AprÚs leurs collÚgues de Total, les gérants des 25 stations-service Tamoil en grÚve depuis lundi reprennent à leur tour le travail dÚs ce mercredi 3 septembre 2008. Un protocole d'accord a été signé ce mardi aprÚs-midi avec la direction de Tamoil Réunion. La table ronde avec l'ensemble des acteurs de la filiÚre, pétroliers et gérants, prévue ce mercredi en préfecture devrait se dérouler dans un climat apaisé.
AprĂšs deux jours de fermeture, les stations-service Tamoil lĂšvent Ă nouveau le rideau ce mercredi 3, au grand soulagement des automobilistes. Les nĂ©gociations avec l'importateur ont fini par aboutir mardi aprĂšs-midi aprĂšs que les gĂ©rants des stations-service aient empĂȘchĂ©, une partie de la matinĂ©e durant, les camions-citernes de sortir du dĂ©pĂŽt de carburants.Lundi, Ă l'issue des premiĂšres nĂ©gociations, Bertrand d'Abbadie, le directeur gĂ©nĂ©ral de Tamoil RĂ©union avait consenti Ă annuler l'augmentation du prix du carburant. Ce mardi, aprĂšs deux heures de discussion, le pĂ©trolier et ses revendeurs sont parvenus Ă trouver un accord, ou plutĂŽt un "consensus" pour reprendre le terme de GĂ©rard Lebon, prĂ©sident du syndicat des gĂ©rants de stations-service, sur le sujet des contrats de gĂ©rance. Mardi aprĂšs-midi, les distributeurs ont enfin obtenu l'assurance que leurs contrats allaient ĂȘtre rediscutĂ©s. La renĂ©gociation de ces derniers, revendiquĂ©e par les patrons de stations-service, restait en effet le principal point d'achoppement entre les deux parties.
Selon leur représentant syndical, les gérants estimaient notamment qu'il fallait dÚs maintenant "rééquilibrer un contrat dans lequel ils avaient plus de devoirs que de droits". Autre point de litige - resté pour l'heure sans solution -, la présence, au sein du siÚge de la compagnie au Port, d'une pompe automatique mise à disposition des particuliers et des professionnels. D'aprÚs les distributeurs, la concurrence de l'engin provoquerait un manque à gagner d'au moins 300 000 litres par mois.
Partage des pertes
Rappelons que le 1er août dernier, lors de la derniÚre révision des tarifs des hydrocarbures, le préfet a augmenté le prix du litre de diesel de 3 centimes et le prix du litre d'essence de 4 centimes. Les pétroliers réclamaient quant à eux une hausse de 12 et 8 centimes afin de compenser la flambée des cours du pétrole.Si la SRPP (qui gÚre Elf et Caltex) et Shell n'ont pas réagi, les autres compagnies présentes dans l'ßle ont décidé de partager leurs pertes avec les gérants de stations en diminuant les marges de ces derniers. L'annonce de cette mesure a provoqué la colÚre des gérants de stations-service. Les marges (représentant 10,5 centimes par litre de gazole et 10,5 centimes par litre de super) servent en effet à rémunérer les salariés. Ainsi, selon les distributeurs, une baisse des recettes aurait engendré des suppressions d'emplois (environ 1 600 postes étaient menacés) et la fin du service à la pompe.
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