Seules cinq agences de la Banque de la Réunion sur vingt-deux ont levé le rideau ce mardi 8 avril 2008. Les négociations avec la direction n'ont pas repris et 90 % du personnel reste en grÚve illimitée.
Les salariés de la BR, insatisfaits des propositions de la direction qui avait consenti à une augmentation de 1,5 à 3 % et à une prime d'intéressement, n'ont pas repris le travail. Le mouvement est d'autant plus suivi que les syndicats sont confortés par les résultats obtenus, il y a quelques jours, par leurs collÚgues de la BNP Paribas (leur grÚve a cessé sur la garantie d'une augmentation de 1800 euros bruts annuels). Les employés de la BR réclament donc un rattrapage des salaires (équivalant à une augmentation de 2000 euros bruts annuels) qui souffrent, selon eux, d'une " érosion continuelle depuis six ans". Pour Alain Duval, délégué FO, il s'agit d'un " problÚme général ", vécu par toutes les banques de la place. " Nos revendications sont issues d'une plateforme commune avec la BNP Paribas et la BFC, explique-t-il. "La BFC également menacée par une grÚve
Si la BR n'a pas dĂ©crochĂ© en mĂȘme temps que la BNP, c'est simplement parce qu'elle " n'Ă©tait pas en capacitĂ© de le faire, beaucoup de salariĂ©s Ă©tant en congĂ©s Ă cette pĂ©riode ". Comme la BNP, la BR connaĂźt son second conflit social en trente ans. Quant Ă la BFC, elle pourrait ĂȘtre Ă son tour concernĂ©e par un mouvement de grĂšve dĂšs la semaine prochaine, en cas d'Ă©chec des nĂ©gociations annuelles obligatoires. A noter que la grĂšve Ă la BR n'entrave pas le fonctionnement des guichets automatiques et les espaces libre-service. Ce mardi, seules les agences de la Providence (Saint-Denis), du Port, du Tampon, de Saint-Pierre et de Saint-Joseph assurent un service minimum, Ă savoir l'accueil du public pour les opĂ©rations courantes. Mais aucun conseiller financier n'est prĂ©sent dans ces antennes.
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