Du Débarcadère à l’ancien hôpital Gabriel-Martin, en passant par l’entrée de ville, Saint-Paul multiplie les projets pour transformer son cœur urbain. Ce mercredi 26 août 2026, une délégation nationale de l’association "Centre-Ville en Mouvement" a visité plusieurs de ces futurs chantiers aux côtés du maire, Emmanuel Séraphin et d'élus de la commune. Avec son Programme de Renouvellement Urbain (PRU), la ville de Saint-Paul mise sur les centres-villes, les commerces de proximité, le logement et les services plutôt que sur le développement de grands pôles commerciaux. Une ambition qui s’étend aussi à Saint-Gilles, La Saline, Le Guillaume ou encore Plateau Caillou, avec la ZAC Renaissance 3. (Photos d'illustration Richard Bouhet / www.imazpress.com)
Ce mercredi matin, la transformation de Saint-Paul s'est découverte en marchant. Après un passage dans la salle du conseil municipal, où la délégation nationale de l’association Centre-Ville en Mouvement a pris connaissance des projets de la commune, direction le terrain. Au fil de la visite, les bâtiments et espaces appelés à changer de visage donnent une dimension concrète aux plans d’aménagement.
Entre le front de mer, où le Débarcadère doit être réhabilité, et l’entrée de ville en passant par l’ancien hôpital Gabriel-Martin, le maire Emmanuel Séraphin a présenté les différents projets de la stratégie de développement de la Ville : "Saint-Paul est une ville qui, aujourd’hui, avance, qui se développe", il assure. Une politique de transformation du territoire saluée ce mercredi par la remise à la commune du "Prix Coquelicot d’Or", décerné en reconnaissance de l’attractivité et du dynamisme de son centre-ville. Écoutez.
- Un projet d'envergure sur le site de l'ancien hôpital -
Sur le site de l'ancien hôpital Gabriel-Martin, le changement est déjà visible. Le bâtiment dans lequel des générations de Saint-Paulois ont vu le jour laisse désormais la place à La Kour Gaby. "L’ancien hôpital est aujourd’hui en chantier pour créer des logements, du commerce, dynamiser le centre-ville", résume Emmanuel Séraphin.
Après les opérations de désamiantage et la démolition, le projet prévoit la réalisation de 125 logements sociaux, mais aussi 1.800 m² de bureaux, 2.456 m² de commerces et 247 places de stationnement. Une partie du foncier doit également permettre, à terme, l'implantation du futur hôtel de ville.
- Logements, commerces et stationnements -
Du côté de l'entrée de ville, en face du Conservatoire à Rayonnement Régional Cimendef et à proximité de la gare routière, le Deck Sin Pol doit faire émerger un nouveau pôle réunissant lui aussi commerces, logements et services. "Ce projet de construction comprendra notamment 700 places de parking et un centre médical en centre-ville", précise le maire.
Dans le détail, les deux premières opérations immobilières annoncées sur les îlots 3 et 4 prévoient notamment un pôle médical de 2.440 m², 1 600 m² destinés aux services publics et 26 logements. Une autre opération doit accueillir un Super U, plusieurs commerces, un food court et 750 places de stationnement, dont 300 publiques. Le montant global annoncé atteint 60 millions d'euros hors taxes, dont 7 millions d'euros d'aménagements portés par la Sedre pour la Ville. "Le projet intègre également un volet environnemental, avec 208 arbres et 7.000 arbustes annoncés ainsi que 450 kWc de photovoltaïque en autoconsommation", explique la commune.
- Près de 90 millions d'euros d'investissement -
Au fil de la visite, Emmanuel Séraphin revient sur le fil rouge de la politique municipale : ramener logements, commerces, services et activités au plus près des habitants. "Nous, on est des promoteurs de centre-ville. On veut les dynamiser. On n’a jamais été dans le développement de grands centres commerciaux", il défend. Pour le maire, ce modèle possède également une dimension économique : "Le centre-ville, c’est durable, le centre-ville, ce sont des emplois en CDI et ça crée plus de richesses".
À quelques pas de l'hôtel de ville, sur le front de mer, la municipalité prévoit également des réhabilitations : l'installation de Rubika, école d’enseignement supérieur, mais aussi de commerces et restaurants qui vont animer le quartier.
La commune chiffre à près de 90 millions d'euros les investissements liés au projet de rénovation urbaine, notamment sur les voiries et les aménagements. À cela viennent s'ajouter, "près de 100 millions d'euros" de projets privés actuellement en cours d'investissement.
- Le centre-ville de Saint-Paul, mais aussi Saint-Gilles, La Saline, Le Guillaume et Plateau Caillou -
La particularité de Saint-Paul tient à la taille de son territoire. La stratégie de développement de la commune ne s'arrête donc pas au seul centre historique. "Le principe, c’est d’avoir un centre-ville de proximité", explique Emmanuel Séraphin. Il cite ainsi Saint-Gilles, mais également Plateau Caillou, La Saline et Le Guillaume. "Ça permet d’avoir des commerces de qualité pour chaque habitant, quel que soit l’endroit du territoire où il est".
Dans les Hauts, à Plateau Caillou, la Zac Renaissance 3 est la dernière étape d'un aménagement engagé depuis les années 1970. Le chantier de sa première tranche a démarré en 2024 et doit se poursuivre jusqu'en 2027, avant deux autres phases programmées jusqu'en 2035.
Le projet s'étend sur 90 hectares, dont 30 doivent être préservés et revalorisés en espaces naturels. À terme, 2.000 logements sont notamment prévus, répartis à parts égales entre logements aidés et logements libres, 22.000 m² d'équipements publics, un parc urbain et une nouvelle gendarmerie. S'y ajoutent 8.000 m² d'activités économiques et artisanales, 7.000 m² de commerces et services de proximité ainsi que 28.000 m² d'activités tertiaires et de bureaux. La grande surface initialement envisagée a, elle, été retirée du projet afin de privilégier les commerces de proximité et de préserver l'équilibre avec les autres pôles commerciaux, notamment le centre-ville de Saint-Paul.
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- Transformer Saint-Paul sans vider son cœur -
Du centre historique à Plateau Caillou en passant pour les Hauts et La Saline, la stratégie d ela municipalité prend la forme de bâtiments en démolition, de programmes immobiliers en construction et de quartiers encore en devenir. Derrière les chiffres et les dizaines de millions d'euros investis, se trouve la question de l'attractivité. Comment continuer à séduire habitants, commerces et activités, alors que les modes de consommation et les besoins évoluent ? À Saint-Paul, le choix est fait de continuer à construire autour des centres-villes existants.
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Par contre le conseil départemental veut exproprier des habitants à l'Eperon pour réaliser une route déviation le maire et les élus ne disent rien