Victorieuse de l'Entente Feignies Aulnoy (3-1) lors du 7Ăšme tour de Coupe de France samedi 11 novembre, l'Excelsior a vu le club nordiste dĂ©posĂ© une rĂ©serve Ă la fin du match. Le club mĂ©tropolitain soupçonne Saint-Joseph d'avoir utilisĂ© un joueur qui devait normalement ĂȘtre suspendu. Une information dĂ©samorcĂ©e par communiquĂ©, et confirmĂ©e par un mail de la ligue au club. Explications.
à peine le temps de savourer leur victoire que les Tangos ont appris la nouvelle : "tout de suite aprÚs le coup de sifflet final, on a su que Feignies posait une réclamation" explique le président de l'Excelsior, Jacky Amanville. Dans son communiqué à la suite de la réserve, le club de Saint-Joseph déplorait "une campagne sournoise de dénigrement fomentée localement". Joint par téléphone, il insiste : "ça vient de La Réunion, de plusieurs personnes".
- L'effet suspensif de l'appel de la suspension, point cardinal de la réclamation -
La réclamation porte sur le cas du milieu de terrain défensif Jonathan Boyer : exclu lors de la finale régionale, le joueur a écopé de cinq matchs de suspension dont un match automatique. Match automatique "qu'il a purgé la journée suivant la finale de coupe" explique Jacky Amanville. à la suite de cette suspension, l'Excelsior a fait appel à la Ligue de Football Réunionnaise de cette décision à caractÚre suspensif : point cardinal de la réclamation du club nordiste.
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Le rÚglement de la Fédération Française de Football (FFF) prévoit qu'à la suite d'une suspension, un joueur ou son club peut faire appel de la décision. Un appel qui n'est pas "automatiquement à caractÚre suspensif" indique Dominique Veilex, coach des Tangos, et comme le confirme l'article 3.4.1.1 du rÚglement disciplinaire de la FFF, deuxiÚme annexe des rÚglements généraux de la fédération. L'effet suspensif de l'appel permet alors au joueur -normalement suspendu- de participer à toutes les rencontres avec son équipe. à La Réunion, c'est la ligue qui décide d'intégrer ce caractÚre à une décision, et pour ce cas elle a décrétée d'une "sanction avec effet suspensif" provisoire. Comme l'indique ce mail de la ligue au club :
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Jonathan Boyer avait donc bel et bien le droit de disputer ce 7Ăšme tour de Coupe de France. Le jour de la commission disciplinaire qui dĂ©cidera de lever l'effet suspensif de la dĂ©cision Ă la ligue est mĂȘme connu : "le 24 novembre prochain" indique le prĂ©sident Amanville.Â
- "Pourquoi pas franchir le cap des 32Ăšmes de finale" -
 Si le club de Feignies Aulnoy a déposé une réclamation, les Tangos ne seront ainsi pas inquiétés et disputeront le 8Úme tour de Coupe de France au stade Paul Julius de Saint-Paul. Un stade désigné par "l'équipe qui est plutÎt croyante" souligne le président du club. "C'est notre stade fétiche : à chaque fois qu'on joue à Saint-Paul, on gagne" témoigne-t-il. Les Tangos connaßtront leur adversaire ce mardi 14 novembre aux environs de 18h00 à La Réunion.
Comme lors du 7Ăšme tour, seuls les clubs des championnats de National pourront affronter l'Excelsior. Pour Dominique Veilex, qui "prĂ©fĂšre Ă©videmment ĂȘtre opposĂ© Ă un club moyen de National 2 plutĂŽt qu'au leader de National", l'heure est Ă la dĂ©termination. "Dans le football, sur un match tout est possible" revendique l'entraĂźneur qui a dĂ©jĂ atteint les demi-finales de la compĂ©tition avec le Gazelec d'Ajaccio, alors pensionnaire de Ligue 2, en 2012. Un tour oĂč se verrait bien l'ambitieux prĂ©sident Jacky Amanville : "cette annĂ©e, pourquoi pas franchir le cap des 32Ăšmes de finale. On va tout faire pour" confie-t-il.
