Plus d'une dizaine de membres de la plateforme des associations du dispositif emplois verts et le collectif des salariés emplois verts se sont réunis ce mardi 21 août 2012 sur le site de Piton FougÚres à Sainte-Marie afin de maintenir la pression sur l'Etat et les élus locaux concernant la problématique des contrats aidés. Ils réclament "le maintien des 2 500 emplois verts pour le second semestre 2012". "Nous attendons des réponses concrÚtes et immédiates. Sinon, nous bloquerons les quatre coins de l'ßle", prévient un des membres du collectif, alors qu'une table ronde doit se tenir ce mercredi en préfecture.
A la veille de la table ronde qui doit se dĂ©rouler en prĂ©fecture entre les reprĂ©sentants de l'Ătat, du PĂŽle emploi, du conseil rĂ©gional, de la plateforme des prĂ©sidents d'associations et du collectif des employĂ©s, ces derniers continuent Ă maintenir la pression sur lâEtat et les Ă©lus locaux.
Ce mardi 21 aoĂ»t, câest, en effet, sur le site de Piton FougĂšres Ă Sainte-Marie que plusieurs membres de la plateforme qui regroupe 75 associations du dispositif "emplois verts" et du collectif des salariĂ©s emplois verts ont dĂ©cidĂ© de se rassembler. Un site oĂč travaillent vingt salariĂ©s emplois verts menacĂ©s de non reconduction de leur contrat. "Câest pour rappeler que les associations participent Ă©galement Ă la protection de lâenvironnement Ă caractĂšre touristique que nous nous trouvons ici. Il existe 150 chantiers de ce type dans toute lâĂźle qui emploient 2 500 personnes", explique, en substance, Brigitte Naze, prĂ©sidente dâune de ces associations.
Déterminée tout comme les membres de la plateforme, elle proteste contre la nette diminution des contrats aidés emplois verts alloués au conseil régional et réclame le maintien de ces 2 500 contrats.
"Ces emplois ne sont pas quâoccasionnels et participent Ă lâĂ©conomie sociale et solidaire", martĂšle Brigitte Naze, avant de dĂ©plorer que le gouvernement veut supprimer des emplois aidĂ©s alors quâun ministĂšre dĂ©diĂ© Ă lâĂ©conomie sociale et Ă la solidaritĂ© a Ă©tĂ© créé. Elle souligne Ă©galement que "ce sont 10 000 Ă 12 000 personnes qui sont touchĂ©es" par cette baisse dâeffectif et que "ces petits salaires contribuent Ă faire vivre des familles de quatre Ă cinq personnes".
Les autres reprĂ©sentants dâassociations prĂ©sents se sont Ă©galement tour Ă tour exprimĂ©s afin de faire part de leur colĂšre. Ils insistent sur le fait que "ce mouvement est apolitique" et dĂ©noncent la passivitĂ© des Ă©lus locaux. "Ă lâheure dâaujourdâhui, nous nâavons aucune nouvelle des Ă©lus", regrette Monique Iori, prĂ©sidente de lâassociation Agir pour nout tout.
Les membres de la plateforme des associations du dispositif "emplois verts" et le collectif des salariĂ©s emplois verts placent maintenant toutes leurs espĂ©rances dans la table ronde de ce mercredi 22 aoĂ»t. Ils espĂšrent des "rĂ©ponses concrĂštes et immĂ©diates". "Sinon, nous bloquerons les quatre coins de l'Ăźle", prĂ©vient un des membres de la plateforme d'associations. "Le mouvement sera sĂ©vĂšre", insiste, pour sa part, GĂ©rard Agathe, porte-parole du collectif des employĂ©s en contrats aidĂ©s. Il dĂ©plore aussi que "les emplois verts soient les serpillĂšres de lâĂtat". "Quâon arrĂȘte avec cela et que le gouvernement prenne ses responsabilitĂ©s", termine-t-il.
Pour rappel, le jeudi 16 aoĂ»t dernier, ils Ă©taient dĂ©jĂ plus de 500 emplois verts Ă se rassembler devant la prĂ©fecture Ă Saint-Denis. Une dĂ©lĂ©gation de manifestants avait Ă©tĂ© reçue en prĂ©fecture, puis ressortie bredouille de cet entretien. Ces derniers avaient alors prĂ©venu que si l'Ătat refusait de maintenir les 2 500 contrats du premier semestre, les routes seraient bloquĂ©es.

Le dispositif emplois verts est avant tout un dispositif d'insertion permettant au delà du contrat de travail, à des pÚres et mÚres de famille ou des jeunes en difficulté d'emploi de construire des parcours d'insertion sous la forme d'un projet de vie. Ils participent également à une politique publique de protection de l'environnement et valorisation de sites à caractÚre exceptionnel qui méritent une attention des pouvoirs publics (2 500 agents qui participent à la propreté, à la lutte contre les maladies vectorielles, à l'image positive de notre environnement).
Durant la campagne présidentielle, notre cher Président avait promis de nombreuses mesures pour lutter contre le chÎmage et favoriser l'insertion professionnelle. Mais nous constatons que de nombreux financements de l'Etat ont été réduits de maniÚre drastique dans le cadre des choix budgétaires. Ils touchent notamment les contrats aidés agissant pour le développement ou le maintien de la cohésion sociale. Quel dommage !
C'est super que des associations se groupent en collectif dans l'objectif de mieux faire entendre leurs inquiétudes, pour plus d'humanisme, plus de solidarité, plus de justice.