Des parents d'élèves de l'école privée catholique sous contrat Sainte-Bernadette, à Saint-Paul, dénoncent un climat scolaire qu'ils qualifient de "délétère", évoquant des difficultés de dialogue avec la direction, des inquiétudes concernant certains faits signalés au cours de l'année et des décisions de non-réinscription qu'ils estiment arbitraires. Contactée, la Direction diocésaine de l'enseignement catholique (DDEC) assure que les situations évoquées font l'objet d'un suivi et qu'elles sont traitées dans le cadre des procédures prévues par l'institution. Toutefois, plusieurs des questions précises qui lui ont été adressées sont restées sans réponse (Photo d'illustration Richard Bouhet / www.imapress.com)
Plusieurs familles ayant accepté de témoigner anonymement décrivent un climat dans lequel les parents hésiteraient désormais à exprimer leurs interrogations, de crainte que cela n'ait des conséquences sur la scolarité de leurs enfants.
Selon ces témoignages, plusieurs sujets ont alimenté les inquiétudes au cours de l'année scolaire : des massages dans le dos qui auraient été demandés à certains enfants de maternelle par un membre du personnel, le départ soudain d'une enseignante, dont plusieurs parents disent avoir perçu la souffrance au travail, un remplacement jugé chaotique de cette classe ; ou encore l'organisation d'un voyage scolaire à l'île Maurice, dont plusieurs familles estiment n'avoir pas obtenu toutes les informations nécessaires.
Les parents dénoncent également des échanges avec la direction qu'ils qualifient d'agressifs ou de dissuasifs lorsqu'ils demandaient des explications. Certains affirment avoir saisi le diocèse ainsi que la congrégation religieuse, sans avoir reçu de réponse écrite.
Parmi les situations les plus sensibles figure celle d'une famille dont les enfants n'ont pas été réinscrits après plusieurs signalements adressés à la direction, au diocèse et à la congrégation. Les parents contestent la régularité de cette décision et indiquent avoir engagé des démarches de recours.
D'autres familles disent avoir finalement signé un nouveau contrat de scolarisation malgré leurs réserves, par crainte que leurs enfants ne soient, eux aussi, exclus de l'établissement.
- Des clauses de scolarisation contestées -
Plusieurs parents s'interrogent également sur certaines clauses du contrat de scolarisation proposé par l'établissement. Ils estiment que plusieurs dispositions pourraient limiter excessivement leurs possibilités de contestation, imposer l'acceptation de règlements futurs ou encore prévoir une rupture de la relation de scolarisation dans des conditions qu'ils jugent déséquilibrées.
Ils souhaitaient notamment savoir si ces documents faisaient l'objet d'un contrôle de la Direction diocésaine ou des autorités compétentes.
Afin de recueillir la position de l'institution, Imaz Press a envoyé plusieurs questions à la Direction diocésaine de l'enseignement catholique.
Elles portaient notamment sur le nombre de signalements reçus cette année concernant le climat scolaire, les suites données à chacun de ces signalements, l'existence d'une enquête interne concernant les massages signalés en maternelle, les circonstances du départ de l'enseignante, ou encore les procédures d'accompagnement d'un personnel en souffrance.
Dans sa réponse, Philippe Brault, directeur diocésain et délégué épiscopal, indique que les situations évoquées sont "suivies avec la plus grande attention" dans le cadre des protocoles de signalement de l'enseignement catholique.
Il affirme que la DDEC est "parfaitement au courant de l'évolution des situations conflictuelles évoquées" en lien avec l'inspection de circonscription, et qu'elle accompagne la cheffe d'établissement dans leur gestion.
Selon lui, des cellules d'écoute ainsi que des propositions de médiation ont été mises en place afin de renouer le dialogue.
Le directeur diocésain ajoute que "les règles de fonctionnement de notre institution sont respectées ainsi que la liberté de paroles", tout en précisant que cette liberté s'inscrit dans "le principe du respect d'un contrat de confiance entre la famille et l'établissement".
Il évoque également "des défauts de communication des deux parties" et affirme que certaines propositions de rendez-vous n'auraient pas été honorées.
Enfin, la DDEC indique que des "actes de cyberharcèlement" auraient été signalés et auraient conduit à la constitution d'un dossier auprès des autorités judiciaires, sans préciser la nature des faits, les personnes concernées ni l'état d'une éventuelle procédure.
Concernant les situations de rupture de confiance, le diocèse explique qu'il peut proposer la poursuite de la scolarité dans un autre établissement du réseau catholique afin de préserver "le choix d'éducation" des familles.
- Plusieurs questions restent sans réponse -
La réponse du diocèse ne répond toutefois pas à plusieurs interrogations précises formulées par les familles et par notre rédaction.
Aucun élément n'a notamment été communiqué concernant le nombre de signalements reçus cette année, les suites concrètes données à chacun d'eux, l'existence d'une enquête interne relative aux massages signalés par certains élèves de maternelle, les circonstances du départ de l'enseignante, les modalités d'accompagnement d'éventuelles situations de souffrance au travail, la conformité des clauses du contrat de scolarisation, les raisons de l'absence de communication des comptes rendus du conseil d'école ou encore les procédures ayant conduit à la radiation ou au non-renouvellement de la scolarisation de certaines familles.
À ce stade, les témoignages recueillis auprès de plusieurs parents décrivent un profond malaise au sein de l'établissement, tandis que la Direction diocésaine affirme que les procédures internes ont été respectées et que les situations sont suivies dans le cadre des protocoles de l'enseignement catholique.
La direction de l'établissement, aussi contactée, n'a pas répondu à nos sollicitations.
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Que les parents inscrivent leurs enfants dans un école publique !
C’est sur qu’a l’heure d’internet il est plus difficile de faire croire aux enfants qu’un type a marché sur l’eau avant de transformer l’eau en vin, de nourrir une foule avec 2 pains et un poisson… Pas étonnant que la direction se croit tout permis!!!
"Dieu est bonté !" disent-ils...
En attendant les preuves, certaines de ses ouailles aux commandes se complaisent dans l'exact contraire.
Mais bon... Dormez en paix, braves gens. Le diocèse veille...
Parents, qu'avez vous besoin d'envoyer vos enfants dans ces galères ? ? ?
Tous les jours les faits-divers nous montrent que l'herbe n'est pas plus verte dans les écoles confessionnelles !
Décidément l église après avoir tuer Giordano Bruno..tue aussi toute démocratie.............
Avant on avait les enfants gâtés.
Aujourd'hui ? Les parents gâtés.
Enième affaire concernant un établissement catholique... je l'ai déjà dit : le jour où un vrai journaliste mettra son nez dans les affaires du diocèse et de l'OGEC, il va lever des lièvres. Ces bourgeois bien-pensants qui pratiquent l'entre-soi comme une seconde religion devront répondre un jour de leurs petites mesquineries...