à l'appel de l'association "Agir pou nou tout", 200 personnes ont manifesté devant la préfecture ce jeudi 13 avril 2006. Les manifestants - qui réclament le maintien de leur contrat "d'emploi aidé" -, ont tenté à deux reprises de barrer la chaussée donnant accÚs à la route de la Montagne. Une délégation a été reçue en préfecture. Elle n'a rien obtenu de concret
Les manifestants se sont rassemblĂ©s devant prĂ©fecture dĂšs le dĂ©but de la matinĂ©e. "Nous voulons travailler", "le gouvernement tue l'emploi", "oĂč est passĂ© notre argent" clament les pancartes portĂ©es Ă bout de bras. Pour la plupart employĂ©s en CES (contrat emploi solidaritĂ©), en CEC (contrat emploi consolidĂ©) et en CEJ (contrat emploi jeune), les manifestants devraient se retrouvĂ©s au chĂŽmage dans le courant de l'annĂ©e. Certains d'entre eux le seront mĂȘme dĂšs la fin du mois d'avril.Les trois dispositifs "d'emplois aidĂ©s" auxquels ils Ă©margent sont en effet supprimĂ©s depuis le 31 dĂ©cembre dernier. Dans le cadre du plan de cohĂ©sion sociale, ils ont Ă©tĂ© remplacĂ©s par les CAE (contrats d'accompagnement dans l'emploi). Or les bĂ©nĂ©ficiaires des prĂ©cĂ©dents dispositifs ne sont pas tous Ă©ligibles au nouveau systĂšme. D'oĂč l'inquiĂ©tude des manifestants qui demandent Ă obtenir un CAE.
DirigĂ©e par Jean-Hugues Ratenon, l'association "Agir pou nou tout" a demandĂ© en vain la tenue d'une table ronde entre l'Ătat, l'association des maires, le conseil gĂ©nĂ©ral et le conseil rĂ©gional. Seules, la RĂ©gion et l'association des maires ont rĂ©pondu favorablement.
ColÚre d'"Agir pou nou tout"qui a manifesté mercredi à Saint-Benoßt et donc jeudi à Saint-Denis. à deux reprises, les manifestants ont voulu barrer la route au niveau de la préfecture pour exiger la venue du préfet alors en visite dans la commune du Port. Malgré une tension parfois forte, il n'y a pas eu de heurts avec les policiers.
En fin de matinĂ©e, une dĂ©lĂ©gation a acceptĂ© d'ĂȘtre reçue par le directeur de Cabinet du prĂ©fet. Elle n'a rien obtenu de concret. Les manifestants ont quittĂ© les abords de la prĂ©fecture en n'excluant pas un durcissement de leur mouvement.







