Issue de 8 clubs de D2 et de D3 de diffĂ©rents quartiers de Saint-Paul, une centaine de footballeurs en herbe a Ă©changĂ© des balles avec BenoĂźt TrĂ©moulinas (Girondins de Bordeaux) et Dimitri Payet (Saint-Ătienne) ce mercredi aprĂšs-midi 15 juin 2011 au stade de la Palmeraie Ă Saint-Paul. IntitulĂ©e very important marmailles (Vim) l'initiative est Ă mettre au compte de l'association 1000 sourires dirigĂ©e par Ibrahim Ingar
"Cela me rappelle les exercices que je faisais quand j'Ă©tais petit" lance, tout sourire, BenoĂźt TrĂ©moulinas. Le dĂ©fenseur des Girondins de Bordeaux vient de se livrer Ă une sĂ©rie de passes et de dribbles avec un petit groupe de "Vim". Lesquels sont visiblement trĂšs fiers d'avoir "jouĂ© avec BenoĂźt, le gars qui ne rate jamais rien". Le footballeur d'origine rĂ©unionnaise a une explication Ă cette rĂ©ussite. "Il faut travailler, beaucoup travaillĂ© sans oublier de se faire plaisir" conseille-t-il aux enfants.Un peu plus loin Dimitri Payet Ă©change des ballons avec un autre groupe de "Vim" impressionnĂ©s certes, mais prĂȘts quand mĂȘme Ă donner la rĂ©plique au joueur stĂ©phanois, qui est nĂ© et qui a grandi Ă la Petite Ăle. "SincĂšrement Ă leur Ăąge j'aurais aimĂ© que des joueurs professionnels viennent s'entraĂźner avec nous. Mais Ă l'Ă©poque il n'y avait pas beaucoup de joueurs rĂ©unionnais Ă©voluant en haut niveau en MĂ©tropole ou Ă l'Ă©tranger" commente Dimitri Payet. Lui aussi conseille aux marmailles de beaucoup travailler."MĂȘme si le rythme des entrainements est moins intense qu'en MĂ©tropole, il faut que ces jeunes travaillent Ă fond Ă chaque fois pour atteindre leur objectif" dit encore le joueur.
Mathias, Laurent et Nathan sont d'accord, "nous on s'entraĂźne deux ou trois fois par semaine. On vraiment devenir des pros" disent-ils. "Ă la case je m'entraĂźne dans la cour, je fais des jogging et je fais des passes tous les jours" renchĂ©rit Mathias. BenoĂźt TrĂ©moulinas apprĂ©cie. Lorsqu'on lui demande ce qu'il a dit aux jeunes Ă propos de l'image brouillĂ©e - voire calamiteuse - que certains comportements individuels donnent du foot professionnel français, il dit "tout ce que l'on dit n'est pas toujours forcement vrai. Il faut laisser de cĂŽtĂ© ces images. Il faut ĂȘtre humble et bosser, c'est la base de tout dans le foot comme dans la vie".
Ibrahim Ingar, organisateur de l'opĂ©ration, est pour sa part satisfait. C'est la 91 opĂ©ration que son association organise en direction des jeunes des milieux populaires de Saint-Paul. "Plus de 400 enfants ont pu participer Ă diffĂ©rentes actions sportives, culturelles, de loisirs... Le but est de leur faire vivre un moment de rĂȘve et d'Ă©vasion" termine Ibrahim Ingar.
Mahdia Benhamla pour


















