Deux jeunes femmes embauchĂ©es en CEJ (contrat emploi-jeune) par l'Ăducation nationale en tant qu'aide Ă©ducatrice ont annoncĂ© vendredi 6 juin 2006 qu'elles entamaient une grĂšve de la faim pour protester contre le non renouvellement de leur contrat. Jean-Hugues Ratenon, porte-parole du collectif emploi en danger, Ă Ă©galement dĂ©cidĂ© de faire la grĂšve de la faim en signe de solidaritĂ© avec les deux jeunes femmes
C'est la rĂ©union qui a eu lieu vendredi Ă la prĂ©fecture qui est l'origine de la dĂ©cision extrĂȘme des trois emplois-jeunes. Il devait ĂȘtre question du devenir professionnel des 600 aides Ă©ducateurs (l'Ăźle en compte 1 907 en tout) dont le contrat arrive Ă terme Ă la fin du mois. La fin du dispostif CEJ ayant Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e au 31 dĂ©cembre dernier par le gouvernement, ces jeunes seront au chĂŽmage dĂšs la fin juin. Rappelons que les emploi jeunes sont financĂ©s Ă 80% par l'Ătat et Ă 20% par les employeurs en l'occurrence les associations, les Administrations et les collectivitĂ©s locales. L'arrĂȘt des financements d'Ătat signifie dans la plupart des cas la suppression des postes, les employeurs Ă©tant dans l'impossibilitĂ© d'assumer les salaires.Pour attirer l'attention sur leur situation, une cinquantaine d'aides Ă©ducateurs avaient dĂ©cidĂ©, la semaine derniĂšre, de camper dans les locaux de l'association des maires. Ils attendaient beaucoup de la rĂ©union de vendredi Ă la prĂ©fecture. Ils comptaient notamment sur la prĂ©sence du recteur et du prĂ©fet. Aucun des deux n'est venu. Quant aux discussions, les emplois jeunes ont estimĂ© qu'elles n'ont amenĂ© aucune rĂ©ponse Ă leurs questions.
TrÚs émus et visiblement à bout de nerf, les deux femmes et Jean-Hugues Ratenon ont donc décidé d'entamer une grÚve de la faim.
