Ă l'appel du SGPEN-CGTR, de l'UNATOS-FSU et de Sud-RĂ©union, une centaine de personnes se sont rassemblĂ©es devant le rectorat ce mercredi 16 novembre 2005. Les manifestants protestaient une nouvelle fois contre le transfert des TOS (techniciens et ouvriers de service) de l'Ăducation nationale aux collectivitĂ©s locales le 31 dĂ©cembre prochain.
" Non au transfert des Tos et Ă la prĂ©caritĂ© ". Le message des syndicats reste inchangĂ© et ferme, malgrĂ© le peu de manifestants prĂ©sents devant les grilles du rectorat ce mercredi. Les dirigeants syndicaux imputent cette faible mobilisation aux "manigances" du prĂ©fet, Laurent Cayrel et du recteur Bernard BoĂ«ne, qui ont rencontrĂ© la presse le mardi 15 novembre 2005, pour tenter selon eux de lever des inquiĂ©tudes.Selon dirigeants syndicaux, ce transfert constitue une menace de suppression d'emploi sur les CES (contrat emploi solidaritĂ©) et les CEC. (contrat emploi consolidĂ©). 700 CES seraient en situation prĂ©caire. Patrick CorrĂ© de la SGPEN-CGTR attire l'attention sur le fait que sans ce personnel Ă la rentrĂ©e 2006, "les Ă©tablissements scolaires seront menacĂ©s de dĂ©pĂŽt de bilan sur le plan fonctionnel". Christian Picard ajoute pour sa part que l'Education nationale est dĂ©jĂ en sous-effectif, et que sans ces personnes, la situation promet d'ĂȘtre chaotique.
Table ronde avec les collectivités
Les syndicats demandent au président du conseil régional, Paul VergÚs et à la présidente du conseil général, Nassimah Dindar, de rompre les contacts avec la préfecture et le rectorat.
En fin de matinĂ©e, une dĂ©lĂ©gation de syndicalistes a Ă©tĂ© reçue par le recteur, Bernard BoĂ«ne. La rĂ©union s'est passĂ©e dans le calme. Le recteur a une fois de plus confirmĂ© que ce transfert serait effectif au 1er janvier 2006. Il a aussi dĂ©clarĂ© ne pas ĂȘtre au courant de la rĂ©sistance des collectivitĂ©s locales par rapport Ă ce transfert. Ce refus n'aurait pas Ă©tĂ© perceptible lors de ses rencontres avec les reprĂ©sentants de ces collectivitĂ©s.
De leur cÎté, les syndicats ont décidé de ne pas baisser les bras. Ils ont l'intention de rencontrer rapidement le préfet et d'organiser une table ronde avec les collectivités. Pour Christian Picard, il est "hors de question de baisser les bras. Nous ne sommes pas les enfants bùtards de l'éducation".
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