ©s, puis maquilleuses. Depuis 2000, elles ont un statut d'intermittentes du spectacle. Elles revendiquent un contrat Ă durĂ©e dĂ©terminĂ©e. Devant le refus de la direction d'accepter leur requĂȘte, elles ont choisi d'entamer une grĂšve de la faim.
"Droit dans le mur"
Toutefois, aprĂšs concertation avec leur avocat, elles ont dĂ©cidĂ© d'arrĂȘter leur mouvement."Il nous a fait comprendre que nous n'avions pas choisi la meilleure solution. Il existe 1000 contrats prĂ©caires Ă RFO et si on nous titularise, les 1000 autres employĂ©s rĂ©clameront la mĂȘme chose. La direction n'acceptera jamais. Donc, nous allons droit dans le mur", explique
Sylvette Aubert.
Suites Ă des dĂ©marches de leur part et de leur avocat, un inspecteur du travail est intervenu. Les deux employĂ©es ont acceptĂ© d'arrĂȘter leur grĂšve de la faim. Un protocole d'accord a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©. Celui-ci garantit stipule que si les deux employĂ©s dĂ©cident dintenter une action en justice contre RFO, leur emploi ne sera pas menacĂ©. Cette garantie est valable pour une annĂ©e. "Nous avons l'assurance que les syndicats vont nous soutenir au-delĂ de cette pĂ©riode. Notre dossier est Ă prĂ©sent entre les mains de la direction du travail. Celle-ci estime que RFO doit nous intĂ©grer car nous sommes prioritaires" ajoute Sylvette Aubert.
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