Vie chĂšre - Suite Ă  l'annonce de baisse sur les prix de 60 produits

Selon l'Ajfer, les dirigeants n'ont rien compris Ă  la situation

  • PubliĂ© le 1 mars 2012 Ă  05:00
Gilles Leperlier, président de l'ajfer (Photo d'archives)

L'Ajfer (alliance des jeunes pour la formation et l'emploi à La Réunion) réagit suite aux mesures prises pour lutter contre la cherté de la vie, et regrette que "nos dirigeants n'ont pas pris la mesure de la gravité de la situation sociale". L'Ajfer estime en effet que la baisse des prix sur 60 produits ne suffira pas à résorber la crise que connaßt la population. Nous publions leur communiqué.

"Ces derniers jours, notre Ăźle a connu des manifestations importantes qui traduisent un malaise social profond. Ce mouvement, parti du prix des produits pĂ©troliers, est trĂšs vite arrivĂ© sur la question de la chertĂ© de la vie et d'une maniĂšre plus globale est devenu un mouvement pour l'amĂ©lioration des conditions de vie. Nous avons eu l'occasion d'entendre notamment Ă  travers les mĂ©dias, de nombreuses revendications qui, au delĂ  des prix, intĂšgrent la question de l'emploi. Le ras-le-bol de la population et plus particuliĂšrement des jeunes de cette sociĂ©tĂ© oĂč, avec ou sans emploi, chacun Ă©prouve de plus en plus de difficultĂ©s Ă  joindre les deux bouts.

Face à cette situation, les Réunionnaises et les Réunionnais attendent de véritables mesures pour améliorer d'une maniÚre globale leur quotidien : les dirigeants qui ne l'ont pas compris, n'ont rien compris.

Visiblement, le préfet de La Réunion ainsi que les présidents des collectivités locales font partie de ceux qui n'ont rien compris.

Comment peut-on sérieusement imaginer qu'une telle crise structurelle pourrait se résorber avec une simple liste de soixante produits?

De plus, alors que des bĂ©nĂ©fices indĂ©cents ne profitent qu'Ă  une Ă©lite Ă  la tĂȘte de grands groupes, Ă  la fois dans la grande distribution ou encore dans l'industrie pĂ©troliĂšre, les dirigeants de notre pays, ont choisi de faire payer la plus grande partie de la baisse des prix des produits par la population via les collectivitĂ©s locales.

Ce sont elles en effet qui consentissent au plus grand effort, loin de l'objectif de baisse réelle des prix, on instaure un paiement indirect.

Pendant ce temps, l'Etat particuliÚrement doué pour lancer des appels au calme, ne met pas un euro sur la table.

Toutes ces mesures confortent les abus qui sont faits dans notre ßle, pire, les encouragent : les dirigeants ont de toute évidence choisi leur camp.

Manifestement, le but n'Ă©tait pas de trouver des solutions au mal-ĂȘtre gĂ©nĂ©ral de la population, Ă  court et long terme mais bel et bien d'acheter la paix sociale, Ă  l'approche d'Ă©chĂ©ances Ă©lectorales dĂ©cisives.

Au final, nos dirigeants n'ont pas pris la mesure de la gravité de la situation sociale".
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